Intégrer Sciences Po Lyon après une prépa B/L : le témoignage de Ronan

Découvrez le témoignage de Ronan, à Sciences Po Lyon, qui nous dévoile son parcours en prépa B/L et ses secrets pour réussir les concours.

 

Peux-tu te présenter pour commencer ?

Alors, je m’appelle Ronan, 20 ans, j’ai fait deux années de prépa B/L au Lycée de Saint Just et je suis actuellement à Sciences Po Lyon.

 

Pourquoi avoir fait le choix de Sciences Po, et surtout celui de la classe préparatoire avant cela ?

Je vise Sciences Po depuis le lycée mais les bouleversements de la pandémie et du confinement ont fait que je ne me suis pas inscrit aux concours. Je me suis donc tourné vers la CPGE B/L.

 

Pourquoi une prépa avant Sciences Po ?

La prépa B/L est connue pour bien préparer aux concours de 2ème année des IEP. Et puis, même si c’était difficile, j’ai commencé à m’y plaire. Enfin, j’aime bien finir les choses que j’ai commencé alors autant terminer.

 

Comment t’es-tu préparé à ces concours ?

D’abord les professeurs là-bas nous ont beaucoup aidé, notamment en Sciences Sociales où nous avions des cours spécifiques en plus. Pour ma part, j’étais anxieux, j’ai énormément regardé le programme et je me suis surtout focalisé sur les annexes pour m’entraîner. Nous avions également la possibilité de prendre des sujets propres aux IEP lors des dissertations le samedi. Concernant l’épreuve sur l’ouvrage, je ne l’ai pas trop travaillé car je l’avais déjà lu deux fois, ce que je trouvais suffisant. En anglais, j’ai travaillé le vocabulaire et les expressions idiomatiques en priorité.

 

Quels ont été tes résultats à l’issue des concours au final ?

J’ai été reçu premier sur liste d’attente à Lyon (11 en anglais, 14,5 à la question contemporaine et 13,5 sur l’ouvrage). Le concours d’Aix s’est plutôt mal passé et je n’ai pas été retenu. En revanche, j’ai très bien réussi celui de Bordeaux (17 à la question contemporaine, 12 en sociologie, 12 en LV2 allemand et 17 en anglais). Je me suis surtout concentré sur Lyon et Aix, d’autant que je connaissais mes résultats d’admission pour Lyon au moment de passer Bordeaux. C’est donc surprenant d’avoir aussi bien réussi.

 

Et l’ENS alors ?

J’ai quand même passé le concours de l’ENS comme tout bon B/L, mais j’y suis allé détendu, sans vraiment réviser au préalable. Mes notes tournent aux alentours de 10 ou 11.

 

Lire plus : Méthode pour l’épreuve écrite de SES de B/L à l’ENS Ulm

 

As-tu été surpris par tes résultats ?

Honnêtement, je ne pensais pas avoir Sciences Po Lyon. J’y suis allé un peu résigné, à la vu de mes résultats de prépa qui n’étaient pas toujours encourageants, la notation étant plutôt celle de l’ENS (donc plus rude). Je suis sorti des épreuves peu confiant, les sujets m’ont un peu déstabilisé. J’ai donc été pas mal surpris de mes résultats à Sciences Po et très content aussi.

 

Au niveau de tes années de classe préparatoire, comment se sont passées tes deux années ?

Il faudrait diviser mon parcours en prépa en deux. Mon année d’hypokhâgne fut laborieuse. J’étais très décidé à travailler, je ne dormais pas beaucoup et je manquais d’efficacité. Mes résultats ne suivaient pas, je me perdais dans des futilités. Il m’a fallu un long temps d’adaptation pour acquérir la méthode de travail qui me correspondait. En Khâgne en revanche, je travaillais moins mais plus sereinement et plus stratégiquement. J’avais les IEP dans le viseur, ce qui me permettait d’être plus efficace. J’ai notamment arrêté de travailler les maths (ceci n’est pas forcément un conseil à suivre) puisqu’elles ne comptaient pas aux concours. C’était mentalement plus vivable et je m’en sortais bien mieux. Mes résultats étaient meilleurs, en deux années j’ai pris un point et demi de moyenne alors que le niveau d’exigence ne cessait d’augmenter.

 

Merci Ronan pour ce témoignage, as-tu un dernier conseil à donner aux étudiants qui visent les IEP ?

Il faut vraiment essayer de “sentir” le sujet. Il ne s’agit pas seulement de le comprendre, il faut savoir où l’on va, aller dans l’intimité du sujet, le faire vivre et ne surtout pas s’opposer à lui. Le tout est de parvenir à faire son propre sujet et pas une pure restitution de connaissances.  En tant qu’élèves de prépa, vous avez tous les bases et les méthodes pour faire Sciences Po, faites vous confiance car c’est loin d’être impossible. 

 

Cette année à Sciences Po Lyon, près de 90% des intégrés directs en 2eme année étaient issus d’une CPGE B/L (source non officielle).

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