Les conflits israélo-arabes (3/5) : de la guerre des Six Jours à la guerre du Kippour

Dans le premier article, nous avons retracé l’origine des conflits israélo-arabes puis, dans un second, nous avons étudié les premières formes de ces conflits. Il est temps de s’intéresser à la période qui s’ouvre après la crise de Suez, et ce jusqu’en 1973. 

> Pour consulter le premier article : Les conflits israélo-arabes (1/5) : des origines à la guerre de création

 

1956-1973 : Des conflits armés et inter-étatiques

Une puissance israélienne affaiblie par Suez

Les conséquences de Suez

Suez est une véritable humiliation pour Israël, qui se voit diminuée face à ses adversaires arabes à la suite de cette crise, alors que Nasser devient une figure centrale du monde arabe avec cette expédition. En 1957, les élections législatives dégagent une majorité pronassérienne en Jordanie, en Iran, le régime hachémite est emporté en 1958 et Israël doit rétrocéder tous les territoires qu’elle a conquis, le Sinaï étant par exemple le lieu de débarquement de casques bleus. 

Mais c’est également l’influence des deux grandes puissances, l’URSS et les Etats-Unis, qui se concrétise avec cette crise : le conflit israélo-arabe est dorénavant sous l’influence des deux grands, qui en font un véritable enjeu.

 

Un mouvement palestinien qui s’unifie

La période qui s’ouvre après la crise du canal de Suez est également celle de l’émergence politique de la Palestine avec, d’abord, la création du Fatah par Yasser Arafat (ou Mouvement de libération de la Palestine) en 1959 dont le slogan est « L’unité arabe passe par la libération de la Palestine ». Le second moment dans la structuration d’une véritable autorité palestinienne est le sommet arabe du Caire du 23 décembre 1963 qui décide de la création d’une Organisation de libération de la Palestine (OLP, officiellement créée en janvier 1964) dont l’administration est confiée à Ahmad al-Shuqayri (représentant de la Palestine au Conseil de la Ligue Arabe). Celui-ci crée l’Armée de libération de la Palestine (ALP). L’action de l’OLP est purement politique et donc antirévolutionnaire et est de plus sous la coupe des différents Etats arabes, et principalement de l’Egypte de Nasser qui en fait un instrument au service de ses intérêts. Face à l’OLP, la guérilla palestinienne, plus indépendante car fruit de mouvements révolutionnaires, se développe et certains Palestiniens du mouvement entament alors des opérations militaires contre Israël.

Un nouveau rapport de forces s’esquisse en 1962 lorsque les Etats-Unis décident de livrer des armes à Israël et que l’Egypte s’éloigne de Washington, Nasser se faisant plus dépendant de l’aide soviétique.

La position de la Syrie se fait également plus radicale : le combat contre Israël est associé par les Syriens à celui contre l’impérialisme occidental et contre les régimes arabes conservateurs et cette radicalisation inquiète Israël.

 

1967 ou la guerre des Six Jours 

Des tensions qui se font croissantes après la crise de Suez 

On peut noter diverses tensions qui marquent le caractère aigu du conflit, et ce même lorsque les pays ne sont pas en guerre. Comme la tension ne s’apaise jamais réellement entre Israël et ses voisins Arabes, les moments de conflits sont nombreux.

Par exemple, lorsque, à la suite de nombreuses frictions entre Israël et ses voisins Arabes, l’Egypte de Nasser décide d’interdire aux navires hébreux le passage du détroit du Tiran (par lequel passait l’essentiel de l’approvisionnement d’Israël en pétrole), Israël déclare cet acte comme un casus belli

Le conflit autour des réserves d’eau est un autre exemple de ces tensions constantes entre Israël et ses voisins. Israël, la Palestine et la Jordanie font partie des 15 pays les moins bien pourvus en eau et la répartition de l’eau entre Israël et Palestine est très inégale, ce qui transparaît dans la culture des terres : 6% seulement des terres sont cultivées en Cisjordanie tandis qu’elles représentent 40% des terres en Israël et 60% dans les colonies israéliennes. Ce déséquilibre est d’autant plus frappant que seulement 60% des ressources israéliennes proviennent du territoire israélien tel qu’il est défini par les frontières de 1949.  

Le conflit israélo-arabe autour des eaux du bassin du Jourdain, principalement sur le plateau du Golan et sur le mont Hermon remonte à des décennies. La mise en place de 1959 à 1964 d’un système complexe de canalisations depuis le lac de Tibériade jusqu’au désert du Néguev par Israël, tandis que la Jordanie entame au même moment son propre projet de déviation des eaux, est un exemple de la perpétuation de ce conflit tout au long des années 1950 et 1960.

