La conclusion dans une dissertation d’HGGMC

Ça y est ! Après 3h30 (voire même plus pour les plus ric-racs niveau temps d’entre vous) d’intense travail, vous arrivez enfin à la fin de votre long chemin de croix. Il ne vous reste plus qu’un seul paragraphe à écrire dans votre devoir. Il est certes en général un peu plus court que les autres, mais il n’en reste pas moins plus qu’important. En effet, il s’agit de la dernière impression que vous pourrez laisser au correcteur avant la fin du devoir, donc une conclusion ratée fera nécessairement chuter votre note. Voici donc quelques petits conseils pour finir votre devoir en apothéose et ne pas risquer la sortie de route

 

 

Toujours se garder du temps pour la conclusion pour ne pas risquer de la bâcler ou même de l’oublier (ça serait trop bête)

Alors certes il est vrai que la conclusion a souvent moins d’importance dans une dissertation que l’introduction ou même qu’une partie du développement. IL est donc normal que vous y consacriez moins de temps. Là où beaucoup de professeurs conseillent d’écrire l’introduction au brouillon, aucun ne dit la même chose concernant la conclusion, conseillant de la faire en dernier et avec le temps restant afin d’avoir le maximum de recul sur le reste de la copie mais également de en cas de retard ne pas lui consacrer trop de temps pour maximiser la qualité du reste de la copie. Pour autant, une mauvaise conclusion renverra une dernière image de copie bâclée au rédacteur, ce qui ne pourra qu’être mauvais pour votre note finale. Dans le pire des cas, l’oubli de la conclusion sera forcément très lourdement sanctionné vu qu’il s’agit d’un manque formel majeur à la copie…

Enfin, pensez également que l’écriture de la conclusion n’est pas la toute dernière phase de votre devoir ! Il faudra encore après ne pas oublier de le relire ! Si vous ne gardez pas suffisamment de temps pour faire une conclusion, cela voudra dire que vous n’aurez pas assez de temps non plus pour faire une bonne relecture donc que vous risquez d’être doublement désavantagé ! Apprenez donc dès les premiers DS de vos années de classe préparatoire à vous chronométrer de manière à toujours avoir le temps d’effectuer correctement chaque étape de votre dernière, y compris ces deux dernières.


La base d’une bonne conclusion : une reprise des étapes-clés du raisonnement mises en place dans la copie

Si, on en rediscutera plus loin dans cet article, l’ouverture reste facultative, la reprise des charnières logiques développées au cours du développement est elle indispensable. Alors oui, il y a là un fort risque de redite : comment en effet ne pas se répéter notamment vis-à-vis de la dernière phase de l’introduction où l’on avait annoncé le plan ? Et bien c’est ce qui fait tout le sel de la conclusion ! Il faut que vous arriviez à redire différemment tout ce que vous avez dit auparavant en grosso-modo trois phrases, une pour chaque grande partie du développement, sans que l’on y voie un copié-collé de ce que l’on a pu voir auparavant. Ce que je vous conseille personnellement, c’est d’avoir deux collections de trois connecteurs logiques que vous ressortirez systématiquement à chaque dissertation que vous écrirez (bonne nouvelle, c’est aussi valable pour l’épreuve de culture générale). J’utilisais pour l’introduction « Tout d’abord/Ensuite/Enfin » pour l’introduction et « Ainsi/Puis/Finalement » pour la conclusion. Ajoutez à cela un ou deux petits efforts sur la reformulation des grandes idées de chaque partie, et vous aboutirez dès lors à une conclusion de bonne qualité qui ne pourra au pire pas vous desservir et au mieux charmer le correcteur.

 

 

L’ouverture, un apparent avantage qui peut très vite se transformer en piège

Alors oui on le sait, une bonne ouverture peut mettre sur orbite une copie, car elle montre qu’au-delà du développement et de ses sacro-saintes trois parties, son auteur a su mettre en place une réflexion profonde et complexe sur le sujet, suffisamment pour que celle-ci dépasse ce qui a été montré au cours du raisonnement. Cependant, beaucoup jugent donc à tort cette ultime pirouette indispensable. Il n’y a rien de plus dangereux !!!! En effet, une mauvaise ouverture risque d’avoir l’effet contraire de celui escompté et de de desservir son auteur, alors qu’une conclusion basique sans ouverture aurait été sans doute mieux appréciée.

Qu’est-ce qu’une bonne ouverture ? Tout simplement une piste de réflexion visant à élargir la réflexion, à la compléter après avoir traité le sujet. Attention, il y a deux grands écueils à éviter. 1- Surtout n’utilisez pas l’ouverture pour mentionner un grand axe du sujet que vous auriez oublié dans votre développement pour montrer au correcteur que vous y avez pensé. Celui-ci en lisant la copie pensera sans doute que vous avez décidé qu’il s’agissait d’un élément mineur ou moins pertinent et vous sanctionnera d’autant plus durement. 2- On dirait que c’est évident comme ça mais mieux vaut prévenir que guérir : mieux vaut ne pas faire d’ouverture du tout qu’en écrire une tirée par les cheveux sans lien évident avec le sujet.

Julien Vacherot

Étudiant en première année à HEC Paris et rédacteur géopolitique, j'ai pour but de vous faire partager ma passion et de vous aider dans cette matière et partout où c'est possible

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