Khâgne : les inconvénients à ficher son cours

Si ficher son cours quand on est en khâgne offre de nombreux avantages -tels que l’esprit de synthèse, l’aspect très visuel ou encore un apprentissage plus digeste et plus rapide-, ce sont précisément ces atouts qui font aussi les faiblesses du fichage. En effet, entre un cours moins complet, un investissement très chronophage ou encore un cours trop dense et trop stylisé dans lequel on se noie au milieu des informations, il est évident que ficher comporte aussi certains inconvénients. Découvrez dans cet article pourquoi ficher son cours n’est pas toujours une bonne idée quand on est en classe préparatoire littéraire.

 

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Un cours non exhaustif

À force d’être trop synthétique, on perd inévitablement en détail et en exhaustivité. Or, la khâgne est composée presque exclusivement de manière à contenu : les programmes étant particulièrement denses et ambitieux, c’est un niveau de compréhension et de détail extrêmement fin qui est exigé des étudiants. Autrement dit, les fiches échouent à rendre compte des nuances et des développements détaillés qui sont pourtant requis. Ainsi, il est fort à parier que vous ne serez pas en mesure de restituer un cours dans toute sa complexité si vous optez pour un apprentissage via des fiches condensées et synthétiques. Vous l’aurez compris, c’est donc à chaque étudiant de faire un choix entre l’exhaustivité et la synthèse.

 

 

Un investissement supplémentaire

Réaliser des fiches n’est pas un investissement anodin : vous devez être en mesure, après chaque cours et pour chaque cours, de prendre le temps de relire vos notes de cours, de sélectionner les informations importantes puis de les restituer de manière synthétique sous forme de fiches. Il s’agit d’un exercice certes utile -au cours duquel vous commencez déjà à mémoriser votre cours- mais néanmoins très chronophage : pour des matières telles que l’histoire et le français par exemple, le niveau de détail et de nuance est tel que vous prendrez certainement beaucoup de temps à réaliser ses fiches. Il importe donc d’être extrêmement régulier et de réaliser ses fiches au fur et à mesure afin de ne pas être dépassé avant les examens.

 

 

Un cours trop dense

Le piège des fiches de cours est de persister à vouloir restituer le cours dans son intégralité, de manière très condensée -en écrivant petit par exemple, ou en rédigeant de longs paragraphes. Or, il s’agit de garder à l’esprit que ce n’est pas le but de l’exercice : dès lors que vous souhaitez réaliser des fiches de cours, il faut accepter que votre cours soit synthétisé, et donc que toutes les informations ne figurent pas sur vos fiches. Ainsi, le piège est de rendre vos fiches absolument illisibles en y casant le maximum d’informations, ce qui est contre-productif.

 

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Un cours trop stylisé

Un autre travers de la fiche de cours est de vouloir en faire un véritable support design et stylistique, avec énormément de couleurs, de surlignage, d’encadrés, de fioritures, etc. or, là encore, cela est contre-productif : à force de multiplier les procédés stylistiques, vous ne serez plus en mesure ce qui est essentiel de ce qui ne l’est pas. Ainsi, mieux vaut rester sobre et s’en tenir à la même charte graphique pour toutes vos fiches.

 

 

La tentation de lire… et non plus d’apprendre

Finalement, la fiche peut s’avérer être un outil d’apprentissage assez vicieux dans la mesure où nous sommes tentés de simplement la lire et non plus de l’apprendre. Or, il est évident qu’un effort d’apprentissage doit être fait même lorsque l’on travaille avec des fiches comme support : la quantité d’informations à retenir est telle que nous ne pouvons pas nous contenter de lire. Ainsi, n’hésitez pas à vous tester : après l’avoir lue quelques fois, essayez de retranscrire à voix haute ou dans votre tête les différentes étapes charnières, les citations, les exemples, etc. Cela vous sera particulièrement utile pour une matière comme l’histoire, qui exige de connaître l’enchainement logique des événements sur le bout des doigts.

 

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