La question de l’eau en Afrique Sahélienne

L’eau, est une ressource naturelle nécessaire pour l’existence de la vie humaine, ainsi que pour celle des écosystèmes de la nature et de l’environnement. Présente sous la forme liquide dans les sous-sols (nappes phréatiques et fossiles) ou à la surface terrestre (lacs, rivières…), cette eau disponible et potable représente une toute petite partie de l’eau liquide totale sur terre.  C’est donc une ressource capitale et rare qui peut venir à manquer dans certaines régions, particulièrement en Afrique.  1 africain sur deux n’a pas accès à l’eau potable et 90% des populations rurales n’ont pas accès à l’eau potable.

Le Sahel est marqué par des dérèglements chroniques du climat : sécheresses et inondations sont fréquents ainsi qu’un déficit structurel d’infrastructures hydrauliques. Dans certaines régions, ce manque d’accès à l’eau a été aggravé par les conflits ou l’insécurité. Il en résulte alors que de nombreuses populations du sahel souffre de vulnérabilité ou de stress hydrique d’autant plus que la disponibilité en eau par habitant a diminué de plus de 40% au cours des vingt dernières années dans les pays sahéliens.

 

Caractère de l’eau en Afrique :

Elle s’évapore vite à cause des chaleurs : 50% des eaux de pluies sont touchées. C’est particulièrement le cas dans l’Afrique aride de la bande du Sahel.

Dans l’Afrique du Golfe de Guinée les fleuves sont dits « allochtones » nourris par l’amont (cours d’eaux) mais le réseau hydrologique fait que sur les longues distances ils ne sont plus nourris. Les villes sur les littoraux en souffrent. On parle d’aréisme, désigne l’absence de réseau hydrographique permanent.

On distingue alors trois situations selon l’indicateur de stress hydrique de Falkenmark :

 

  • Vulnérabilité :1700 à 2500 m3/hab/an
  • Stress hydrique: 1000 à 1700 m3/hab/an
  • Pénurie d’eau : inférieur à 1000m3/hab/an

 

 

Une ressource présente dans de nombreux enjeux :

  • Des enjeux économiques et sociaux: comment réglé la demande et l’offre en eau ?

Les tensions entre les acteurs et les activités imposent des arbitrages. Ce fut le cas par exemple au Ghana :

Après avoir la faillite de Ghana Water Company dans les années 2000, le gouvernement du Ghana suit les conseils du FMI et de la Banque Mondiale et décide alors de privatiser le système de distribution de l’eau du pays.

Par conséquent une nouvelle compagnie est créée Aqua Vitens de 2006 à 2011. L’eau reste publique mais la distribution est privée. Les premiers résultats sont satisfaisants : depuis 2006 50.000 foyers sont raccordés au système et 350 fontaines publiques sont construites dans les grandes villes du pays. Mais enn 2011, l’Etat ne prolonge pas dans le privé car le prix de l’eau a augmenté de 80% dans le pays.

 

  • Des enjeux Sanitaires :

« Nous buvons 90% de nos maladies» L. Pasteur

En effet, les eaux usées et stagnantes sont à l’origine de nombreuse maladie qui font de nombreuses victimes et touchent particulièrement les enfants dont le système n’est pas encore assez développé. Le cholera est une maladie qui se propage dans l’au et ainsi révèle des dysfonctionnements de l’infrastructure hydraulique. En 2000, quelque 140000 cas ayant entraîné environ 5000 décès ont été officiellement notifiés à l’OMS. L’Afrique représentait 87% de ces cas. Plus récemment, l’Algérie a de nouveau connu une épidémie de choléra en 2018

 

  • Des enjeux Géopolitiques :

L’eau factorise le conflit dans la mesure où cette ressource tend à se réduire alors que les pays du Sahel n’ont pas achevé leurs transitions démographiques. La croissance démographique met sous pression l’accès et les usages de l’’eau à différentes échelles. Le système conflictuel entre les Etats ou entre les acteurs non-gouvernementaux s’est démultiplié, ce qui conduit à impliquer la question de l’eau dans ces tensions et confrontations politiques, sociales et/ou territoriales. Enfin, l’extension des activités productives, dont l’agriculture, ou des infrastructures mobilisant l’eau, comme les barrages, fait de l’eau un élément disputé, revendiqué, voire combattu entre sociétés, régions ou Etats.

  • Cette ruée vers l’eau est une clé de compréhension des tensions de la région.

 

Les conséquences de la disparité de l’eau :

  • La population

Les conflits et l’instabilité déjà présente dans certain pays du Sahel tel que le Mali entraine souvent une dégradation des service et infrastructure hydraulique. Les populations sont alors obligées de migrer pour pouvoir satisfaire leurs besoins en eau.

 

  • Vers une possible guerre de l’eau ?

Le premier ministre Egyptien Boutros Boutros-Ghali affirme en 1987« Le seul facteur qui pourrait déclencher l’entrée en guerre de l’Egypte c’est l’eau »

La situation en Egypte cristallise les tensions avec les pays voisin autour de la gestion du Nil, un fleuve capitale considéré comme la veine jugulaire du pays est aujourd’hui menacé par le barrage de la renaissance en Ethiopie. En effet ce fleuve est halogène pour l’Egypte donc ce barrage placer en amont permet à l’Ethiopie de contrôler l’écoulement du Nil Bleu.

 
Ainsi l’eau peut un facteur de conflit si cette ressource n’est pas gérée, partagée et valorisé conjointement. Cela n’est possible que parce que l’eau n’est pas une ressource naturelle comme les autres et qu’elle est considéré comme un bien pour l’humanité.

 

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