Comment se préparer aux épreuves de mathématiques des Parisiennes en prépa ECG ?

Réussir les mathématiques est indispensable pour assurer l’admissibilité dans l’une des écoles parisiennes (HEC, ESSEC, ESCP). Ces épreuves sont redoutées : elles pèsent entre 25% et 35% du total des coefficients ! Il est nécessaire de les travailler pour pouvoir faire face au niveau d’exigence attendu. Comment donc se préparer en amont afin d’arriver prêt le jour-J ?

 

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Présentation des épreuves de Maths Parisiennes

Aux concours, quelle que soit la filière (maths appliquées ou maths approfondies), le candidat doit plancher sur deux épreuves de mathématiques qui concernent chacune les trois écoles composant les Parisiennes.

Mathématiques appliquées :

  • L’épreuve de Maths HEC / ESSEC : son coefficient est de 4 pour les trois écoles, HEC, ESSEC et ESCP.
  • L’épreuve des Maths 2 ESSEC : son coefficient est de 3 pour HEC, 4 pour l’ESSEC, et 3 pour l’ESCP.

Mathématiques approfondies :

  • L’épreuve de Maths HEC / ESSEC : son coefficient est de 5 pour les trois écoles, HEC, ESSEC et ESCP.
  • L’épreuve de Maths 2 HEC / ESCP : son coefficient est de 5 pour HEC, 6 pour l’ESSEC, et 5 pour l’ESCP.

A noter que quelle que soit la filière, l’EDHEC et emlyon utilisent les épreuves des maths 2 ! Un candidat visant le top 5 doit donc également s’entraîner sur ce type d’épreuve !

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Maths Parisiennes : l’importance du cours

Dans les épreuves des Parisiennes, plus que dans n’importe quelle autre épreuve, l’apprentissage du cours est indispensable. Les épreuves du concours sont éprouvantes par leur difficulté : il est alors nécessaire de faire la chasse aux points, d’aller gratter LA question qui peut faire gagner le quart de point supplémentaire et assurer l’admissibilité dans l’école que vous convoitez !

Il est donc impardonnable de bloquer sur une question de cours lors d’une épreuve de maths du top 3. Certes, une grande majorité des sujets est composée de questions difficiles et éprouvantes, mais chaque sujet contient aussi son lot de questions abordablesIL FAUT aller chercher les points. Les questions de cours font partie de ce genre de questions. Il faut d’abord s’assurer les questions classiques avant d’aller chercher les questions les plus complexes.

Par exemple, lors de l’épreuve des maths 2 HEC ESCP 2019 des ECS (ex filière « Maths approfondies »), il est demandé à la question 3.a de montrer qu’une fonction est une densité de probabilité, avant de demander sa parité en 3.b. C’est ce genre de questions classiques de cours qu’il ne faut pas louper !

Ainsi, quand on évoque le « cours », on désigne : les définitions, les propriétés, les théorèmes et toutes leurs hypothèses !

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La répétition d’exercices classiques et des démonstrations

Bien que les épreuves de mathématiques conçues par les Parisiennes puissent être déstabilisantes d’une année à l’autre, il est important d’arriver le jour-J avec des automatismes.

Pendant l’année, vous travaillerez avec vos professeurs sur un bon nombre d’exercices de difficultés variées. Vous travaillerez aussi les annales de votre côté (Cf. Paragraphe suivant). Dans ces deux cas, vous repérerez des exercices qui reviennent régulièrement et qui sont assez importants. Il faut avoir la capacité de faire et refaire ces exercices inlassablement, jusqu’à ce que ça devienne automatique et évident pour vous. Certes, vous ne trouverez jamais le même exercice dans plusieurs sujets, mais dans un bon nombre de cas, les méthodes restent identiques : à vous de les répéter jusqu’à les maîtriser par cœur !

Pour cela, une bonne idée pour faire la différence est de s’approprier un petit carnet dans lequel vous noterez toutes les démonstrations, petites méthodes de résolution de questions ou « astuces » utiles pour le top 3 que vous rencontrerez en exercice ou dans les annales. La moindre chose qui vous semble bon à savoir pour des questions type top 3 doit être notée dans ce carnet que vous relirez régulièrement.

