Khâgne classique et khâgne moderne : les 7 différences

Le jeu des sept différences s’apprête particulièrement bien aux khâgnes classique et moderne : deux filières en apparence similaires, et qui pourtant se distinguent par de nombreux éléments. Matières, densité de l’emploi du temps, épreuves du concours, ambiances, débouchés, autant de points de divergence qu’il est nécessaire d’avoir à l’esprit avant de faire son choix en fin d’hypokhâgne. Retrouvez dans cet article les sept différences entre une khâgne classique et une khâgne moderne.

 

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1) Le contenu

Si les disciplines et les programmes du tronc commun (philo, français, histoire, anglais) sont rigoureusement identiques pour la khâgne classique et la khâgne moderne, chacune de ces deux filières a néanmoins sa spécificité : les khâgnes modernes suivent des cours de géographie sur programme, tandis que les khâgnes classiques se voient dispenser des cours de lettres classiques (latin ou grec). Aussi les appellations « moderne » et « classique » proviennent-elles de cette divergence d’enseignement.

 

 

2) L’ENS

L’une des différences majeures entre la khâgne classique et la khâgne moderne reste que la première prépare au concours de l’ENS Ulm (Paris), tandis que la seconde dispense une préparation pour intégrer l’ENS de Lyon. Néanmoins, cette distinction est à nuancer dans la mesure où les khâgnes classiques sont souvent nombreux à préparer aussi le concours de l’ENS de Lyon : pour cela, ils doivent donc suivre ou rattraper les cours de géographie, dispensés uniquement en khâgne moderne et nécessaires pour réussir l’épreuve de géographie de l’ENS de Lyon. Toutes les autres épreuves écrites sont communes aux deux ENS.

 

 

3) Deux filières, deux ambiances

Comme les termes « classique » et « moderne » le suggèrent relativement bien, l’ambiance est différente au sein de ces deux khâgnes : bien qu’aucune d’elles ne transige sur l’exigence et l’excellence de ses enseignements, il demeure que la khâgne classique est souvent plus traditionnelle et plus élitiste que la khâgne moderne.

 

 

4) Les épreuves de spécialité

En khâgne, quelle qu’elle soit, vous devez choisir une spécialité : français, philo, histoire-géographie, cinéma, etc. Or, les épreuves écrites de spécialité sont radicalement différentes de la filière moderne à la filière classique : par exemple, l’épreuve de spécialité philosophie se caractérise par un commentaire de texte en khâgne classique mais par une dissertation en khâgne moderne ; en spécialité lettres modernes, l’épreuve écrite consiste en un commentaire portant sur un extrait d’une œuvre au programme en khâgne classique mais hors-programme en khâgne moderne ; en spécialité anglais, les étudiants en khâgne classique ont le choix entre une épreuve de traduction (thème + version) ou un commentaire accompagné d’un court thème, tandis que les khâgnes modernes doivent faire un thème littéraire ; etc.

Il en va de même pour les épreuves orales d’admission qui diffèrent d’une khâgne à l’autre.

 

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5) Les épreuves orales de l’ENS

Sans rentrer dans le détail des différentes épreuves orales en khâgne moderne et en khâgne classique, il est essentiel de saisir l’esprit qui prévaut dans chaque filière. En khâgne moderne, il y a peu d’épreuves orales d’admission (un oral de français, un oral d’approche des sciences humaines, une ou plusieurs épreuves de spécialité) et pas de surprise : tout est sur programme. En khâgne classique, il y 6 épreuves orales d’admission et deux possibilités : les épreuves portent sur du hors-programme (en français et en philo par exemple) ou sur un programme spécifique qui diffère de celui de l’écrit (en histoire par exemple).

 

 

6) Le volume horaire

L’emploi du temps est agencé différemment au sein des deux khâgnes, et ce du fait de la différence majeure évoquée précédemment : les épreuves orales de l’ENS Ulm étant hors programme ou portant sur un programme qui diffère de celui des épreuves écrites, l’emploi du temps des khâgnes classiques inclut, en plus du tronc commun, des créneaux de préparation aux épreuves orales spécifiques de l’ENS Ulm. De ce fait, l’emploi du temps des khâgnes modernes est plus léger (puisque le programme des épreuves écrites et des épreuves orales est le même pour l’ENS de Lyon), bien qu’un volume horaire plus important soit consacré à la spécialité en khâgne moderne.

 

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7) Les coefficients

Les coefficients appliqués aux épreuves écrites sont également différents en khâgne moderne et en khâgne classique, témoignant par-là même des « priorités » de chaque filière : tandis que TOUTES les épreuves écrites de l’ENS Ulm sont coefficient 3, l’ENS de Lyon accorde une importance toute particulière au français ainsi qu’à l’épreuve de spécialité qui sont toutes deux coefficient 2 tandis que les autres épreuves écrites de l’ENS de Lyon ont un coefficient 1. À l’oral également, les coefficients sont différents.

 

 

 Malgré leurs points de divergence, ces deux khâgnes ont néanmoins un point commun essentiel : délivrer une formation d’excellence et exigeante. C’est à vous de faire votre choix en fonction de vos ambitions et de vos sensibilités !

 

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