5 bonnes raisons de ne pas négliger l’espagnol en LV2

Que tu sois déjà en deuxième année ou tout beau tout neuf en première année de classe préparatoire économique, tu sais que l’espagnol est loin d’être la matière la plus importante. Qui plus est en LV2 ! Et oui, à raison d’un coefficient de 2 ou 3 sur 30 à l’écrit, tu peux te dire qu’il est inutile d’y consacrer ton précieux temps.

Et pourtant… Et pourtant ! Voici 5 bonnes raisons de s’y consacrer régulièrement.

 

Raison n°1 : La grammaire, c’est toujours pareil. 

A force de faire des sujets d’entraînement, tu verras que les structures grammaticales reviennent extrêmement souvent. Une fois que tu les as apprises, les règles sont les mêmes, qu’il s’agisse de traductions journalistiques ou littéraires. Tu gagnes donc forcément à les apprendre au fur et à mesure, à les mémoriser, puis à les réutiliser perfectamente lorsqu’elles se présentent. 

 

Raison n°2 : C’est une matière “sûre”.

Raison liée à la première. Tu es sûr qu’apprendre tes conjugaisons (en particulier du passé simple), te servira grandement. De même, connaître quelques éléments sur des points de civilisation incontournables te servira forcément, à l’écrit comme à l’oral. (Oui savoir qui est Franco et les aventures d’Evo Morales en Bolivie, je t’assure, ça sert). Alors évidemment qu’aux concours tu ne sauras pas comment on dit hausser les épaules (encoger los hombros) sans l’avoir appris mais plus tu as de vocabulaire, plus tu auras d’alternatives. Tu ne peux que progresser dans cette matière qui n’est donc pas aussi aléatoire que d’autres. 

Autre chose : le barème à l’écrit est très défini. Donc forcément si tu te débrouilles bien, tu es mieux noté, pas vraiment de place pour le hasard du correcteur et du paquet de copie dans lequel tu tombes. 

 

Raison n°3 : C’est un petit investissement de temps.

Évidemment qu’il ne s’agit pas de passer 3 heures par soir à apprendre tes jolies tables de conjugaison ni d’apprendre l’histoire du Pérou depuis le XIXe siècle. Il s’agit plutôt d’y consacrer 30 minutes par jour voire 15 minutes. On ne va pas se mentir qu’il y a clairement des priorités (coucou les maths et l’éco/géopo/gestion) mais même aussi peu de temps consacré donne de vrais résultats ! Il ne faut surtout pas se décourager si tes notes n’augmentent pas de façon phénoménale dès que tu t’y mets. Comme toutes les autres matières, c’est un investissement de long terme. Cela dit si tu étais dépassé par les événements en première année et te motive seulement en deuxième, je pense qu’il est encore tout à fait possible de progresser. 

 

Raison n°4 : Reposer tes neurones.

Bon alors apprendre la conjugaison du subjonctif imparfait ce n’est pas de tout repos mais l’idée c’est que pour réviser les langues, nul besoin de s’acharner. Soit tu les travailles le matin pour échauffer un peu ton cerveau, soit en tout dernier pour le reposer. Sinon un petit quart d’heure d’espagnol entre deux exercices de maths, ça détend. L’idée c’est de travailler l’espagnol sérieusement tout en ne plaçant par ça au même niveau que les matières hautement coefficientées. Prends-le un peu comme un moment moins gourmand intellectuellement, que tu peux travailler en regardant des séries ou documentaires par exemple.

 

Raison n°5 : Au concours, chaque point compte.

D’une part, même à un aussi petit coefficient, obtenir une bonne note peut te permettre de compenser un peu d’autres matières. Souviens-toi que chaque point compte au concours, les classements étant très serrés. D’autre part, la LV2 n’est pas si négligeable à l’oral. Par exemple, elle est coefficientée autant que la LV1 à EM Lyon et Grenoble.

Si tu travailles ta LV2 = Même si tu as l’impression d’apprendre des expressions qui ne te serviront pas dans la vie courante, tu auras déjà un bon niveau grammatical et les mots te viendront de plus en plus naturellement. Et comme c’est une deuxième langue on en attend moins de toi qu’en LV1. C’est plutôt l’occasion pour toi de montrer au correcteur que tu prends la matière au sérieux et que tu t’appliques.

 

Bref, j’espère t’avoir convaincu que l’espagnol, ce n’est pas au talent. D’autant plus quand ton examinateur à l’oral te regardera dans le blanc des yeux. Pour les écrits comme pour les oraux, tu seras bien plus serein en étant sûr de toi et maîtrisant les bases même si le texte ne t’inspire pas et que ton commentaire n’est pas éblouissant, si ton niveau de langue est correct et que tu montres un minimum d’intérêt, tout ira bien.

Vous pourriez aussi aimer