Contraction de texte HEC – Analyse du sujet

Découvre ici l’analyse du sujet de contraction de texte HEC Paris du concours 2021 pour les candidats ECE ECS et ECT. C’est une épreuve redoutée par de nombreux prépas. 

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Analyse du sujet

En ce mercredi 04 mai 2021, les candidats à la BCE ont pu se frotter à l’épreuve (tant attendue… ou pas) de la contraction HEC. Cette année, l’éducation était à l’honneur, avec un extrait de l’ouvrage de Georges Gusdorf (philosophe français) Pourquoi des professeurs ? (1663) au chapitre « La fonction enseignante ». Cet extrait était assez court et portait, comme l’indiquent le nom de l’ouvrage et du chapitre, sur l’éducation, l’enseignant et de leurs impacts sur la construction des élèves tout au long de leur scolarité. Le rapport relationnel entre les enfants (ou étudiants) et le maître était un point d’ancrage très intéressant du texte, autour duquel gravitait des idées portant sur le rôle de l’éducation dans toute vie humaine.

Le texte n’opposait pas de difficultés particulières dans sa compréhension et contrairement au texte Ecricome, peu d’exemples venaient étayer les propos de l’auteur. Nous verrons dans la suite de l’analyse qu’il était alors très intéressant de les introduire dans votre contraction !

Passons tout de suite à une proposition de découpage du texte et donc de l’organisation de votre contraction. N’ayez crainte si votre découpage n’est pas exactement le même, cela peut être dû à une méthodologie différente mais qui peut très bien fonctionner également !

 

I)Introduction : du début à « Ce dont on parle n’est qu’un prétexte »

Dans cette première partie, l’auteur effectue un triste constat concernant l’enseignement. Tout ne semble qu’être monologue entre celui qui enseigne et les apprenants. Pourquoi alors ne pas changer de modèle et implanter l’enseignement unique à travers la France ? Car ce changement se heurte en réalité à l’idée selon laquelle la phase d’apprentissage traditionnelle est au centre de la construction de l’enfant. Néanmoins l’auteur nous invite, à la fin de cette première partie, à changer de perspective afin de comprendre pourquoi et comment nous faisons fausse route à ce sujet.

 

II)Première partie : de « Il faudrait ici revenir au moment inaugural de la première classe » à « Elle ne sert pas à grand-chose lorsqu’il s’agit d’affronter le présent et de prévoir l’avenir »

Afin de mieux comprendre le renversement idéologique que semble vouloir effectuer l’auteur dans la première partie, celui-ci fait ressurgir le premier jour de classe de l’enfant afin de comprendre le rapport que ce dernier entretient avec l’école. L’idée d’une nouvelle vie de l’enfant, qui ne reviendra plus comme avant, est ici à prendre en considération car l’auteur montre que malgré l’absence d’apport réel dans sa vie, l’enfant sortira à jamais changé de cette expérience. Il rentre, pour ainsi dire, dans « le moule » de la société. Plus encore que le premier jour, c’est chaque début d’année qui marque un nouveau tournant. Il fallait ici évoquer la mise en mouvement d’une sociologie de la classe et du maître dont parle l’auteur dans la suite de la partie, en commençant à évoquer plus en profondeur la relation entre le maître et ses élèves.

 

III)Deuxième partie : de « Il faut donc en revenir à cette confrontation de la première classe » à « Et chaque regard tourné vers l’instituteur manifeste cette attente, consciente ou non, et cette espérance »

L’idée de la partie précédente introduisait cette partie, dans laquelle l’auteur évoque les notions de respect, d’autorité et de hiérarchie des élèves envers le maître. Il pouvait être alors judicieux, afin d’étayer le propos, d’inclure l’exemple de l’auteur et de son expérience de jeune officier qui donne des ordres à ses hommes. Si cet exemple ne prend pas le pas sur les idées principales, cela sera pour sûr valorisé par la/le correctrice/eur. L’importance de la parole du maître devant ses élèves devait faire l’objet de cette partie. La parole de l’enseignant, cette présence physique auprès des élèves, tient lieu de révélateur de la vérité. Il est celui qui détient le savoir, dont la parole (à tord ?) ne peut être remise en cause par les élèves qui attendent l’instruction et le savoir. Les dernières phrases de la partie sont très intéressantes car sont intimement liées à l’idée principale de la partie (et même de l’ouvrage) : l’importance de la figure du maître.

 

IV)Conclusion : de « Ainsi en est-il de bas en haut de la hiérarchie scolaire » à la fin

Nous fermons la boucle des réflexions évoquées dans l’introduction. Le maître est, avant d’être l’instrument du savoir, la présence humaine qui le transporte et le transmet. Il fallait alors relever l’ambivalence sur l’idée d’un maître confiant et dont on attend qu’il ait le savoir infini, et la réalité de son existence (exemple de Heidegger pour aller plus loin). Enfin, le dernier paragraphe mettait un point final à toutes les réflexions, c’est à dire l’idée d’un enseignement “en trompe l’oeil”, qui a pour (unique ?) conséquence de façonner notre personnalité, à travers le rapport aux autres et dont l’enseignant est au coeur de ce processus. 

Arthur Costa

Ancien étudiant ECE désormais à l'EDHEC Business School, j'écris des articles dans mes matières de prédilection pour vous aider tout au long de vos années prépa !

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