30 définitions pour réussir l’épreuve d’ESH

L’introduction est votre présentation au correcteur, celle-ci doit être claire et structurée en incluant les définitions des termes du sujet. Vous trouverez dans cet article un récapitulatif d’un certain nombre de définitions de concepts économiques que vous avez de grandes chances de retrouver dans un sujet.

 

Accords monétaires : Ce sont tous les accords promulgués par des états, des régions, ou des institutions mondiales qui régulent, contrôlent et légifèrent sur la monnaie. Cela peut prendre différents aspects, la création ou l’abolition d’un système monétaire internationale de changes fixes ou de changes flottants, des seuils de fluctuations à respecter.

 

Croissance économique : Définition de F.Perroux de la croissance économique « l’augmentation soutenue sur une ou plusieurs longues périodes d’un indicateur de dimension, pour un nation, le produit global net ».

 

Croissance optimale : Croissance fondée sur le plein-emploi des facteurs de production.

 

Croissance potentielle : C’est l’écart entre la croissance constatée et la croissance optimale.

 

Déréglementation : C’est la réduction ou la surpression des règles. Pour le marché du travail, elle passe par la flexibilisation des salaires, développement de contrat de travail non protégés, augmentation de la vulnérabilité au licenciement etc… La réforme du code du travail en France en 2017 dérèglemente le marché du travail en instaurant par exemple un CDI de projet ou en réduisant le coût du licenciement. 3 formes de flexibilisation :

-flexibilité salariale

-flexibilité quantitative du travail

-flexibilité qualitative du travail

 

La démographie : C’est la science des populations humaines, de leur évolution et de leurs caractéristiques. C’est une science du dénombrement, utilisant de nombreux outils mathématiques pour compter la population et mesurer avec précision ses transformations. C’est une science de la compréhension et de l’interprétation des changements sociaux à travers le prisme de l’étude de la population.

 

Développement économique : L’amélioration des structures économiques qui favorisent la croissance économique.Les structures économiques comprennent les structures productives (marchés, états), les structures financières et les structures commerciales

 

Développement social : réduction des inégalités et amélioration des conditions de vie et de travail d’une société.

 

L’entreprise : Dans sa définition économique, l’entreprise est une organisation en charge de la production de biens et services marchands. Les économistes définissent l’entreprise comme une unité économique dotée d’une autonomie juridique qui utilise des facteurs de production et des produits intermédiaires afin de produire des biens et des services vendus sur un marché. Plus généralement, l’entreprise fait partie des organisations productives au même titre que les administrations publiques ou les ISBLSM (institutions sans but lucratif au service des ménages selon la terminologie en secteurs institutionnels de la comptabilité nationale).

 

Gouvernance : C’est un terme d’abord apparu dans les grandes entreprises, dans le capitalisme managérial selon GALBRAITH. Dans le capitalisme actionnarial, le gouvernement d’entreprise désigne l’ensemble des relations entre les actionnaires, les managers, les salariés. Le terme gouvernance a migré de l’économie vers la sphère politique. Aujourd’hui on parle de gouvernance mondiale.

La gouvernance, en général, est un mode de pilotage dont l’objectif est de parvenir à un compromis conciliant les intérêts des parties prenantes. Les décisions ne sont pas prises par un unique décideur mais sont le fruit d’une concertation. La gouvernance mondiale est issue de la volonté d’apporter un contrepoids à la puissance des marchés globalisés afin de promouvoir des valeurs non mercantiles et d’encadrer cette mondialisation.

 

La mondialisation financière : désigne la tendance à la constitution d’un marché intégré des capitaux au niveau mondial (on parle aussi d’intégration financière internationale). Ce processus, quels que soient les indicateurs retenus, se manifeste par l’accroissement du montant des flux internationaux de capitaux (en pourcentage du PIB ou du commerce mondial) et par un accroissement des stocks d’actifs détenus à l’étranger.

 

Monopole discriminant : c’est une entreprise qui pratique une forme de discrimination tarifaire qui est vendre le même bien à des clients différents et à des prix différents, cette situation diffère donc de celle envisager par CHAMBERLAIN OU HOTELING parce que pour eux c’est le bien qui est hétérogène. Ou bien on a une hétérogénéité très faible.

 

Institutions : Selon Douglas North, les institutions sont les contraintes imaginées par les hommes qui forment l’interaction entre eux. La manière dont les hommes s’organisent dans une société. Cela recouvre les règles, les codes de conduite, les normes de comportement, et la manière dont toutes ces conventions sont appliquées. Les institutions sont les comportements réguliers et codifiés des gens dans une société, ainsi que les idées et les valeurs associées à ces régularités. Par exemple : la garantie des droits de propriété, le bon fonctionnement des mécanismes du marché, la liberté d’entreprendre, la politique de concurrence, la justice impartiale etc.

 

Intervention publique : Ensemble des mesures prises par les organisations publiques qu’elles soient nationales (APU etc…) ou internationales (OMC, FMI etc…)

 

Organisations : Au contraire des institutions, les organisations sont les acteurs alors que les institutions sont les règles du jeu. Les organisations sont donc les entreprises, les administrations, les associations, les lobbys etc. Elles peuvent donc être publiques ou privées.

 

Polarisation : Phénomène de réduction des écarts entre les riches et les pauvres. H.Mendras parle de polarisation de la société avec une concentration des richesses en forme de toupie.

 

La politique budgétaire : Elle intègre la politique fiscale (une manipulation des prélèvements obligatoires = impôts, taxes, cotisations sociales) et la politique des dépenses publiques.

 

Prélèvements obligatoires : l’ensemble des ressources prélevées par voie d’autorité au profit de l’État, des collectivités locales, de certains organismes publics et parapublics. Ce sont les impôts, taxes et cotisations sociales.

