Intro #2 : la méthode gagnante en français

L’introduction est une étape décisive dans votre composition française : en plus de donner un premier aperçu de votre réflexion, elle déterminera l’intégralité de votre copie. Le soin et l’énergie que vous y mettrez seront déterminants, accordez-lui donc une attention toute particulière. Si vous voulez impressionner le correcteur dès le début de votre copie, découvrez dans cet article comment écrire une introduction rigoureuse et percutante en composition française.

 

 

1)Accroche

Frappez fort mais juste dès les premières lignes : la meilleure accroche reste la citation de critique judicieusement choisie et mise en relation avec le sujet. Préciser l’ouvrage dont elle est issue est évidemment un plus. Bonne impression garantie ! Pour taper dans le mille et montrer votre compréhension fine de l’enjeu dès l’entrée en matière, choisissez votre accroche seulement après avoir analysé votre sujet au brouillon.

 

Conseil : dès septembre, constituez-vous un florilège de citations de critiques, que vous compléterez au fil de l’année, et classez-les par thème (la prose, la morale, …) et/ou par œuvre. En plus de garantir des références précises pour l’accroche, elles pourront être citées dans le corps de votre copie…mais aussi en ouverture de la conclusion !  

 

2)Analyse du sujet

Cette étape représente l’essentiel de votre introduction. Pour mener une analyse exhaustive et efficace, quelques règles s’imposent :

  • Adopter le point de vue de l’auteur: à cette étape de l’introduction, vous ne faîtes encore qu’analyser et expliciter le sujet. Autrement dit, il ne s’agit pas encore de nuancer la thèse de l’auteur, encore moins de la contredire : au contraire, l’introduction n’est autre qu’une autopsie de la thèse, qui ne sera ensuite discutée que dans le corps même de la copie.

 

  • « Ne pas faire l’autruche », dixit ma professeure de français: il s’agit de se confronter à la difficulté, de faire parler les zones d’ombre. Même si vous vous trompez dans votre analyse -encore que rien ne peut véritablement être faux si argumentation il y a, votre courageuse tentative sera valorisée là où d’autres étudiants auront capitulé. Vous l’aurez compris : la difficulté est une opportunité de se démarquer !

 

  • Expliquer ce qui paraît évident : si occulter la difficulté est évidemment préjudiciable, il s’agit aussi de ne pas tomber dans le travers inverse ! Les sujets classiques, les thèses traditionnelles demandent le même soin d’analyse, le même effort d’investigation. Ne vous faîtes donc pas duper par une apparente simplicité du sujet, pensez à dire les évidences !

 

Conseil : lors de l’analyse du sujet, notez au brouillon une liste de synonymes et d’antonymes de certains mots-clés. Cela vous permettra de gagner en précision, de densifier votre analyse et d’anticiper des distinctions conceptuelles pour nuancer la pensée de l’auteur en II) et en III).

 

3)Problématique

Un seul mot d’ordre : la simplicité. Votre problématique doit rester claire pour être comprise, mais non moins juste et précise. N’hésitez pas, dans votre problématique, à citer entre guillemets un terme-clé ou une expression centrale du sujet, ce qui vous garantit aussi de ne pas oublier l’essentiel !

 

Conseil de forme : pour faciliter la vie du correcteur et qu’il saisisse en un coup d’œil que vous en arrivez à cette étape charnière de l’introduction, marquez bien un alinéa et adoptez une tournure interrogative au moment de votre problématique.

 

4)Plan

Faîtes court, fluide et efficace. Là encore, évitez les tournures tarabiscotées et les phrases à rallonge : le plan est un repère pour le correcteur, pas un labyrinthe !

 

Quel type de plan adopter en composition française ?

Pour être certain d’avoir entièrement discuté la thèse et apporté de la nuance au sujet, le plan dialectique semble incontournable :

  1. Vous soutenez la thèse de l’auteur et lui donnez consistance par des exemples, des citations, …
  2. Vous apportez de la nuance à la thèse: modérer le propos, émettre des critiques ou certaines réserves, voire carrément contredire la thèse
  3. Vous devez montrer qu’en définitive I) et II) ne sont pas incompatibles, ce qui demande un peu d’agilité… Astuce: adopter un autre point de vue, redéfinir un terme central, donner plus de relief à un expression du sujet,…

 

 

Khâgneux, à vos stylos !

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