Le tournant dans la crise de l’eau intervient en 1964-1965 lorsque la Ligue arabe établit un plan de détournement de l’eau du Jourdain qui réduit considérablement son débit (environ 50%). La réaction israélienne est immédiate : Tsahal bombarde les premières infrastructures mises en place pour le détournement.

Depuis la guerre de 1967, le rapport géostratégique concernant les réserves régionales en eau est clairement en faveur d’Israël, avec le passage sous son contrôle du plateau du Golan. Mais la constante menace de pénurie au Proche-Orient laisse la question de l’eau en position centrale dans les enjeux de la région.

 

La guerre des Six Jours

La guerre des Six Jours est une guerre préventive lancée par Israël contre ses voisins, l’Etat Juif soupçonnant des préparatifs d’une attaque contre son territoire. Les mouvements de troupes des Etats Arabes – notamment les troupes égyptiennes au Sinaï – inquiètent l’état-major israélien, d’autant plus du fait des volontés affichées de Nasser d’en finir avec les séquelles de la crise de 1956. Moshe Dayan, vainqueur de la campagne de Suez, est alors appelé au poste de ministre de la Défense et ce dernier est favorable à une attaque préventive.

Suite à de nombreuses provocations par Nasser, et après avoir sans succès tenté toutes les voies diplomatiques possibles (de l’ONU aux Etats-Unis, de l’Angleterre à la France), l’offensive est lancée par Tsahal le 5 juin à l’aube contre l’armée égyptienne, dont l’aviation au sol est décimée. La Jordanie, du fait de son alliance avec l’Egypte, attaque alors Israël, envahissant une partie de Jérusalem-Ouest. Face au succès rencontré au sud, Moshe Dayan déclenche le 7 juin une attaque sur la Cisjordanie, détruisant encore une fois une bonne partie de l’aviation jordanienne. Le 9, la ville de Jérusalem et la totalité de la Cisjordanie sont contrôlées par les Israéliens. Au nord, le plateau du Golan syrien est également tombé aux mains des Israéliens.

Parallèlement, à New York, la condamnation internationale, relayée par l’ONU, est unanime, et une demande de cessez-le-feu immédiat est votée. C’est finalement les menaces soviétiques de bombardements qui poussent Israël à mettre fin au conflit. Mais cela ne ternit pas la victoire d’Israël : après cinq jours de combat, les troupes israéliennes défont les armées égyptienne, jordanienne et syrienne et annexent la bande de Gaza, le Sinaï, la Cisjordanie et une partie du plateau du Golan en Syrie. Et, dès lors, se développent sur les territoires annexés des colonies de peuplement afin de segmenter les puissances ennemies – intérêt tactique – mais également dans un but symbolique et idéologique.

 

Ses conséquences

Les effets de la guerre des Six Jours sont ambivalents pour Israël : alors qu’au niveau géostratégique le conflit illustre la puissance militaire d’Israël, au niveau politique, la victoire-éclair d’Israël et sa prise de possession de territoires peuplés altèrent très durablement son image (en Europe notamment). L’Etat d’Israël quadruple sa superficie après six jours de combat grâce aux territoires tombés sous son contrôle et établit ses positions sur des lignes de front nettement plus aisées à défendre qu’auparavant.

Dans la ville de Jérusalem, dès le 11 juin 1967, il est décidé de créer une esplanade tout autour du mur des Lamentations. Pour ce faire, tous les habitants du quartier des Maghrébins, situé juste en face, sont expulsés et leurs maisons sont détruites. En quelques heures, l’Etat d’Israël a donc symboliquement repris possession de la Vieille Ville et le 14 juin plus de 250 000 juifs se rassemblent sur la toute nouvelle esplanade pour la fête de Shavouot. Pour autant, les israéliens ne cèdent pas à la pression de rabbins plus radicaux qui voulaient totalement se réapproprier l’espace : ni la proposition de dynamiter les mosquées du Haram-al-Shariffaite par Shlomo Goren (alors grand aumônier de l’armée), ni celle du grand rabbin d’Israël de restaurer le « service du Temple » ne sont finalement retenues.

Le découpage de la municipalité est réellement fixé le 26 juin 1967 : le territoire municipal est étendu à 71km² en confisquant de nombreuses parcelles aux municipalités voisines sans y inclure leurs zones résidentielles. Les Israéliens utilisent alors la stratégie d’un couloir de colonisation entre Jérusalem-Ouest et le Jourdain, couloir qui coupe effectivement la Cisjordanie en deux tout en limitant la présence de populations arabes à l’intérieur de la ville. 

La réaction internationale se fait vive : l’ONU, le 4 juillet, proclame l’annexion de Jérusalem « nulle et non avenue » alors qu’Israël recherche la légitimité, légitimité qui devient dès lors un objet de conflit tout au long des années 1960 et 1970. Dans ce conflit aux répercussions mondiales, l’apparence et l’approbation internationales sont en effet des facteurs aussi décisifs que les victoires militaires.