 

Le progrès technique : Le progrès technique autonome désigne l’ensemble des éléments qui contribuent à la croissance au-delà de ce qui est expliqué par l’accroissement des quantités de facteurs. Il est alors considéré comme un troisième facteur de production. Le progrès technique peut être perçu comme autonome (ou exogène), neutre (ou incorporé) ou induit (ou endogène).

 

Protection sociale : prise en charges par les pouvoirs publics des risques sociaux et de leurs effets négatifs sur les revenus des ménages (il y a 5 principaux risques sociaux : vieillesse, maladie, chômage, famille, dépendance).

 

Politique structurelle : Ce sont les mesures qui visent à un résultat de long terme en agissant sur les structures de l’économie

 

Politiques discrétionnaires : C’est une politique qui n’obéit à aucune règle. Permet à un gouvernement de mener la politique qu’il souhaite selon l’état de la conjoncture résumé par les « coins du carré magique ». Selon le « coin du carré magique » à améliorer, l’Etat intervient alors dans l’économie de marché par des politiques conjoncturelles : a : politiques budgétaires agissant sur la croissance économique par la demande de biens et services, et b/ politique monétaire agissant sur l’inflation. Théorisées par J.M. KEYNES.

 

Politiques de règles : s’oppose à la politique discrétionnaire, politique économique qui consiste à n’intervenir dans l’économie de marché qu’en imposant des règles contraignantes, par exemple celles de la concurrence pure et parfaite ou les règles budgétaires du type le Pacte de Stabilité et de Croissance de 1997 et plus tard le TSCG de la zone euro. Théorisées par la Nouvelle Ecole Classique.

 

Politique monétaire : politique qui vise à agir sur la conjoncture par une modification de la masse monétaire. Elle peut être menée :

-Par deux moyens :

  1. Elle peut agir par une variation du prix de la monnaie (c’est-à-dire le taux d’intérêt). Politique monétaire par le prix de la monnaie. Vision de J.M. KEYNES.
  2. Elle peut agir par une variation du volume de la monnaie (masse monétaire). Politique monétaire par les quantités de monnaie. Vision des théoriciens quantitativistes, c’est-à-dire des économistes classiques, néoclassiques et monétaristes.

-Dans deux directions :

  1. Elle peut être expansive (baisse du taux d’intérêt ou hausse de la masse monétaire) pour provoquer une croissance économique et une réduction du chômage.
  2. Elle peut être restrictive (hausse du taux d’intérêt, baisse de la masse monétaire) pour lutter contre l’inflation et les déficits extérieurs.

 

Politique de l’offre : mesures qui visent à agir sur la croissance en modifiant l’offre de biens et services. Politique inspirée de J.B. SAY et théorisée par les Théoriciens de l’offre (A. LAFFER)

 

Politique de la demande : mesures qui visent à agir sur la croissance en modifiant la demande de biens et services. Politique théorisée par J.M. KEYNES.

 

Politique conjoncturelle : mesures qui visent à un résultat de court terme sur les coins du carré magique de Kaldor.

 

Politiques industrielles : Dans Politiques industrielles pour l’Europe, 2013, Elie COHEN et Jean-Hervé LORENZI définissent les politiques industrielles :

Il s’agit de l’ensemble des mesures interventionnistes des pouvoirs publics (y compris institutions internationales et agences nationales, comme le CNRS) visant à développer certaines activités économiques et à promouvoir le changement structurel.

Plus précisément, la politique industrielle promeut des secteurs qui, pour des raisons stratégiques et pour des raisons de dysfonctionnement de l’initiative privée, méritent une intervention publique. 

 

Régionalisme : regroupement de pays sous forme d’accords ou d’obligations (colonisation) dans le but de promouvoir les échanges commerciaux notamment mais économique plus généralement. Le régionalisme peut passer par une coopération monétaire (les accords du Louvre) ou bien une monnaie commune au sein d’une région (la zone euro) Cela peut être une des voies pour le multilatéralisme.

La régionalisation est la concentration des « territoires économiques au sein d’une zone géographique donnée (réalité économique) et le régionalisme la réalité institutionnelle, une construction politique menée par les Etats et matérialisée par un accord. On désigne par-là, la tendance des pays à commercer entre eux au sein d’une même zone géographique (par exemple les États-Unis avec le Canada et le Mexique). Le commerce intra-régional représente plus de la moitié du commerce mondial aujourd’hui. Le dynamisme des échanges régionaux renvoie à deux réalités liées mais distinctes : l’intégration économique de facto (régionalisation) et l’intégration économique de jure (régionalisme). La régionalisation désigne la tendance des pays à commercer entre eux au sein d’une même zone géographique alors que le régionalisme correspond à un ensemble d’initiatives institutionnelles de la part des pouvoirs publics qui a pour but explicite de développer l’intégration économique régionale (accords de libre-échange, etc.). Le régionalisme peut constituer, dans cette optique, une alternative aux défaillances de la régulation multilatérale.

Stagnation séculaire : L’expression « stagnation séculaire » a été la première fois utilisée par Alvin Hansen vers la fin des années 1930. Depuis la crise de 2008 et l’entrée dans la « Grande Récession », ce débat autour d’une possible stagnation séculaire des économies développées a refait surface. Pour Michel Aglietta, « la stagnation séculaire se définirait comme un fléchissement persistant de la croissance potentielle d’une économie à un rythme insuffisant pour ramener le chômage structurel à un niveau compatible avec le financement des biens publics fondamentaux dont dépend la stabilité de la société ».

Damien Copitet

Je suis étudiant à SKEMA BS après deux années de classe préparatoire au lycée Gaston Berger (Lille). Nous nous retrouvons toutes les semaines pour l'actualité en bref

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