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Le travail des annales

Un travail rigoureux des sujets déjà tombés permet de se mettre pleinement en conditions. Il ne faut toutefois pas se précipiter et brûler les étapes. Consacrez-vous aux annales parisiennes dès lors que vous êtes certains d’avoir acquis le niveau des annales EDHEC/emlyon. Etre au point sur celles-ci permet d’être prêt sur toutes les questions classiques qui peuvent tomber, mais elles sont aussi la base pour pouvoir aller creuser des questions plus complexes. S’entraîner auparavant sur les annales de l’EDHEC et de emlyon permet de maintenir une certaine réactivité pendant les épreuves du top 3 et d’aller vite sur certaines questions !

C’est pour cela que, même s’il n’existe pas de méthode de travail unique, je vous conseille d’attendre le mois de novembre avant de s’exercer régulièrement sur les épreuves spécifiques du top 3 (même si rien ne vous interdit de vous tester avant). Entre novembre et janvier (au plus tard février), alternez entre des annales EDHEC/EML et des annales Parisiennes mais insistez surtout sur les EDHEC/EML !! C’est pendant cette période que vous devez absolument solidifier votre niveau sur ces épreuves avant d’être paré pour les épreuves du top 3 !

Pour ceux qui visent absolument HEC, l’ESSEC ou l’ESCP, le mois de janvier paraît être idéal pour se consacrer pleinement aux annales du top 3, sous réserve d’être parfaitement au point sur les EDHEC et emlyon. Entraînez-vous sur ce format, et renversez progressivement la tendance en travaillant majoritairement les Parisiennes (privilégiez des plages de 4h le week-end, prenez un temps de correction, refaites certains énoncés « classiques » jusqu’à les maîtriser…). ATTENTION : ne délaissez pas les EDHEC/EML, puisqu’il vous restera les derniers chapitres de 2ème année. Travaillez donc ces derniers cours et entraînez-vous aussi sur les EDHEC/EML pour être prêt sur ces chapitres !

Inutile de rappeler qu’en amont de l’épreuve, il faut se mettre dans les meilleures conditions : faites vos sujets en 4h, ne regardez pas votre téléphone, n’écoutez pas de musique, rédigez comme si c’était le Jour-J. C’est de cette façon que vous excellerez.

Lire plus : Comment travailler les annales de mathématiques ?

 

Le Jour-J, qu’est-ce que ça donne ?

Pendant l’épreuve, il faut être stratégique. Les épreuves d’HEC ou de l’ESSEC sont quasiment tout le temps composées de problèmes assez longs, souvent dépendants les uns des autres. Il paraît donc nettement plus difficile de pouvoir choisir par quoi commencer, comme ça peut être le cas à l’EDHEC ou à emlyon où vous avez la liberté de choisir l’ordre des exercices que vous effectuerez (les exercices sont indépendants).

Toutefois, il s’agit de lire l’intégralité du sujet pour pouvoir repérer ces questions classiques qu’il ne faut pas louper. Soyez vigilants : des questions très abordables peuvent se trouver à la toute fin du sujet ! Il est inadmissible d’avoir quitté la salle d’épreuve sans avoir traité toutes ces questions que vous aurez repéré en amont. Dans le sujet 2022 HEC / ESSEC des ECE, alors que 16 questions générales composent le sujet, une simple étude de fonction apparaît à la 14.b ! Vous ne devez pas avoir fini une épreuve sans avoir regardé de quoi le sujet était composé dans son intégralité.

La difficulté est rude : pendant l’épreuve, il faut vous battre jusqu’à la fin pour ne pas avoir de regrets. Ayez une confiance en soi absolue et un mental d’acier pour pouvoir affronter les épreuves sans relâche pendant 4h ! Gardez la tête froide et ne vous laissez pas effrayer par les longs énoncés et les notations du sujet : sur la forme, cela peut paraître effrayant mais dans le fond, la résolution des questions reste la même par rapport à des notations plus classiques ! Enfin, quelque chose de très utile en épreuve est de se servir des résultats donnés par les questions précédentes (même si vous n’y avez pas répondu) pour répondre à d’autres questions. Essayez de gratter le plus possible, tout point est précieux et bon à prendre !

Rayan Petiteau

Actuellement à l'ESCP après trois années de prépa ECE, dont deux au lycée Saint-Just et une à l'Institution Saint-Jean de Douai, je compte profiter de mon expérience pour aider au mieux les étudiants.

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