Interview de Jérôme : étudiant à l’EDHEC après 4 années de prépa

Jérôme Lenay est étudiant à l’EDHEC Business School depuis septembre 2021 en année de Pré-Master après non pas 2, ni 3 mais bien 4 ans de prépa ! 

 

Bonjour Jérôme peux-tu te présenter brièvement ? 

Je m’appelle Jérome j’ai intégré l’EDHEC en septembre 2021 après 4 années de prépa. 

 

Quelles prépas as-tu faites ? 

J’ai fait trois prépas différentes. J’ai réalisé mes deux premières années de prépa au Lycée Jean-Baptiste Corot à Savigny-sur-Orge au terme desquelles j’ai obtenu Neoma aux écrits mais je n’ai pas été accepté à la suite des oraux. J’ai donc pris la décision de cuber au Lycée Parc de Vilgénis à Massy et j’ai été admissible à Grenoble Ecole de Management, il n’y avait pas d’oraux cette année là. Je n’étais pas satisfait de ce résultat, j’ai donc décidé de bi-carrer à Prépa Commercia à Paris. J’ai été admissible à l’EDHEC et à emlyon business school, suite aux oraux j’ai décidé d’intégrer l’EDHEC. 

 

N’es-tu pas déçu de ne pas avoir eu de Parisiennes après quatre ans de prépa ? 

Non absolument pas, il ne faut pas se comparer tout le temps aux autres dans la vie. De manière absolue, oui je devrais être déçu, mais de manière relative c’est incroyable d’avoir l’EDHEC. Je viens d’un lycée de zone d’éducation prioritaire, j’ai toujours été scolarisé dans des établissements publics, et aujourd’hui je me retrouve dans la quatrième meilleure école de France. 

 

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Pourquoi avoir fait le choix de bi-carrer ? 

Je suis quelqu’un d’ambitieux et qui est capable de se remettre en question pour progresser. Je voulais être en accord avec mes aspirations et notamment celles d’obtenir une école du top 5. J’aime atteindre mes objectifs. J’avais besoin de me réaliser en atteignant un objectif qui était à la hauteur de mes espérances.

 

Si c’était à refaire …?

Oui, 6 fois s’il le faut. Mais j’essaierais de m’entourer directement des bonnes personnes, notamment des bons professeurs. Si je devais recommencer j’irais directement dans une très bonne prépa et/ou j’aurais pris des professeurs particuliers. Je pense qu’il ne faut pas avoir peur d’investir financièrement dans sa scolarité afin de ne pas perdre des années inutilement. 

 

 

Au delà du résultat, qu’est-ce que t’ont apporté tes années de prépa ?

J’ai fait de belles rencontres, je suis resté « pote » avec certaines personnes de ma première prépa, ce sont des amitiés fortes. Cela m’a aussi apporté des valeurs, notamment celles du travail, de la persévérance, de la résilience, de la remise en question et de l’humilité. J’ai appris le dépassement de soi, je me sentais épanoui pendant ces années. 

 

Comment surmonter le sentiment de l’échec ?

Faire abstraction du regard des autres. En effet, l’échec en lui-même ce n’est pas un problème, néanmoins le regard des autres peut rajouter une double peine difficilement supportable, c’est la raison pour laquelle il faut se concentrer sur soi et sur ce qui n’a pas fonctionné. Il vaut mieux comprendre les raisons de son échec et rebondir plutôt que d’en faire une fatalité. Je cite, Nelson Mandela je ne perds jamais, soit je gagne, soit j’apprends. Les gens ont tendance à abandonner alors que c’est une manière d’apprendre. 

Comment on apprend a marcher ? On est tombé 1000 fois avant de savoir marcher naturellement. Au début on tombe mais c’est normal, on ne peut pas tout réussir du premier coup. 

 

Où puisais-tu ta motivation ? 

Dans mon désir de reconnaissance.

La fierté de toujours me dépasser, le fait de me dépasser à chaque instant. La progression  est une grande source de motivation, se sentir meilleur, plus intelligent. Montrer à tous ceux qui n’ont pas cru en moi que je pouvais réussir. 

 

As-tu eu des moment de démotivation ? Comment les surmonter ? 

Oui j’en ai eu. Par exemple j’ai eu GEM en cube alors que je pensais atteindre une école du top 5, ce fut pour moi une désillusion. Mais j’ai pris du recul, j’ai réussi à me focaliser sur moi, sur mes objectifs, sur mes aspirations. J’ai réussi à comprendre mes erreurs pour me remettre en question et entamer ma quatrième année sereinement. 

Je me souviens également d’un 6/20 en maths à la fin de ma deuxième année alors que je me donnais tous les moyens de réussir, j’étais dans l’incompréhension, surtout que c’était juste avant les concours. Néanmoins je ne me suis pas démotivé car j’avais une vision à long terme, j’étais prêt a fournir tous les efforts pour atteindre mes objectifs même si je devais y passer plus d’années que prévu. 

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