Analyse rapport de jury – MATHS II ESSEC 2019

Analyse rapport de jury – MATHS II ESSEC 2019

La moyenne générale a augmenté cette année s’élevant à 9,17 contre 9,03 l’an passé. 

Le SUJET est disponible ICI

l) Le sujet

Le problème proposé concernait le concept d’entropie qui mesure le désordre résultant d’une répartition aléatoire. Trois parties — traitables de façon assez largement indépendante — étudiaient successivement: l’entropie différentielle associée à une loi à densité, l’entropie associée à une loi discrète et une majoration fondamentale résultant de l’inégalité de Jensen (dont une démonstration était proposée), et enfin le cas d’un couple de variables aléatoires discrètes et l’interprétation de leur entropie jointe comme information apportée par une variable sur l’autre variable.

II) Les attentes du jurys

Le problème comportait peu de réelles difficultés même s’il était nécessaire de montrer un peu de ténacité pour ne pas se laisser impressionner dès le démarrage par une (fausse) impression de complexité de la notion d’entropie. La question 2), qui ramenait la fonction h à une simple espérance par le biais du théorème de transfert, était justement faite pour dissiper ce genre de peur auquel trop de candidats ont cependant succombé. Beaucoup de questions plutôt élémentaires ont aussi dérouté de nombreux élèves. Les déterminations de densités de la première partie ont par exemple été globalement très mal traitées, révélant souvent un manque de perception manifeste du concept de densité régulièrement confondue avec la fonction de répartition.

Trop de candidats semblent penser en outre que dans un couple de variables aléatoires (X,Y), les deux composantes sont nécessairement indépendantes, ce qui rendait sans objet toute la question 5 sur les vecteurs gaussiens, ou les questions 13 et 14 sur l’information mutuelle. Mais le “clou” du sujet, sur lequel il faut tirer un signal d’alarme, est la collection proprement invraisemblable de perles concernant l’utilisation de la fonction logarithme (de base 2… ou non), qui révèle le trop peu de manipulations élémentaires des fonctions usuelles par les élèves depuis le lycée.

lll) Remarques de correction

Dans l’ensemble les copies ont ainsi été plutôt décevantes mais le sujet en a néanmoins permis une répartition assez bonne, et les résultats sont assez conformes à ceux des années précédentes. Les copies se répartissent ainsi comme d’habitude entre les six catégories suivantes:

-Les très faibles (inférieur à 4)

-Les faibles où un minimum de travail élémentaire était néanmoins fait (entre 4 et 8) 

-Les copies moyennes où le candidats abordaient avec sérieux une grande partie des questions les plus simples (entre 8 et 12)

-Celles où quelques initiatives supplémentaires de bon aloi permettaient de répondre à des questions un peu plus élaborées (entre 12 et 14)

-Les bonnes copies où les candidats répondaient à une bonne proportion des questions (entre 14 et 18)

-Et enfin les très bonnes qui, si elles sont restées assez rares, n’en ont pas moins existé. (supérieur à 18) 

  ->Nous allons très bientôt vous publier des très bonnes copies sur cette épreuve tant redoutée. 

lV) Conseils aux futurs candidats

Il faut répéter que le but de l’épreuve proposée ne peut être seulement d’étaler des « connaissances » plus ou moins solidement acquises mais aussi de montrer un peu de savoir-faire élémentaire, en acceptant avec confiance de se laisser porter par le sujet.

Comme signalé plus haut, il y avait très peu de questions vraiment subtiles et le passage d’une question à la suivante se faisait souvent de façon presque immédiate et tautologique (par exemple sous la forme d’une réécriture). Les candidats qui ont joué ce jeu avec sérieux et sans précipitation s’en sont en général bien sortis. Et il est clair que ce n’est pas sur les parties les plus sophistiquées du programme que l’effort de beaucoup de candidats plus fragiles doit porter, mais sur le fait de s’entraîner à progresser dans un tel enchaînement de questions qui forme la trame essentielle des problèmes donnés dans cette épreuve.

V) Notre analyse

L’épreuve de Maths II est souvent la plus redoutée par les candidats qui visent le TOP 5. Mais vous aurez compris que pour obtenir une bonne note dans cette épreuve, il ne faut pas être un expert en mathématiques ni faire la totalité du sujet. Il faut grappiller des points et cela ne peut être que possible que grâce à une lecture préalable du sujet. En effet des points étaient par exemple donnés à la fin du sujet à la question 12 que peu de candidats ont traité par manque de temps. La réflexion par question ne doit pas excéder les 4-5 minutes. 

De la même façon il est indispensable de rendre une copie claire, lisible. Le stylo noir est vivement recommandé pour cette épreuve. Il est essentiel d’encadrer ou au moins de souligner vos résultats sans oublier de numéroter les questions que vous traitez. 

“L’épreuve de Maths II est souvent assez effrayante, et pour cause, lorsque l’on retourne le sujet, on est déstabilisé et on panique car on ne sait jamais à quoi s’attendre. Les formulations sont différentes mais il faut justement passer outre ça et ne pas se démonter. La lecture préalable du sujet est indispensable car pour cette épreuve il faut régulièrement utiliser les résultats obtenus précédemment. On revient rapidement sur des basiques, en maths II le 20 s’obtient en faisant une grosse moitié du sujet juste, il faut donc très vite analyser les questions qui vous sont familières et ne pas perdre de temps inutilement.” (Clara, HEC Paris)

Dorian Zerroudi

Directeur de Mister Prépa et étudiant à emlyon business school, j'ai à coeur d'accompagner un maximum d'étudiants vers la réussite !

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