La Résolution 242 du 22 novembre 1967 exige le « retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés au cours du récent conflit », tandis que la résolution 252 du 21 mai 1968 «déplore qu’Israël ait manqué de se conformer aux résolutions» précédentes et que «toutes les mesures et dispositions législatives prises par Israël, y compris l’expropriation de terres et de biens immobiliers, qui tendent à modifier le statut juridique de Jérusalem, sont non valides et ne peuvent modifier ce statut ». L’image internationale d’Israël est ainsi sérieusement ternie.

L’annexion de Jérusalem est centrale dans le conflit israélo-palestinien. La ville est en effet un véritable vecteur de légitimité pour les Etats : Israël a besoin de Jérusalem en tant que terre sainte, vecteur d’histoire, d’une dimension religieuse forte, de même que pour la Palestine puisque la ville constitue de la même façon un symbole de sa légitimité et comporte une dimension religieuse essentielle. De plus, la possession de Jérusalem est vue par les Palestiniens comme un moyen de se distancier des « grands frères » Arabes, qui ont toujours aidé et subordonné le mouvement palestinien.

 

1973, la guerre du Kippour 

Les tensions qui précèdent la guerre 

Après la défaite des puissances arabes lors de la guerre des Six Jours, le mouvement palestinien, à rebours de ses alliés, prend de l’importance. A l’échelle locale, la résistance palestinienne contre « l’envahisseur » se structure peu à peu, alors qu’elle était jusque-là quasiment inexistante. L’occupation israélienne est vécue comme une agression, alors même que cette occupation signifie souvent de meilleures conditions de vie que sous le régime jordanien. Les inégalités, tout de même criantes, deviennent insupportables pour la population.

Ainsi Yasser Arafat, leader de la cause palestinienne depuis la création du Fatah en 1959, pousse le congrès de l’organisation qu’il a convoqué deux jours après la fin de la guerre à accentuer la lutte armée. Le gouvernement d’Israël déplace dès lors son attention sur les groupes « terroristes », notamment le Fatah. En 1968, Arafat tente d’implanter des camps en Cisjordanie, mais la répression implacable d’Israël le force à reculer en Jordanie, à Karameh. En mars, après qu’une mine posée par un fedayin (« franc-tireur » palestinien) ait fait exploser un car scolaire, Israël lance une opération armée d’envergure contre le camp de Karameh. Après 10 heures de combat, l’armée israélienne doit se retirer. La victoire est ainsi attribuée au Fatah malgré la destruction du camp et les nombreux morts arabes.

Fort de son succès, Arafat annonce des funérailles officielles pour les Palestiniens morts au combat. Le succès du Fatah et la nouvelle situation politique au Moyen-Orient permettent à l’organisation et à Arafat de prendre le contrôle de l’OLP qui restait jusque-là un organisme essentiellement panarabe (et ce malgré les réticences de Nasser). Dans un second temps, Arafat profite de sa nouvelle légitimité et de sa grande popularité auprès des Palestiniens pour se faire élire président de l’OLP en 1969. La lutte armée contre Israël est promulguée au rang de moyen officiel. Les militants n’hésitent pas à détourner des avions, à prendre des otages, à commettre des actions armées contre des civils, opérations qu’Arafat dirige et planifie.

Des tentatives de paix sont esquissées, principalement par Nixon, qui arrive à la présidence des Etats-Unis en 1970 et veut régler le conflit israélo palestinien : il prône une stratégie d’action. Mais deux lignes s’opposent dans son camp : celle de l’intervention, prônée par le secrétaire d’Etat William Rogers contre celle de la « stratégie de l’impasse », proposée par le conseiller à la sécurité nationale Henry Kissinger. Cette dernière consiste en une inaction afin de montrer l’inefficacité du soutien soviétique et la nécessité du soutien américain.

Mais l’action américaine se révèle tout aussi limitée, ne permettant pas d’éviter les conflits, comme le montre la guerre d’usure israélo-égyptienne. En effet, en mars 1969, Nasser déclenche une guerre contre Israël dans la région du canal. Il met en place le plan dit « granit » : la guerre d’usure doit, d’après les plans égyptiens, déboucher sur une guerre totale et, à terme, sur la neutralisation de l’aviation israélienne.

L’Egypte a pour but de franchir le canal et de reconquérir le Sinaï, occupé par les Israéliens. Cette guerre se traduit par des bombardements intensifs sur les positions israéliennes. Israël répond par des raids aéroportés, puis par des bombardements massifs sur le canal et la région du golfe de Suez. Les pertes humaines sont considérables et l’URSS réagit en adressant un avertissement à Washington : si les bombardements israéliens se poursuivent, un appui militaire direct sera apporté à l’Egype. Un cessez-le-feu est finalement établi le 8 août 1970, qui n’est pour Nasser qu’un répit, l’opération « granit » étant maintenue pour le 7 novembre 1970.

