La mobilité internationale du capital

Aujourd’hui, dans cet article, nous nous attaquons à la mobilité internationale du capital. Comme le titre le sous-entend, le capital serait devenu mobile, et ce à un niveau mondial, voyons ensemble comment et pourquoi l’impact d’une telle évolution est important.

Par les deux évolutions majeures de la mobilité, nous voyons :

  • Pour le capital productif : l’éclatement de la chaîne de valeur mondiale.
  • Pour les capitaux financiers, on peut véritablement d’une mondialisation financière (que nous verrons plus tard)

 

1/ Les firmes s’adaptent et s’internationalisent

A. Les internationalisations

Les formes d’internationalisation : on en compte beaucoup (l’exportation, les filières à l’étranger, l’acquisition d’entreprises à l’étranger, la franchise, ect…)

Les facteurs d’internationalisation et les choix de la localisation : au-delà des avantages propres à l’internationalisation, les progrès en matière de transport et surtout de communication ont favorisé le processus

DIPP & chaîne de valeur : les phénomènes de délocalisation proviennent d’un choix des entreprises qui s’apparentent au phénomène de destruction créatrice de SHUMPETER permettant d’accroître leur compétitivité. Mais récemment, même si cela est léger, on observe un phénomène de relocalisation pour des entreprises qui souhaitent mieux maîtriser la chaîne de production.

B. Les délocalisations

Les délocalisations sont souvent perçues comme négatives au sein de pays développés, en raison des destructions d’emplois qu’elles occasionnent.

Néanmoins, ces délocalisations sont parfois nécessaires afin de garantir la pérennité et la compétitivité des entreprises. D’ailleurs, parfois, plusieurs années après cette délocalisation, elle se sont développées et vont ensuite relocaliser dans leur pays d’origine ! C’est la relocalisation

 

2/ La mondialisation (ou globalisation financière)

A. Analyse critique du processus de globalisation financière

La globalisation financière est la conséquence de la libéralisation des marchés de capitaux à l’œuvre depuis les années 80. Il s’agit de la des 3D (Désintermédiation, déréglementation et décloisonnement) d’Henri Bourguinat !

  • Décloisonnement : suppression des barrières entre la finance et les marchés
  • Déréglementation : libéralisation des mouvements de capitaux, investissements facilités
  • Désintermédiation : les agents à besoin de financement ont moins recours au crédit bancaire et se financent plus sur les marchés de capitaux, avènement de plateformes de crowdfunding.

B. Les conséquences 

  • L’intégration et l’interdépendance des différents marchés : les marchés dépendent de plus en plus les uns des autres (risques élevés de crises en cascade)
  • Le décloisonnement a favorisé la mobilité des capitaux.
  • La mobilité des capitaux réduit en principe l’effet d’éviction, car les manières de se financer sont multipliées, et la délocalisation est possible.

Les déséquilibres de paiements : la principale conséquence de la mondialisation financière est la perte de manœuvre qu’on les gouvernements sur leurs politiques économiques. En fait, comme les pays sont dépendants et échangent les uns les autres, leurs politiques pourraient bénéficier à l’import, et donc aux pays étrangers. C’est une chose que l’on peut visualiser avec une balance des paiements déficitaire, comme celle de la France

C. Des déséquilibres persistants notamment sur la balance des paiements

La balance des paiements est un document comptable qui recense les entrées et sorties de devise consécutive entre agents résidents et reste du monde

Interprétation : le déficit des États-Unis, depuis les années 1960, oblige le pays à attirer des capitaux en provenance de l’étranger (des IDE entrants).

À contrario, la Chine accumule des excédents commerciaux qu’elle met à profit pour investir et prêter des fonds au reste du monde (notamment aux Américains).

 

3/ La stabilité financière

La stabilité financière est vue comme un bien public mondial, elle est en effet nécessaire pour favoriser un environnement sain propice à la croissance. En revanche, des pays ont intérêt à faire différemment. Ils exercent donc un dumping (fiscal et/ou environnemental par exemple).

  • Face à cela, il est nécessaire d’adopter des solutions coordonnées, au niveau d’un groupe de pays, d’un continent ou du globe (exemple : FMI, OMC) qui sont des instances supranationales.
  • Il y a également des sommets internationaux (tel que le G20) qui veulent construire et conserver une influence sur le reste du monde

Le poids des marchés financiers est tel qu’un pays ne peut pas, à lui seul, agir efficacement. Il est donc indispensable de coordonner l’action des États. Il reste néanmoins complexe de concilier des intérêts divergents qu’ont ces pays.

Bref, nous avons pu voir dans ces articles que les vérités financières d’hier n’en sont plus, que les alliances permettaient d’exercer une influence évidente.

Vous pourriez aussi aimer