Géopo Ecricome 2020: L’influence de la France en Europe : héritages et mutations contemporaines

Dernière ligne droite avant les concours BCE et ECRICOME 2021! Vous devez être stressés (c’est normal), paniquer pour un rien toutes les trente secondes (encore plus normal). Bref, la période n’est pas à la joie. Pour vous rassurer et entrer sereinement  dans vos révisions, un moyen très simple: s’attaquer aux annales des années passées. Pour vous aider dans cette démarche, voici le second numéro d’une vaste série de reprise d’annales destinée à vous proposer une piste de réflexions sur les nombreux sujets déjà tombés aux concours. Attention: l’idée n’est pas ici d’avoir la prétention de fournir un corrigé parfait, mais simplement de vous guider dans votre réflexion! Bon courage à vous et bonne lecture!

Aujourd’hui au programme, un des sujets tombés l’année passée à l’épreuve ECRICOME d’HGGMC sur la place de la France dans l’Europe.



Sujet: “L’influence de la France en Europe: héritages et mutations contemporaines”



Définition des termes du sujet

  • La France: ici il convient de définir clairement dès le début du devoir ce qu’est cette entité géographique. Le jury sera d’autant plus exigeant sur ce point qu’il s’agit d’un élément central du programme et surtout censé être connu de tous vu qu’il s’agit du pays d’origine de la plupart des candidats. Sachez donc vous souvenir que la France a une superficie de 643 000km2, qu’elle compte approximativement 70 millions d’habitants, qu’il s’agit d’une république… Bref, tout élément susceptible de montrer au jury une définition fine. Il faudra également au vu du sujet rappeler dès l’introduction la place majeure qu’a eu la puissance française dans la construction européenne (discours de l’horloge 1950, membre fondateur de la CEE avec le traité de Rome de 1957…).
  • L’Europe: Il s’agit d’un continent délimité au nord par l’océan glacial arctique, au sud par la mer Méditerranée, à l’ouest par l’océan atlantique. Sa frontière ouest est plus floue. Certains voient l’Europe comme s’arrêtant au Caucase. Pierre Le Grand, un ancien tsar russe, la voyait lui continuer jusqu’à la chaîne montagneuse de l’Oural. Ici, il ne faut certainement pas s’arrêter à une définition uniquement géographique de l’Europe, intéressante certes et qui livrent de premiers enseignements utiles, mais certainement pas suffisante! Il faut évidemment aborder d’emblée le cas de l’Union Européenne, ACR la plus intégrée au monde, riche de 27 pays membres depuis le Brexit et d’environ 500 millions d’habitants. En effet, l’organisation sera au cœur de ce sujet.
  • Influence: capacité d’un pays à peser sur le cours des événements dans une zone ou sur une entité donnée. Une influence peut s’exercer dans des domaines très variés et être géopolitique, économique, diplomatique, ou encore culturelle. Elle se différencie de l’ingérence par le fait que son existence est connue et tolérée (au moins partiellement) par celui sur qui elle s’exerce. On parlera donc par exemple d’influence dans le cas de l’intervention de la France au Mali en 2012 puisque celle-ci était réclamée par le pays en question, mais d’ingérence dans celui de l’intervention américaine en Irak en 2003 (Saddam Hussein n’ayant lui rien demandé à personne).
  • Héritage: c’est un terme plus troublant pour les candidats car moins habituel dans un intitulé de sujet aux concours, en tout cas aux écrits. Il désigne un ensemble d’éléments transmis depuis le passé et toujours effectifs dans le présent. Attention ici à ne pas penser seulement à un héritage dans le projet européen (même s’ il s’agira du gros du sujet), mais à penser à remonter avant (Napoléon et ses campagnes dans toute l’Europe pouvaient parfaitement rentrer dans le sujet!)
  • Mutation: à l’inverse d’un héritage, une mutation désigne un changement majeur et définitif s’étant déroulé dans un domaine donné entre deux périodes. En associant ce mot à l’idée d’héritages dans le sujet, les concepteurs voulaient clairement faire réfléchir les candidats sur l’ambiguïté de la place de la France en Europe, à la fois en perpétuelle évolution tout en suivant des bases fondamentales qui persistent toujours.

 

Problématique:

63 ans après le traité de Rome, la France demeure-t-elle une puissance motrice du projet européen ?

 

Proposition de plan

I- Une France intégrée dans l’UE dont elle représente une des principales puissances

  • Une France intégrée, une France au cœur de l’UE (transports, flux humains…)
  • Économiquement, une France au cœur des flux européens (flux boursiers, dorsale, délocalisations…)
  • A l’échelle européenne, la France avec l’Allemagne est une des principales européennes (comparaison rapide… en plus plus le Royaume-Uni

 

II- La France, un moteur de l’Union européenne, aujourd’hui grippé ?

  • De Hugo à Macron, retour sur les nombreuses impulsions françaises au projet européen
  • Mais aujourd’hui, de nombreuses critiques internes remettant en cause l’implication française dans le projet européen
  • Vers une remise en cause aussi européenne du statut de pilier européen de la France ?

 

III- Quel avenir pour la France au sein de l’Union Européenne

  • Passé l’euroscepticisme, une nouvelle impulsion nationale pro européenne en France… Un retour de la France aux affaires ?
  • L’UE face à des problématiques, n’a-t-elle pas besoin de la puissance pour s’affirmer sur la scène internationale ?
  • Et la France de son côté, face à un déclin relatif n’a-t-elle pas besoin de maintenir  son implication en Europe ?
Julien Vacherot

Étudiant en première année à HEC Paris et rédacteur géopolitique, j'ai pour but de vous faire partager ma passion et de vous aider dans cette matière et partout où c'est possible

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