Khâgne : que faire de toutes ses dissertations ?

Entre les dissertations hebdomadaires de six heures, les devoirs-maison à faire pendant les vacances ou encore les brouillons de khôlles, les copies s’accumulent rapidement en khâgne. Si certains étudiants préfèrent les mettre de côté pour ne plus jamais les relire, il y a pourtant beaucoup à faire avec sa collection de dissertations : relire, ficher, partager, autant de possibilités qui peuvent vous permettre de tirer profit de vos devoirs de l’année. Découvrez dans cet article que faire de toutes ses dissertations lorsque l’on est en khâgne.

 

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1) Les relire

Si cela paraît évident, il n’est pourtant pas rare que certaines copies soient mises de côté sitôt rendues. Et pourtant, relire ses copies une fois notées fait pleinement partie de l’exercice de la dissertation : grâce aux annotations et aux conseils de vos professeurs, vous pouvez évaluer la qualité de votre raisonnement, identifier les points pertinents, reconnaître les éléments à reprendre. Il est dommage de consacrer six heures de temps et d’énergie à une dissertation sans pouvoir en mesurer la qualité finale. En effet, la note seule -qui fournit une information générale et superficielle- ne saurait refléter le détail de votre devoir. Aussi s’agit-il de relire ses copies une fois rendues mais aussi avant les concours pour espérer des progrès sensibles.  

 

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 2) Les ficher

Ficher vos dissertations permet une reprise dynamique de votre travail : non seulement vous rentrez dans le détail de votre copie, mais aussi et surtout vous conservez de votre copie une trace synthétique, efficace et intégrant les annotations de vos professeurs. De cette manière, la reprise de vos fiches-synthèses avant les concours sera plus digeste et plus rapide. Ainsi, si vous obtenez une note tout à fait honorable à un devoir, il est judicieux de conserver une trace écrite et synthétique de votre plan détaillé et des exemples sollicités. Efficacité garantie au moment des révisions !

 

3) Tenir un « carnet d’erreurs à ne plus faire »

Pour les plus assidus et perfectionnistes d’entre vous, tenir rigoureusement un « carnet d’erreurs » garantit des progrès sensibles et réguliers. Le principe est simple : une fois chaque copie rendue et sur la base des annotations de vos professeurs, vous notez dans un carnet toutes les erreurs à ne plus faire. Cela peut concerner aussi bien les fautes d’orthographe que les erreurs méthodologiques à bannir absolument. Vous pouvez organiser ce carnet par matière et par domaines : « orthographe », « méthodologie dissertation », « philo », etc. Avant chaque devoir, vous reprenez ces remarques pour faire l’effort de bannir certaines erreurs le jour J.

 

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 4) Les mettre à disposition d’autres étudiants

Puisque la lecture de bonnes copies est primordiale pour progresser rapidement, il peut être judicieux de mettre vos bonnes copies à disposition d’autres étudiants, qui s’engagent en retour à vous faire lire leurs bonnes copies. Cet échange collaboratif s’avère très fructueux et vous garantit de beaux progrès : à force de mimétisme, vous allez acquérir certains automatismes, certaines tournures, certaines nuances précieuses. Vous pouvez mettre en place un Drive de classe, ou encore constituer un groupe de travail sérieux au sein duquel les copies circulent.

 

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5) Les conserver !

Et pour quoi faire ? Les encadrer ? Pas vraiment. Toutefois, conserver vos copies durant l’année vous permet de constater une réelle progression entre vos débuts en khâgne -voire en hypokhâgne- et la veille du concours : autrement dit, conserver ses copies, c’est aussi pouvoir se dire que nos efforts ne sont pas vains. Par ailleurs, si vos copies vous semblent tout à fait anodines -voire complètement inutiles- à l’heure actuelle, il est fort à parier que vous serez heureux de les retrouver et de les feuilleter d’ici quelques années, amoureux des lettres que vous êtes.

 

 

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