Culture générale : l’importance de travailler son style d’écriture

La méthodologie. Trop souvent, on ne vous a parlé que de méthodologie. Certes essentielle pour réussir l’épreuve de culture générale, elle n’est pourtant que secondaire dans ces épreuves ; un élément est à absolument travailler : le style de son écriture. En effet, avec un style fluide et compréhensible, le correcteur aura plaisir à vous lire – et donc envie, très important lorsqu’il en est à sa trentième copie de la journée – et surtout, la structure de votre devoir ressortira. Le correcteur pourra donc se rendre compte que vous avez bien intégré la méthodologie de l’épreuve. Ainsi, pour avoir de bons résultats en CG, il semble indispensable d’avoir parfait son style au préalable. Mais concrètement, sur quels points se concentrer pour avoir un style fluide en français ? 

 

1. La structure des phrases 

Sujet – verbe – complément 

Un trio indispensable pour une écriture claire. Trop souvent les préparationnaires essaient d’avoir un style en complexifiant leurs phrases ; au final, leur écriture n’est absolument pas claire. L’effet produit est donc inverse à celui recherché. Il convient alors de reprendre ses classiques : le Bescherelle, la grammaire, les temps et conjugaisons…

Par exemple :

  • Au futur de l’indicatif : pas de -s à la première personne (ex.je viendrai) 
  • Au présent de l’indicatif : -s à la première personne du singulier pour les verbes du 

troisième groupe (ex.je comprends)

  • A l’impératif  présent : pas de -s pour les tous les verbes à la deuxième personne du singulier ( ex. Pense à le prévenir )
  • mais un -s se rajoute si le verbe est suivi d’un pronom (ex.Penses-y)

 

2. La ponctuation 

Sans doute le point qui m’a le plus fait progresser en culture générale en deuxième année. Quand placer des virgules, des points virgules, des double-points ? La règle n’était pas claire pour moi et je les plaçais un peu «  au petit bonheur, la chance » ; en gros, quand je trouvais que la virgule faisait bien. Or, l’écriture doit être rythmée pour qu’elle stimule le lecteur. Il convient alors de remplir ses paragraphes de virgules et de points virgules pour avoir une écriture fluide, lisible et surtout qui donne envie au lecteur de continuer à vous lire. En effet, lorsqu’un prof de philo a huit pages à corriger, s’il est démotivé dès la deuxième, votre note a de grandes chances de ne pas dépasser le 8.

Quelques règles essentielles : 

    • Selon l’Université de Montréal « Le point-virgule indique une pause de durée moyenne. On l’utilise pour séparer des phrases juxtaposées et unies par le sens ou pour séparer des parties d’une phrase contenant elles-mêmes des virgules. Le point-virgule s’emploie aussi à la fin des différents éléments d’une énumération verticale. »

Plus simplement, quand vous évoquez deux éléments ayant un lien dans une même phrase, mais que votre phrase devient trop longue : utilisez un point virgule. 

Le double point : il remplace un « par conséquent » dans votre phrase. Lorsque vous en déduisez une conclusion évidente, naturelle, utilisez le « : » pour rythmer votre fin de phrase et mettre en relief l’élément logique. 

 

3. Le vocabulaire 

Ici point évident mais point essentiel. Quoi de pire que des phrases qui se ressemblent et se répètent ? Pour travailler la richesse de votre vocabulaire, essayez de chercher des synonymes en permanence ; lorsque vous travaillez sur un DM, prenez le temps de chercher des synonymes, et ce notamment, quand vous utilisez le même mot plusieurs de fois de suite. Ce n’est absolument pas du temps perdu ! Cela vous servira pour les concours !

  • synonymo.fr était le site que j’utilisais le plus souvent. 

 

4. Les adverbes 

Beaucoup plus naturels en anglais, les adverbes permettent cependant de donner beaucoup de rythme à vos phrases en français. De plus, si vous parvenez à les utiliser avec subtilité – c’est à dire de ne pas utiliser que des « évidemment », « vraiment » et « premièrement » à chaque ligne- votre copie se distinguera par son style. Avoir une écriture « stylée », c’est précisément une écriture simple et rythmée mais qui se distingue par la richesse de son vocabulaire, par des éléments originaux : les adverbes sont un bons moyens de surprendre votre correcteur. 

Une technique pour apprendre de nouveaux adverbes est de se constituer une liste d’adverbes facilement utilisables et de la relire tous les jours. Un peu comme vous apprendriez du vocabulaire en langue. 

 

5. L’explicitation 

Dernier point abordé car étant le moins évident à mettre en place : l’explicitation. 

Quelques étudiants retrouveront ici les commentaires de leurs professeurs, j’en faisais parti jusqu’au milieu de ma deuxième année – et j’en fais encore parfois parti pour être honnête. Ici c’est un travail de forme mais aussi de fond. Expliciter ses idées, c’est leur donner forme ; leur donner de la profondeur et donc les rendre lisibles. Ainsi, lorsque vous utilisez un concept, n’hésitez pas à l’expliquer dans la phrase qui le suit ou qui le précède : cela ne rendra votre texte que plus compréhensible et évitera tout quiproquo avec votre correcteur. Il faut que votre idée lui semble évidente, naturelle ou alors qu’elle se distingue par son originalité. Or, pour être originale, votre idée ne doit pas être absurde. Le risque de ne pas expliciter est de produire un contenu absurde et donc non valorisé.

Aux concours, vous aurez une note moyenne si vous produisez un texte « normal », c’est à dire attendu par le correcteur. Cependant, pour atteindre de très bonnes notes, il convient de se distinguer, de prouver au correcteur que vous avez les bases nécessaires mais aussi que vous pensez différemment. Or, n’étant pas évidente, votre idée doit être détaillée et explicitée. Un travail de fond pour lequel il faut s’entraîner à chaque DS, à chaque exercice, bref à chaque fois que vous écrivez.  

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