Afrique : Les références incontournables #2

Dans cet article, nous nous intéressons au deuxième volet des références sur l’Afrique pouvant être utiles aux concours.

 

Références Afrique

Foucher dans Frontières d’Afrique. Pour en finir avec un mythe (2014), explique qu’il est temps d’en finir avec le mythe des cicatrices coloniales responsables de tous les maux de l’Afrique. Les frontières d’Afrique sont devenues des frontières exclusivement africaines.

 

Bayart et la notion d’État Rhizome : État qui s’appuie sur des réseaux personnels (parenté, alliances, amitié…). C’est un système de prébendes (lutte pour l’État est en réalité une lutte pour les richesses qu’il permet d’avoir et de redistribuer pour consolider son pouvoir).

 

Ali Mazrui : politologue kényan, qui observe que la configuration de la plupart des États africains actuels va changer, notamment de deux manières différentes : soit l’autodétermination ethnique conduira à la création d’États plus petits (Erythrée), soit l’intégration régionale mènera à des unions politiques et économiques plus vastes (CEDEAO).

 

Soyinka : « Le Rwanda est notre cauchemar, l’Afrique du Sud notre rêve. » Il met ici en lumière les répercussions des guerres et des conflits armés à travers les génocides rwandais, en opposition au développement du continent africain, symbolisé selon lui par le dynamisme de l’Afrique du Sud. Guerre et développement semblent dès lors entretenir une relation particulière en Afrique.

 

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Achille MbembeDe la postcolonie. Essai sur l’imagination politique dans l’Afrique contemporaine. La postcolonie, c’est la volonté d’aller à l’encontre du discours usuel où l’Afrique n’est vue que comme antinomique de l’Occident. Selon Mbembe, l’Afrique demeure caractérisée par l’absence d’issue, sinon elle tombe aussi régulièrement dans l’arbitraire du pouvoir absolu.

 

Jean-François Bayart dans Dans l’État en Afrique, décrit la politique du ventre qui caractérise le pouvoir politique en Afrique : l’élite au pouvoir se retrouve bien souvent à accaparer les richesses nationales et à délaisser certaines minorités ethniques.

 

Nicolas Sarkozy dans son discours de Dakar (2007) affirmait que le « drame de l’Afrique venait du fait que l’homme africain n’était pas assez entré dans l’Histoire » suggérant par-là que l’Afrique avait toujours été aux marges du devenir de l’Humanité.

 

Charles JaiguFaut-il rendre les œuvres d’art à nos anciennes colonies ?  (2018). Exemple de conséquences lointaines de la colonisation, notamment sur le plan politique avec la déclaration de Macron en 2017, lors d’un voyage au Burkina Faso, demandant la remise des œuvres.

 

J-M Séverino et O. Ray dans Le temps de l’Afrique (2010) font preuve d’Afro-optimisme. Cette nouvelle perception des réalités africaines prend le contre-pied d’un courant Afro-pessimiste initié par Dumont dans L’Afrique noire est mal partie (1962).


Jacquemot
 : « Depuis le début de la décennie 2000, l’Afrique est entrée dans une nouvelle phase qui, pour certains, annonce la  sortie de son anémie structurelle ». Cette dynamique se traduit par un désendettement significatif. Ensuite, une réduction de ses déficits budgétaires. Enfin, une augmentation moyenne du PIB global de 5 % par an.

 

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Jacquemot dans Les classes moyennes changent-elles la donne en Afrique ? (2010), parle de « révolution silencieuse » avec l’émergence irrésistible de classes moyennes. Elle est associée à la sortie de la grande pauvreté et à l’accession à une certaine prospérité pour un nombre d’Africains en constante augmentation. Ces nouvelles classes seraient déjà fortes d’une vingtaine de millions de personnes et représenteraient bientôt plus de quarante millions de personnes, selon les études prospectives de la Banque mondiale basée sur critère : de la profession et des revenus.

 

Misser et Vallée Les gemmocraties. L’économie politique du diamant en Afrique (1997).
Les auteurs y définissent les « gemmocraties », c’est-à-dire un État où les producteurs de diamant, les pouvoirs d’Etat et des sociétés douteuses entretiennent d’étroits liens.

 

Arsène Mankou utilise le terme de « Djihadistan » dans Géopolitique du djihadisme et du terrorisme en Afrique pour qualifier le Sahel, péniblement endigué par les opérations Serval-Barkhane, la Somalie, le Zimbabwe.

 

Selon Olivier Roy, Al-Qaïda parasite les conflits locaux, qui ont leur logique propre, pour les radicaliser dans un sens anti-occidental et pour attirer l’Occident dans le piège de l’intervention.

 

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Felix Derville

Rédacteur chez Mister Prépa après deux années de CPGE ECS au Lycée St-Just, j'ai pour but de promouvoir l'égalité des chances à travers mes articles.

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