Le dérèglement climatique : une nouvelle donne majeure pour l’économie mondiale et les relations internationales ?

Dernière ligne droite avant les concours BCE et ECRICOME 2021! Vous devez être stressés (c’est normal), paniquer pour un rien toutes les trente secondes (encore plus normal). Bref, la période n’est pas à la joie. Pour vous rassurer et entrer sereinement  dans vos révisions, un moyen très simple: s’attaquer aux annales des années passées. Pour vous aider dans cette démarche, voici le onzième numéro d’une vaste série de reprise d’annales destinée à vous proposer une piste de réflexion sur les nombreux sujets déjà tombés aux concours. Attention: l’idée n’est pas ici d’avoir la prétention de fournir un corrigé parfait, mais simplement de vous guider dans votre réflexion! Bon courage à vous et bonne lecture! Aujourd’hui au programme, le premier des deux sujets tombés il y a trois ans à l’épreuve Écricome en 2018.


NB: le second sujet tombé à ECRICOME en 2018 ayant déjà fait l’objet d’une analyse récemment au mois de janvier sur notre site, nous ne le reprendrons pas dans notre rétrospective. N’hésitez cependant pas à aller le consulter si vous le souhaitez, nous l’avons toujours préparé avec le même soin.



Sujet:

Le dérèglement climatique : une nouvelle donne majeure pour l’économie mondiale et les relations internationales ?

 

Définition des termes du sujet

  • Dérèglement: apparition d’un désordre, d’un déséquilibre dans le fonctionnement ou le déroulement d’un processus qui auparavant se déroulait selon un ordre bien précis. Il faudra ici s’interroger sur les causes de ce “dérèglement”, en insistant sur l’importance de l’impact humain.
  • Climatique: cet adjectif vient préciser de quel dérèglement il est question ici. En effet, le mot “climatique”, qu’on pourrait rapidement définir comme “se dit de quelque chose qui a trait au climat” nous indique que l’énoncé nous invite à nous interroger sur le phénomène couramment appelé “changement climatique” ou encore “réchauffement climatique”. Alors que le climat connaissait (au gré des différentes ères climatiques) une certaine stabilité, l’activité humaine a provoqué des modifications brutales, irréversibles et lourdes de conséquences sur l’environnement.
  • Nouvelle: cet adjectif indique que l’on parle d’un élément (la fameuse “donne” qui a posé tant de problèmes aux candidats ayant passé les concours et donc l’épreuve Écricome cette année-là) qui n’existait pas auparavant et est apparu en raison d’un phénomène (ici le dérèglement climatique).
  • Donne: dans son sens principal, on entend par “donne” la distribution faite dans un jeu de cartes du paquet entre les joueurs. Il y a donc dans l’idée de donne l’idée de redistribution des positions de force et de faiblesse entre les différents participants autour de la table puisque la chance peut tourner entre deux donnes selon si l’on reçoit un bon ou un mauvais jeu. Par “donne”, on entendra donc d’un point de vue plus géopolitique la répartition des positions de force et de faiblesse entre les différents états, l’organisation du monde à un instant t. Qui sont les perdants (et les éventuels gagnants) du dérèglement climatique à l’œuvre aujourd’hui?
  • Majeure: cet autre adjectif insiste sur la grande importance de la “nouvelle donne” que nous avons défini précédemment.
  • Économie mondiale:  peut-être le mot le plus simple à définir ici. Il s’agit de l’ensemble des éléments qui ont trait à la production et à l’échange de richesse par des entités.
  • Relations internationales: Il s’agit de la manière dont les états sont en rapport entre eux. En fait, les relations internationales forment un réseau complexe au travers duquel les états échangent, discutent et s’opposent.



Problématique:

Les récents bouleversements climatiques qui semblent amenés à se poursuivre voire à s’accentuer au cours des prochaines années risquent-ils de déstabiliser la scène géopolitique internationale ?

 

Plan détaillé

I- Les problèmes de types climatiques, jusque-là bien gérés par les états semblent aujourd’hui s’accentuer

  • Les problèmes climatiques existent déjà depuis bien longtemps et étaient jusque-là plutôt bien gérés à l’échelle géopolitique par les états en règle générale
  • Néanmoins, l’anthropocène annoncée par Paul Crutzen s’annonce comme étant l’ère du réchauffement climatique, donc d’une multiplication des problèmes climatiques dans les années à venir.
  • Même si tous dans le monde n’en ont pas pris conscience encore de l’impact majeur de ces nouveaux bouleversements climatiques

 

II- Ces problèmes sont à présent facteurs d’instabilités et de tensions géopolitiques à toutes les échelles

  • A l’échelle locale, de nombreuses tensions et une instabilité croissante sont dues à des enjeux géopolitiques liés aux enjeux environnementaux
  • A l’échelle régionale, les enjeux géopolitiques sont aussi à présent de plus en plus environnementaux
  • A l’échelle mondiale, plus grande échelle donc plus grands enjeux géopolitiques y compris concernant les problèmes environnementaux.

 

III- Face à ces problématiques géopolitiques, une prise de conscience et une gestion commune est nécessaire

  • Le début d’une tentative à l’échelle mondiale est réellement visible aujourd’hui, encore trop faible, tout à l’échelle régionale
  • Peut-être est-ce donc à l’échelle locale par une collaboration que ces enjeux peuvent être résolus ?
  • Ou faut-il voir en chacun de nous un individu apte à répondre par des mutations dans son mode de vie aux problèmes et conséquences du réchauffement climatique ?
Julien Vacherot

Étudiant en première année à HEC Paris et rédacteur géopolitique, j'ai pour but de vous faire partager ma passion et de vous aider dans cette matière et partout où c'est possible

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