Faut-il lire pour réussir l’épreuve de français ?

Vous entrez en hypokhâgne et le français n’est pas votre matière favorite ? Ne vous en fais pas, grâce à nos conseils vous pourrez progresser sans lire l’intégralité de La recherche du temps perdu.

 

Le français une matière différente des autres que vous pouvez appréhender

Contrairement aux mathématiques, il ne vous suffit pas de connaître votre cours et de faire des exercices pour progresser en français. Vous aurez besoin de vous construire une petite collection d’exemples que vous ressortirez en dissertation pour illustrer vos arguments.

Ainsi, avoir une culture littéraire étendue ne peut être que bénéfique en classe préparatoire littéraire. Cependant, ce n’est pas le cas de tous les hypokhâgneux. La B/L est une filière pluridisciplinaire et le français n’est qu’une matière parmi d’autres. Vous vous y êtes peut-être inscrits pour l’histoire et la SES par exemple, mais sans intérêt particulier pour les lettres. Si c’est le cas, il se peut que la charge de travail pour ce cours vous semble insurmontable. Vous pouvez avoir l’impression que tout est joué d’avance et que vous ne rattraperez pas en deux ans ce que vous auriez pu lire en dix ans. C’est là que les professeurs interviennent. Comme nous le verrons plus loin, ils sont là pour optimiser votre travail. Ce sont eux qui vous livreront des exemples détaillés qu’il vous faudra ensuite réutiliser.

Lire plus : français, philosophie, histoire : comment travailler sans effort

Cela nous amène à la deuxième raison pour laquelle vous pouvez appréhender le français : il se peut que vous ayez une grande culture mais que vous ne sachiez pas la convertir en points dans vos copies. En effet, il est essentiel de savoir utiliser ses références. N’en faites pas une brève allusion mais développez les un maximum, en citant quelques éléments du texte.  

 

Quels sont les conseils pratiques pour progresser rapidement ?

Tout d’abord, comme il a été dit précédemment, grâce aux professeurs, vous aurez le temps de vous construire une culture littéraire avant le jour du concours. Au cours de l’été, vous avez dû recevoir une bibliographie. Vous pouvez d’ores et déjà lire les œuvres qui vous intéressent le plus. Il ne faut surtout pas hésiter à être curieux en B/L, vous vous découvrirez peut-être une passion pour cette matière.

Si ce n’est pas le cas, vous devez vous concentrer sur les œuvres au programme : les lire en amont et surtout être attentif pendant les explications de texte faites en classe ou en colle. En effet, rappelez-vous qu’une dissertation n’est composée que de neuf paragraphes, c’est-à-dire de neuf exemples. Or, au cours de vos deux années de classe préparatoire, vous étudierez une cinquantaine d’extraits. Ainsi, même si vous n’avez jamais lu avant d’entrer en prépa, les exemples détaillés en cours vous suffiront … à condition de bien savoir les réutiliser.

Pour cela, vous devez, dans votre copie, illustrer chaque argument par des exemples détaillés et variés. L’attention des correcteurs sera nécessairement retenue par une copie riche, qui comporte des exemples d’époques, de genres ou d’auteurs différents. N’hésitez pas non plus à citer des références extra-littéraires cinématographiques ou philosophiques.

Enfin, illustrer vos copies par quelques citations d’auteurs ou des passages de textes ne peut que vous rapporter des points !

Lire plus : paragraphe argumentatif #2 : la méthode gagnante en français 

 

Pour être capable de bien détailler les exemples dans votre copie, vous devez fournir un travail de fichage en amont 

Afin d’illustrer correctement vos idées, il ne sera pas suffisant de faire une brève allusion à des œuvres littéraires. Vous devez les développer pour montrer au correcteur que vous maitrisez les outils littéraires. Si en SES vous insérez des graphiques dans votre copie, en français vous devez mettre des détails linguistiques et textuels (figures de style, rythme, versification …).  Il s’agit d’expliquer en quoi les éléments du texte servent les intentions de l’auteur.

Ainsi, il est indispensable de ficher les explications linéaires faites en cours ou en colle. Sur vos fiches, vous pouvez rapidement présenter l’œuvre, l’auteur et la place de l’extrait dans l’œuvre intégrale, mais le principal reste de retenir quelques éléments du texte (rythme, figures de style, point de vue narratif …) et de repérer quelles sont les intentions de l’auteur qui se cachent derrière.  

Par exemple, en khâgne, nous avons étudié Le ravissement de Lol. v Stein, de Marguerite Duras. L’auteure y forme des « mots trous » pour montrer son angoisse de la page blanche. Dès le début de l’œuvre, Lola, le personnage principal, devient Lol. Le « -o », placé au centre du patronyme, agit comme une aspiration. Vous pouvez réutiliser cette petite remarque dans un bon nombre de sujets (sur la fonction de l’écriture, l’utilisation du langage dans la littérature …).

   

Conclusion

Concrètement, si vous ne disposez pas d’une culture littéraire étendue avant d’entrer en hypokhâgne, pas de panique : il vous suffit de faire preuve de curiosité et de méthode. Vous devez savoir utiliser efficacement le contenu de vos cours, sans oublier d’être original pour produire une copie qui vous ressemble !

Lire plus : faut-il lire tous ses livres pour réussir en khâgne ?

Iris Pavie

Après deux ans de B/L à St Just, je vais découvrir le journalisme à l'Académie de l'ESJ. J'ai à cœur d'aider tous les préparationnaires dans leurs cours et leurs choix d'orientation !

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