Contraction : choisis ta méthode #02

Contraction : choisis ta méthode #02

La contraction demande un travail méthodologique conséquent. Le plus important est de trouver ta méthode ! Celle avec laquelle tu te sens le plus à l’aise. Celle qui fonctionne pour toi (et pas forcément pour les autres) et te permet de progresser et d’être constant. Celle, enfin, qui te permet de prendre à chaque devoir un peu plus confiance en toi dans cette épreuve.

Aujourd’hui, dans la lignée du premier article, nous te proposons une deuxième méthode, que tu pourras essayer si tu n’as pas encore la tienne. Si, lors des prochains devoirs, tu ne te sens pas à l’aise avec celle-ci, pas de panique ! Nous te proposerons d’autres méthodes, qui pourront être très différentes de la méthode présentée ici.

1)Les lectures.

La lecture est probablement ce qu’il y a de plus important. C’est pour cette raison que je vais m’y attarder davantage. Cette méthode te propose de faire trois lectures :

A) Première lecture.

Celle-ci te permet de « survoler le texte », de trouver l’axe démonstratif, le point d’ancrage du texte (parle-t-on de la démocratie, de la littérature, etc…). Il faut comprendre d’où l’auteur part, et où est-ce qu’il arrive à l’issue du texte. A cet égard, à la fin de la première lecture, j’écrivais un court paragraphe au brouillon, permettant de faire un premier point global. Par exemple : « Ce texte parle de la démocratie, dont le sujet est évoqué tout le long. L’auteur fait au début un constat sur la situation actuelle, puis arrive à la conclusion que la démocratie est en danger, notamment dû à la montée du populisme ». Cela permet d’avoir les idées claires sur le texte, et d’avoir en tête ce sur quoi vont porter les idées principales qu’il faudra absolument chercher à relever.

B)Deuxième lecture.

Elle te propose de rentrer un peu plus dans le texte. Il s’agit alors de le comprendre, de relever les idées principales, les théories et concepts centraux, mais surtout d’analyser la structure du texte ! Ce que j’évoque ici est le point le plus important. Il faut que tu parviennes à découper le texte en différentes parties, qui correspondent à la manière dont l’auteur a construit son texte. Typiquement, tu retrouveras généralement une introduction, 2 ou 3 grandes parties dans le développement, et une conclusion. Cette étape est primordiale, à plusieurs égards. Elle permet d’avoir les idées plus claires sur le texte et de mieux le comprendre ; elle te permettra de faire un résumé construit, aéré et logique ; enfin, et cela permet de faire la transition, elle t’aidera à bien appréhender la troisième lecture.

C)Troisième lecture.

Celle-ci est la dernière étape avant de passer au brouillon. Il s’agit de bien travailler sur les différentes parties que tu as distinguées auparavant, et de surligner les idées que l’on gardera dans le résumé. Evidemment, il te faut relever les idées principales qu’il faudra absolument replacer, mais tu peux aussi relever des exemples importants dans le raisonnement de l’auteur. Cela te fera gagner des points si cela ne prend pas le pas sur les arguments principaux. A l’issue de cette dernière lecture, tu peux te lancer sur le brouillon !

2)Le brouillon.

Ça y est, tu as lu le texte, tu l’as globalement compris (s’il reste des points d’ombre ce n’est pas forcément grave), tu l’as découpé et tu as relevé les idées essentielles. Il est temps de se mettre au brouillon, que tu dois rédiger ENTIEREMENT (cela évite de se retrouver avec 30 mots de trop, ou pas assez…à cinq minutes de la fin).

Pour cela, résume chaque partie que tu as découpée, séparément. Essaye de savoir à peu près combien de mots tu veux accorder à chaque partie pour que ce soit équilibré, et lance-toi.

Concrètement, je relisais une dernière fois l’introduction avec les éléments principaux surlignés, mettais le texte de côté et reformulais les idées importantes, et ce pour toutes les parties.

Il est également nécessaire de s’attacher à comprendre la manière dont l’auteur passe d’une partie à une autre. A cet égard, pense à bien relever et résumer les transitions entre tes grandes parties, pour que la contraction soit logique du début à la fin.

A la fin de la première vague du brouillon, tu auras peut-être trop de mots, ou pas assez. C’est alors le moment d’avoir le sens du détail, afin de régler le nombre de mots, la formulation des phrases, le choix des exemples etc…

Garde toujours un œil sur la montre, et lorsque tu approches de la fin du temps imparti, et que ton brouillon est finalisé, tu peux passer au propre.  

3)Le propre.

La méthode présentée ici t’expose à un risque : ne pas avoir beaucoup de temps pour te relire. En effet, après trois lectures, et un brouillon que tu as peaufiné, il ne devrait plus rester beaucoup de temps jusqu’à la fin des deux ou trois heures.

Ainsi, une condition qui est, je pense, primordiale avant de se lancer dans cette méthode, est d’avoir l’habitude de ne pas faire beaucoup de fautes en écrivant. Tu n’auras, a priori, pas de longues minutes devant toi pour te relire avant de rendre la copie, et il faut donc que ton premier jet au propre contienne très peu de fautes. Les erreurs d’étourderie restantes devront peut-être se corriger sur la seule et unique relecture. N’oublions pas, en effet, qu’il faut penser à bien recompter le nombre de mots et à mettre le décompte au fur et à mesure dans la marge.

Enfin, de même que ce sera le cas pour toutes les autres méthodes, applique-toi sur l’écriture, sur le respect des règles de forme etc…

Pour conclure, je t’invite, si tu n’as pas encore trouvé ta « routine de contraction », à essayer cette méthode. Il se peut qu’elle ne te corresponde pas, mais tu n’as rien à perdre. Tâtonne jusqu’à trouver la bonne, même si tu as des mauvaises notes, car seuls les concours comptent !! Et il faut absolument arriver à cette échéance en ayant confiance en soi, et en sa méthode.

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