ESH : 4 erreurs à ne pas faire pour la dissertation

Parfois, on a beau apprendre par cœur une quantité impressionnante de connaissances, de dates et de concepts, on n’arrive toujours pas à dépasser le 10 en dissertation… C’est pourquoi je vais vous citer 4 erreurs à ne pas faire pour vous améliorer et vous permettre d’exceller à la dissertation d’ESH aux concours !

 

Ne pas réciter tout son cours 

Lors d’une dissertation, il ne s’agit pas de ressortir tout son cours appris au préalable par cœur, mais de faire émerger une réflexion à partir de laquelle on va construire un développement analytique, argumenté et logique. C’est une erreur de vouloir faire un catalogue de ses connaissances car c’est un exercice qui représente un véritable raisonnement et une prise de recul sur ce que l’on sait. Elle nécessite donc de sélectionner ses connaissances, de cerner la problématique et ainsi éviter les hors sujets. Je vous conseille donc de ne pas amasser les auteurs mais de vous concentrer sur un nombre plus restreint mais bien maîtrisé de thèses, d’auteurs et d’exemples historiques. Pour chaque chapitre, vous pouvez lister : 

  • Les auteurs indispensables
  • Les exemples historiques pertinents 
  • Les définitions des termes et concepts clés 

Limitez-vous à cela. Vous pouvez d’ailleurs miser sur des exemples originaux pour vous démarquer des autres et permettre au jury de se rappeler de votre copie. De plus, le jour des concours vous ne pourrez jamais ressortir tout ce que vous savez donc ne vous surchargez pas et allez à l’essentiel.

 

Opter pour une approche personnelle et originale

Évidemment, il n’y a pas UNE correction pour un sujet mais une multitude. Au minimum, une dissertation répond au sujet, est argumentée et structurée. Mais en réalité, l’idéal est qu’elle soit personnelle voire originale car elle doit répondre à un cheminement logique propre à chacun qui dépend de ses connaissances et de la manière dont on s’approprie le cours. 

Personnellement, j’ai toujours fait des dissertations qui se démarquaient des autres par leur originalité et parce qu’elles constituaient une réflexion qui m’était propre. J’ai commencé par travailler la logique, la forme et la cohérence, et après j’ai approfondi mes connaissances et c’est ce qui m’a valu de majorer plusieurs fois. En réalité, la dissertation d’ESH n’est pas scolaire car on n’attend pas de vous que vous récitiez votre cours mais que vous raisonniez. L’analyse du sujet reste l’élément n°1 qui est évalué. 

Évidemment, il faut aussi apprendre son cours et maîtriser les bases. Mais, une fois de plus, il faut sélectionner et comprendre ce que l’on apprend pour que cela serve véritablement l’analyse. Avec moins de connaissances, il est plus facile de s’approprier une idée et de l’accompagner d’un auteur et d’un exemple historique.

 

Ne pas se concentrer uniquement sur le contenu

Maintenant, intéressons-nous à la méthodologie de la dissertation pour que le rendu soit propre, clair et que votre correcteur ait plaisir à lire votre copie.

On ne s’en rend pas nécessairement compte mais la présentation/organisation est fondamentale, elle compte presque autant que le contenu. Il faut se mettre à la place de son correcteur qui corrigera votre copie, si votre copie est illisible ou peu claire il ne perdra pas son temps à la déchiffrer et votre note sera tirée vers le bas. Alors, pour mettre toutes les chances de votre côté, n’hésitez pas à soigner la présentation ainsi que le plan. Adoptez notamment certains réflexes comme : 

  • annoncer votre plan dans l’introduction
  • faire des conclusions partielles à la fin de chaque sous-partie 
  • soigner la conclusion qui doit clôturer votre travail de manière pertinente sans se répéter
  • et évidemment, il ne faut aucune faute d’orthographe !

Ensuite, au niveau du nombre de parties, il est totalement possible de faire un plan en 2 parties ou en 3 parties, cela dépend seulement du sujet.

 

Lire plus : L’importance de la forme en dissertation d’ESH : les exigences du jurys 

 

Penser que ficher et apprendre ses cours est suffisant

La pire erreur à faire en prépa ECG pour la dissertation d’ESH est de dédier tout son temps de travail à ficher, apprendre et réviser son cours. En effet, comme vu précédemment, le bourrage de crâne ne sert à rien si on ne sait pas disserter ! Mais, cela ne veut pas dire qu’apprendre son cours est inutile. Au contraire, sans connaissances, il est impossible d’analyser un sujet ! Le piège est de penser que plus on a de connaissances, plus on va réussir sa dissertation ; or, c’est faux. Je pense que l’exercice de la dissertation requiert un entraînement et un temps de travail à lui seul. C’est pourquoi, je vous conseille de bloquer 2 heures de révisions dans votre planning et d’appeler ça « dissertation ». Pendant ce temps de révisions, vous pouvez :

  • Piocher dans les annales d’ESH
  • Analyser des sujets
  • Construire des plans autour de sujets types en une trentaine de minutes 
  • Vous plonger dans les copies de concours 
  • Et lire les rapports de jurys car c’est là que vous trouverez ce que les jurys attendent exactement de vous !

 

Lire plus : S’entraîner à la dissertation d’ESH : le libre échange est-il facteur de croissance ? 

 

J’espère que tous mes conseils vous auront servi et vous permettront d’exceller à la dissertation d’ESH !

Justine Lautridou

Étudiante en 1ère année à l'emlyon, Mister Prépa m'a beaucoup aidé étant préparationnaire c'est pourquoi j'ai à coeur de transmettre à mon tour mes connaissances et mes astuces !

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