L’actualité de décembre aux Etats-Unis

Assaut du capitole : Donald Trump demande à la Cour Suprême de bloquer le transfert de documents à la commission

L’ancien président des États-Unis persiste dans son refus de collaborer : il a ainsi demandé jeudi 23 décembre de bloquer le transfert de documents à une commission parlementaire chargée de faire la lumière sur son rôle dans l’assaut mené le 6 janvier par ses partisans contre le Capitole. Ces archives incluent entre autres, les listes de personnes lui ayant rendu visite ou appelé le 6 janvier. Accusant la commission d’enquête parlementaire d’être « extrêmement biaisée », Donald Trump se refuse à toute collaboration. Et pour cause, n’excluant pas de se représenter à la présidentielle de 2024, l’ancien chef d’état affiche clairement ses intentions de garder secrètes ces archives pouvant potentiellement l’incriminer.

 

Les États-Unis et la Russie annoncent des pourparlers en janvier sur la situation en Ukraine et la sécurité en Europe

Après des semaines d’escalade des tensions au sujet de l’Ukraine, les deux puissances semblent vouloir faire un pas vers l’apaisement par l’organisation de pourparlers le 10 janvier à Genève, par une potentielle rencontre de l’OTAN et de la Russie ainsi que par un tour de discussion au sein de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

En effet, Kiev et ses alliés occidentaux accusent Moscou d’avoir massé des dizaines de milliers de militaires à la frontière ukrainienne en prévision d’une potentielle invasion. De l’autre côté, la Russie dément toute velléité belliqueuse et accuse les occidentaux d’être à l’origine de provocations, par leur soutien politique et militaire à l’Ukraine.

Ces discussions ne s’annoncent donc pas de tout repos : si les États-Unis se disent « prêts à discuter », le chef de la diplomatie russe a quant à lui d’ores et déjà affirmé que Moscou ne ferait « aucune concession ». L’une des principales revendications russes restant l’interdiction de toute expansion de l’Alliance Atlantique ainsi que de toute coopération militaire dans le dit « étranger proche » de la Russie, dont l’Ukraine fait partie.

 

La réforme de l’État-providence, le plan « Build Back Better », de Joe Biden, bloquée par le sénateur démocrate Joe Manchin

Joe Manchin, est le seul sénateur démocrate à avoir dit non au plan de réformes sociales et écologiques « Build Back Better » de Joe Biden, bloquant ainsi sa possible adoption.

En effet, le sénateur s’est toujours refusé au manichéisme du jeu politique américain, jouant la carte du centrisme. Il s’est bien entendu avec Donald Trump et est régulièrement salué par le Parti républicain au Congrès, rompant alors parfois avec le camp démocrate.  Mais son opposition au projet n’est pas si étonnante. Véritable lobbyiste du charbon, Joe Manchin est le sénateur à avoir reçu le plus de donations de campagne de la part des industries de charbon de Virginie Occidentale. Il n’a donc pas intérêt à voir le plan « Build Back Better » aboutir. Le sénateur ouvre ainsi la porte à une crise profonde à l’intérieur de son propre parti et porte un coup sévère à la présidence Biden.

 

Le Sénat interdit l’importation de produits du Xinjiang issus du travail forcé

Jeudi 23 décembre, Joe Biden a signé une loi interdisant l’achat de produits issus du travail forcé des Ouïgours (tomates, coton et polysilicium notamment). Malgré un puissant lobbying des entreprises américaines, dépendantes de leur approvisionnement en Chine, celles-ci ne peuvent donc plus importer ces produits du Xinjiang, à moins d’apporter la preuve que les produits n’ont pas été fabriqués par du travail forcé.

S’agissant d’une première mondiale, cette décision semble s’inscrire dans une logique de condamnation de la répression des Ouïgours par Pékin, et notamment leur enfermement dans des camps de travail.

Antony Blinken, secrétaire d’État a d’ailleurs appelé le gouvernement chinois à mettre fin « au génocide et aux crimes contre l’humanité », accusations que Pékin n’a pas manqué de fustiger, accusant les États-Unis de « violer le droit international » et de « calomnier » la Chine.

 

La Cour Suprême refuse de bloquer la loi anti-avortement au Texas

Depuis le 1er septembre, suite à une loi votée au Texas, les habitantes de ce vaste état n’ont plus le droit d’avorter au-delà de six semaines de grossesse. Si la Cour Suprême était déjà intervenue pour bloquer les lois conservatrices du Texas, celle-ci s’est cette fois-ci abstenue. Elle a certes autorisé les tribunaux fédéraux à intervenir contre la loi (qui l’ont déjà fait une dizaine de fois contre des lois comparables) mais n’a pas bloqué la loi. Les cliniques et médecins sont donc toujours menacés de poursuites en justice s’ils interviennent au-delà de ce terme.

Joe Biden n’a d’ailleurs pas manqué de signaler sa surprise et son inquiétude quant à la décision rendue par la Cour Suprême.

Clementine Tahir

Actuellement à l'EDHEC après trois ans de prépa, j'espère pouvoir vous aider à intégrer l'école de vos rêves.

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