8 conseils précieux pour réussir en Histoire

Les dissertations en Histoire sont redoutées par bon nombre d’étudiant de CPGE littéraire. Contrairement à la Terminale, il ne suffit plus de connaître son cours, il est attendu un esprit de raisonnement et d’argumentation. Retrouvez ici quelques conseils pour s’améliorer dans cette matière.

 

1. Maîtriser les bases

À maîtriser impérativement, ils peuvent sembler évidents mais beaucoup d’étudiants les négligent. Soignez l’introduction et la conclusion, l’orthographe et la graphie. Les dates et les références d’auteurs sont obligatoires mais attention à ne pas faire catalogue (il vaut mieux ne rien mettre qu’étaler de manière brute ses connaissances). Une accroche est souvent la bienvenue mais pas forcément nécessaire. Ne vous torturez pas l’esprit à en trouver une si vous bloquez, votre note ne se joue pas vraiment dessus. Toutefois, une belle accroche signe une entrée en matière réussie et intéressera tout de suite le correcteur. Si vous n’avez rien de transcendant, passez et concentrez vous sur le plan.

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2. Ouvrir son champ de réflexion

Face à un sujet difficile où l’on manque parfois de connaissances approfondies, prenez du recul. Pensez au contexte historique, économique, politique, international, ainsi qu’aux personnes qui y ont vécu. C’est pourquoi connaître quelques personnages historiques peut grandement vous aider dans la compréhension d’une époque. Comprenant mieux, vous retiendrez mieux. Par ailleurs, je trouve il est généralement plus facile d’apprendre la vie d’un homme qu’une époque toute entière.

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3. Insister sur la problématique et le plan

Ils sont la clé de voûte de votre édifice argumentatif. De la problématique découle le plan c’est pourquoi il est recommandé de faire la problématique en premier puis de construire la dissertation (et pas l’inverse !). De cette façon, l’argumentation n’en sera que plus cohérente et solide. En résumé, le plan doit répondre à la problématique et non pas se faire en amont.

Un plan chronologique paraît plus simple et généralement plus cohérent pour ma part. Faites néanmoins bien attention à vos bornes chronologiques, chaque parties et sous-parties doit correspondre à une période homogène ou/ et à un argument. Les bornes en elles-mêmes doivent  faire la transition, vous devez expliquer clairement et expliciter le choix des bornes. 

Le plan thématique me paraît plus complexe mais certains s’y retrouve mieux. Il arrive que certains sujets s’y prêtent beaucoup plus, et d’autres pas du tout. Il peut être valorisé s’il est réussi voire original.

Enfin, le plan chronologico-thématique reste réservé aux plus expérimentés à mon avis. Manier les deux structures argumentatives demande une grande maîtrise de son cours et un très bonne capacité de structure et d’enchaînement des idées.

 

4. Soyez cohérents 

Avant tout, soyez structurés, posez les bonnes questions. Soignez les transitions pour un bon enchaînement des idées. Ces dernières doivent être au service du plan et pas l’inverse. 

Typiquement on aura : Argument principal (titre de partie) → sous argument (sous-partie) → exemple. Prenez garde, une date ou un événement historique seuls ne sont absolument pas des arguments. Ces derniers doivent venir de votre part, ils doivent bien sûr être illustrés par un exemple et peuvent même en être tirés.

 

5. L’esprit critique

En dissertation comme à l’oral, on attend pas de vous une restitution intégrale du cours. L’apport d’une réflexion personnelle (sans entrer dans la polémique, restez toujours modérés dans vos propos, évitez le dogmatisme) peut être grandement valorisé si cela est pertinent. Cette dimension est essentielle dans la partie entretien d’une khôlle.

Pensez également aux autres matières : philosophie, lettres. Vous êtes des littéraires, une dimension artistique ou littéraire sera toujours la bienvenue 

Exemple : la “tyrannie de la majorité” et le vote des pleins pouvoirs accordés à Pétain en 1940, Arendt et son étude des régimes totalitaires. (Lire plus : La nature du totalitarisme)

D’une manière générale, la philosophie politique est intéressante. N’en usez qu’à l’oral et si nécessaire, votre dissertation doit rester une copie d’histoire.

 

6. Soigner les transitions

On n’y pense pas toujours, mais les transitions sont un élément clé de votre composition. Ce sont elles qui apportent de la clarté et de la cohérence à votre exposé. Pour être réussies, elles doivent être concises. Il s’agit de synthétiser la partie précédente tout en l’articulant avec celle d’après. La réussite d’une transition passe indéniablement par la cohérence de l’exposé en lui-même (difficile de s’en sortir si votre partie qui suit n’a rien à voir avec la précédente). Aussi, si vous avez du mal à faire votre transition, c’est peut-être que l’enchaînement des idées et/ou le plan sont à revoir.

 

7. Faites la différence 

Pour espérer décrocher une excellente note, appliquez les précédents conseils, appropriez vous les bases et produisez une copie qui soit personnelle, propre à vous et à votre travail.

8. Ne paniquez pas 

Face à un sujet déstabilisant, et particulièrement en khôlle où le temps imparti est plus bref, on peut être facilement désarçonné. Dans ce type de cas, posez vous calmement, calmez vous pour réfléchir, et rappelez vous que tout sujet est traitable. Je vous recommande de vous exercer sur des sujets extravagants. Ils vous permettront d’enrichir votre culture historique avec des faits et exemples originaux tout en vous préparant à écrire sur tout type de thèmes.

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