Le Mindmapping : la technique de schématisation et mémorisation à connaître

Le mindmapping, ou “carte mentale”, consiste à réaliser un schéma pour visualiser les liens autour d’une idée générale. Grâce à l’utilisation de flèches, de symboles et de couleurs, elle permet de visualiser les informations essentielles et donc de retenir plus facilement ces dernières.

 

Pourquoi faire du mindmapping en prépa ?

Quelle que soit votre type de mémoire, réaliser une carte mentale vous aidera dans vos révisions. Les personnes ayant un mémoire visuelle aimeront le fait de visualiser schématiquement une réflexion, et d’associer les idées à l’aide de symboles et couleurs. Cette carte peut aussi servir de base aux personnes ayant une mémoire auditive, puisque vous pouvez vous entraîner à développer à l’oral les différentes branches, et ainsi vous assurer que le cours est compris, puis retenu. Enfin, pour les personnes à la mémoire kinesthétique, qui ont besoin de retenir en faisant quelque chose, cela permet de réviser tout en étant proactif.

 

Comment utiliser les cartes mentales en prépa ?

Les cartes mentales peuvent être utilisées pour toutes les matières, mais elles sont surtout très efficaces dans celles où il y a beaucoup de contenu à synthétiser, comme l’ESH ou la géopo. Elles peuvent aussi servir pour les langues, pour travailler autour d’un sujet précis qui tombe souvent en essai, ou encore pour la culture générale avec des références autour d’une problématique. Elle peut servir dans beaucoup de cas : pour illustrer un chapitre entier, pour regrouper les thèses d’un auteur incontournable (ex Smith), pour résumer un ouvrage…

Pour être efficace, la carte mentale doit être faite dès que le chapitre du cours est bouclé ou le livre d’un auteur lu. Il peut être pratique d’avoir listé et classé les informations au préalable sur une feuille de brouillon avant de réaliser la carte, pour avoir déjà une idée de ce qu’on veut mettre en valeur. Le gros avantage de cette carte, c’est qu’il n’y a qu’à la relire pour se rafraîchir la mémoire, sans avoir à se replonger dans des chapitres ou des livres entiers. Cette technique est donc idéale pour réviser et vérifier que le cours est su avant un DS ou une colle.

On peut même répondre à une colle sous forme de carte mentale, afin d’avoir une vision d’ensemble du sujet ! On commence par la problématique du sujet au milieu, puis les flèches successives permettent de passer des parties aux sous-parties, jusqu’aux exemples et références.

La carte mentale a de multiples utilisations possibles en prépa, à vous de définir l’usage qui vous convient le mieux.

 

Comment réaliser sa propre carte mentale ?
Avec le mindmapping, le fond comme la forme ont tous les deux une grande importance.

Au niveau de la forme :

– En ligne ou sur papier ? Faire une carte mentale numérique est la solution la plus rapide, qui vous permet un résultat propre et lisible. Vous pouvez utiliser powerpoint ou canva pour plus de liberté, mais pour gagner du temps, il existe de très bons sites ou logiciels, comme MindMeister ou Framindmap, qui vous permettent de générer votre carte mentale. Réaliser une carte mentale en format numérique est donc très rapide, mais c’est ce qui en fait un gros désavantage : elle est générée presque automatiquement, donc vous retenez forcément moins en la faisant. Pour une mémorisation optimale, je vous recommande de réaliser votre mind map en format papier : vous êtes plus appliqués, plus concentrés, et vous retenez donc mieux.

– Pour être efficace, la carte mentale doit être esthétique et aérée pour donner envie de la relire. Une règle d’or : le mind mapping ne se fait que sur le recto d’une feuille ! Vous devez pouvoir avoir une vision d’ensemble du sujet sans avoir à toucher la feuille. Pour cela, écrivez le titre au milieu, et ensuite, à l’instar d’un arbre archéologique, faites partir plusieurs flèches selon les différents niveaux de hiérarchie. À chaque flèche doit correspondre une idée précise.

– Utilisez un code couleur pour visualiser encore mieux les différences et similitudes entre les éléments (les définitions en rouge, les exemples en bleu, les dates en vert…)

Au niveau du fond :

Regroupez les informations par thématique : chaque flèche correspond à une catégorie/sous-catégorie
Hiérarchisez les informations : allez du plus général vers le plus particulier.
– Fonctionnez par mots-clés pour aller directement à l’essentiel en éliminant tous les mots superflus. Si vous avez besoin de développer davantage un point, n’hésitez pas à noter la référence à chercher dans votre cours (avec un petit “cf page…), plutôt que de surcharger la carte.
– Faites le choix de la qualité plutôt que de la quantité : il est préférable de noter un ou deux exemples précis, que vous maîtrisez bien, quelques dates pertinentes, des références variées et maîtrisées (des classiques, dont l’oubli dans une copie serait sanctionnable, mais aussi quelques références plus originales qui vous permettront de vous détacher du lot).



En conclusion :

Vous devez respecter certaines “règles” de base pour réaliser une carte mentale de qualité, qui soit réutilisable dès que vous en avez besoin. Mais n’oubliez pas de vous l’approprier et de vous en servir seulement dans les cas où vous y trouvez une réelle utilité.


Maiwenn Kerzerho

Étudiante en pré-master à l'ESSEC après deux années de prépa ECE, je vous apporte mes meilleurs conseils pour survivre à la prépa et réussir les concours !

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