3 références de culture générale à maîtriser #7

Voici un nouveau condensé de trois références de culture générale à maîtriser en dissertations et en khôlles. Cette fois-ci nous allons faire un focus sur la culture. Vous pouvez relier ces références au thème de culture générale de l’année en les adaptant le mieux possible. D’autre part, il peut être stratégique de revoir cet article lors de la préparation des oraux pour se remettre en mémoire vive les pensées édifiantes de ces auteurs.

 

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L’existentialisme est un humanisme, Jean-Paul Sartre (1946)

Dans L’existentialisme est un humanisme, Jean-Paul Sartre se penche sur la distinction fondamentale entre l’homme et l’objet. Pour cela, il prend l’exemple du coupe papier.

En effet, ce dernier est d’abord défini puis construit selon cette définition. La nature de cet objet est sa définition qui a été posée avant sa création. En cela, l’objet est déterminé : il répond à une fonction et à un mode de conception. En d’autres termes, l’essence de l’objet précède son existence.

A l’inverse, en prenant le postulat que Dieu n’existe pas (c’est-à-dire qu’il n’y a pas de créateur derrière l’homme), Jean-Paul Sartre montre que l’existence de l’homme précède son essence. Le sujet ne choisit pas tout, mais il choisit avant tout sa manière d’être dans le monde.

« [L’homme] existe d’abord, se rencontre, surgit dans le monde, et se définit après »

La seule chose qui définit l’être humain selon Sartre, c’est sa liberté d’être ce qu’il veut. Ainsi, Sartre conclut :

« L’homme n’est rien d’autre que ce qu’il se fait »

 

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Propos sur le bonheur, Alain (1928)

Dans son ouvrage, Alain développe l’idée selon laquelle une bonne éducation doit permettre au sujet de développer toutes ses aptitudes. Et pour cela, « il ne faut pas orienter l’instruction d’après les signes d’une vocation ». Selon lui, il faudrait davantage chercher à contrarier les goûts.

En effet, les goûts peuvent être trompeurs. « Il est toujours bon de s’instruire de ce qu’on n’aime pas ». Ainsi, il faudrait pousser le littéraire aux sciences dures et le scientifique à la littérature !

En se posant à contre-courant de l’idée selon laquelle il faudrait développer nos dons naturels, Alain défend l’idée de l’homme comme d’un « génie universel ». De fait, il faut supposer l’homme comme un être capable de s’instruire de tout ce qui l’entoure. C’est d’ailleurs ce qui fait la particularité humaine : l’homme ne naît pas omniscient. Au contraire, l’homme doit tout apprendre. Et si le nourrisson ne semble capable de rien, il faut le présupposer capable d’acquérir n’importe quelle aptitude selon une certaine égalité des chances.

 

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Les structures élémentaires de la parenté, Claude Lévi-Strauss (1949)

Dans Les structures élémentaires de la parenté, Claude Lévi-Strauss observe une règle commune à toutes les sociétés : la prohibition de l’inceste. Elle est la seule règle universelle (naturelle) et particulière (culturelle). Selon lui, la formulation de cette règle constitue le passage de la nature à la culture.

De fait, la prohibition de l’inceste instaure un ordre là où la nature laisse un flou. C’est là le propre de la culture. Il y a désormais un ordre dans la sexualité et cette règle fait émerger « l’existence du groupe comme groupe ». Dès lors, il s’agit d’une règle nécessaire pour commencer à parler de culture.

Dans un autre ouvrage (Race et Histoire, 1952), Claude Lévi-Strauss se penche sur l’attitude des sujets à juger d’autres cultures à partir de la leur. Il la qualifie « d’ethnocentrique ». Par ailleurs, il montre à quel point nos propres pratiques culturelles peuvent être jugées inhumaines par d’autres. Par exemple, le système judiciaire occidental vise à exclure du groupe le criminel et à le punir. A l’inverse, certaines cultures montrent plus d’humanité en cherchant à aider le criminel à réparer ses dommages.

Plutôt que de chercher à classer les cultures entre cultures supérieures et inférieures, Claude Lévi-Strauss propose une autre idée. D’après lui, toute culture est autant développée qu’une autre sur le plan de son aptitude à s’adapter aux conditions de vie de son territoire. Par exemple, les Inuits ne sont pas moins développés que les Occidentaux.

Pour conclure, Claude Lévi-Strauss écrit : « Aucune société n’est foncièrement bonne ; mais aucune n’est absolument mauvaise » Tristes Tropiques (1955)

 

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N’oubliez pas !

Pour que la lecture de cet article soit utile sur le long terme, gardez une trace de ces références de culture générale. Ce peut être en prenant des notes sur une feuille que vous relirez plus tard ou encore sur Anki en créant une flashcard pour chacune des références de culture générale.

 

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Martin Durroux

Etudiant à HEC Paris après une prépa ECE au lycée Sainte-Marie à Lyon, j'aide les préparationnaires en ESH et en maths.

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