Géopo ECRICOME 2024 – Analyse du Sujet 1

Découvrez l’analyse du sujet 1 de Géopo ECRICOME 2024, une épreuve essentielle pour les étudiants en prépa ECG.

Les coefficients de l’épreuve sont les suivants :

Dans cet article, nous allons te proposer un plan détaillé, ce qui vous vous permettra de bien préparer la suite des échéances du concours 2024, avec les épreuves de la BCE. A ce sujet, retrouvez notre kit pour préparer la Géopo en cliquant ici.

LES SUJETS DE GEOPO ECRICOME 2024

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Analyse du sujet 1 – HGG ECRICOME 2024

Plutôt « classique » lorsque l’on regarde le programme de géopolitique concernant l’Afrique, mais néanmoins redouté par les candidats car portant sur un débat toujours vivace dans nos sociétés contemporaines, ce sujet n’aura laissé personne indifférent.

Sur ses bornes historiques, un premier piège aurait été de ne traiter que le XXIème siècle. En effet, s’il faut évidemment ancrer la dissertation dans les deux dernières décennies, il fallait pour autant mettre une forte perspective historique dans le traitement de ce sujet, notamment en revenant sur le processus de colonisation, puisque l’on peut difficilement évaluer les « nouvelles dépendances coloniales » sans parler des anciennes.

De même, si les trois questions et le document proposé orientaient le sujet sur les cas russes et chinois, deux pays dont l’appétit vorace se tourne aujourd’hui vers l’Afrique, il ne fallait pas pour autant oublier de traiter dans la dissertation la place prépondérante que peuvent conserver les anciennes puissances coloniales en Afrique.

Le mot central du sujet était certainement « dépendance ». Une situation de dépendance existe quand une entité a un besoin vital d’une autre entité pour son bon fonctionnement. Ici, il ne fallait pas oublier de penser la dépendance non seulement sur le plan économique (comme nous y encourageait l document) mais également sur les plans diplomatiques, géopolitiques ou même culturels.

Enfin, attention à ne pas tomber dans l’écueil de la diabolisation systématique des puissances étrangères. En effet, toute ingérence ou influence étrangère n’est pas forcément négative. Certaines interventions étrangères en Afrique ces dernières années ont même été réclamées par les gouvernements africains, comme l’opération Serval au Mali. En géopolitique comme partout, attention à ne pas tomber dans le tout blanc ou tout noir, et à conserver de la nuance !

 

Proposition de plan détaillé

 

I- La colonisation, qui a consisté en une domination tous azimuts des pays colonisateurs sur certains pays africains semble achevée depuis des décennies…

  • La colonisation, le processus ultime de domination et d’exploitation d’un pays africain par une « puissance du nord » a régné dans quasiment l’intégralité des pays africains pendant plus d’un siècle …
  • … A été compliquée à combattre en Afrique, où elle a duré sensiblement plus longtemps qu’ailleurs, avec des pays plus fortement intégrés au processus, avec une lutte moins organisée…
  • … Semble toutefois aujourd’hui s’être achevée (décolonisation) dans toutes les anciennes colonies, à des dates différentes, par la force ou pacifiquement, au cours de la seconde moitié du XXème siècle d’autant que les puissances du Nord semblent elle aussi être passées à autre chose voire vouloir faire amende honorable sur le souvent lourd passé colonial

 

II- Néanmoins, les influences et ingérences étrangères, des anciens acteurs coloniaux et de nouvelles puissances, semblent avoir survécu à l’époque coloniale et demeurer encore bien vivaces aujourd’hui sur le continent africain

  • Des ingérences et influences étrangères encore bien vivaces dans les anciens pays colonisés pour défendre les intérêts des anciennes puissances coloniales
  • Une pression et domination culturelle persistante comme nouveau type d’ingérence. La colonisation est-elle bien finie dans les têtes, ou est-ce là au contraire qu’elle a causé le plus de dégâts en Afrique ?
  • Les nouveaux acteurs économiques en Afrique (Chine, Russie…), sous couvert de participer à l’émancipation et au développement du continent africain, ne sont-ils pas les premiers responsables face aux accusations de néocolonialisme ?

 

III- L’Afrique veut aujourd’hui se donner les moyens de se sortir de ces dépendances étrangères pour trouver sa propre autonomie ?

  • Une volonté de rejet par l’Afrique de toute ingérence et influence des anciennes puissances étrangères coloniales pour enfin se sortir de cette domination multiforme qui lui a été imposée et conservée malgré la décolonisation (rejet pur et simple, diversification des partenaires commerciaux et diplomatiques, intégration sur la scène mondialisée par différents biais…)
  • L’Afrique, un effort d’intégration nationale, régionale et continentale depuis deux décennies, pour gagner enfin en autonomie et se libérer du joug des puissances étrangères
  • Néanmoins une question : l’Afrique est elle réellement indépendante et peut-elle réellement se couper aujourd’hui des puissances étrangères ? (Pauvreté endémique, instabilité chronique, tous les apports étrangers ne sont pas à jeter, les influences et ingérences étrangères sont parfois surjouées et instrumentalisées pour cacher les problématiques internes des États africains et des gouvernements nationaux…)
Julien Vacherot

Étudiant à HEC Paris en Stratégie fiscale et juridique internationale et responsable géopolitique, j'ai pour but de vous faire partager ma passion et de vous aider dans cette matière et partout où c'est possible

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