Dans le même temps, réfugiés en Jordanie après Karameh, Yasser Arafat et le Fatah font face à une série de difficultés tout en continuant les opérations terroristes de lutte contre Israël. En effet, suite à plusieurs heurts importants, le roi Hussein ordonne en 1970 le massacre de dizaines de milliers de palestiniens, qu’ils fassent partie de l’OLP ou soient de simples civils. Nasser réussit à obtenir une conciliation entre Arafat et le roi, mais le Fatah doit déménager et s’installe alors au Liban. L’OLP lance par ailleurs des opérations commandos contre la frontière nord d’Israël ainsi que des actions de terrorisme international.

 

La guerre

En avril 1973, Anouar el Sadate (qui dirige l’Egypte depuis 1970) et Hafez el-Assad (qui dirige la Syrie depuis 1970, à la suite d’un coup d’Etat) se rencontrent pour préparer un plan de reprise des combats contre Israël. Fayçal ben Abdelaziz Al Saoud (roi d’Arabie Saoudite de 1964 à 1975), consulté par Sadate, promet d’utiliser l’arme pétrolière. Pour autant, les objectifs des deux pays ne sont encore une fois pas unifiés : alors que la Syrie a pour but de reconquérir le plus de terres perdues pour forcer Israël à se retirer de tous les territoires occupés depuis 1967, l’Egypte souhaite seulement récupérer le Sinaï, la politique égyptienne ayant changé avec l’arrivée au pouvoir de Sadate.

Le 6 octobre 1973 à 14h, alors que l’État hébreu est plongé dans le jeûne du Kippour et que le monde arabe est en plein mois de Ramadan, les divisions blindées syriennes gravissent les pentes orientales du Golan tandis que l’infanterie égyptienne franchit le canal de Suez. Cette guerre est l’aboutissement des tensions israélo-arabes qui l’ont précédée, les objectifs égyptiens étant bien évidemment grandement influencés par l’esprit du nassérisme et cette velléité de grandeur de l’Egypte face à l’Etat d’Israël. L’Etat-major israélien réplique alors en sous-estimant les évolutions techniques des assaillants, les troupes arabes ayant été formées par l’URSS entre-temps. 

Pour autant, Tsahal reprend rapidement la main lors du conflit et lorsque le cessez-le-feu définitif est proclamé le 24 octobre et que les pourparlers s’engagent au kilomètre 101 sur la route du Caire, Israël a repris possession du plateau du Golan et de la rive occidentale du Sinaï.

Il faut de plus voir qu’encore une fois le conflit israélo-arabe occupe une place centrale dans la Guerre Froide. Chacun des deux « Grands » y va de son aide aux différents belligérants : alors que l’URSS ravitaille ses alliés arabes via un pont aérien, Israël réussit finalement à faire plier les Etats-Unis, qui font de même. 

 

Ses conséquences

En 1967 déjà, dès le premier jour de la guerre, les ministres du pétrole des Etats arabes avaient décidé la mise en place d’un embargo sur les livraisons de pétrole aux Etats soutenant l’attaque israélienne. Mais le sommet de Khartoum du 29 août 1967 lève l’embargo pétrolier et réaffirme l’unité d’action des Arabes, proclamant que les territoires occupés par Israël sont arabes et que la tâche de les récupérer incombe à tout Etat arabe. Il n’y aura donc pas de réconciliation avec Israël, pas de reconnaissance de cet Etat ni de négociation avec lui. C’est un refus unanime des Etats arabes de capituler devant les demandes israéliennes.

Le 17 octobre 1973, au milieu du conflit, l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) décide cette fois d’une restriction drastique des émissions de pétrole en direction de l’Occident du fait de son aide à Israël. Il en résulte alors le premier choc pétrolier, qui préfigure une crise économique durable. Cela incite de nombreux pays occidentaux à ne plus soutenir les Israéliens qui, par ailleurs, vivent la guerre d’octobre 1973 comme, paradoxalement, une défaite du fait de la destruction d’un mythe, celui de l’invincibilité de Tsahal tandis que les Arabes, pourtant vaincus, fêtent à grande pompe, chaque année, l’anniversaire du conflit.

Déjà en 1968, les organisations de résistance entrent dans l’OLP et s’emparent de la majorité du CNP (Conseil national palestinien). Avec le IVème CNP, en juillet 1968, la priorité est donnée à la lutte armée révolutionnaire pour la libération de la Palestine. Le 1er janvier 1969, la définition du futur Etat palestinien est donnée : un Etat indépendant et démocratique. Alors, après la guerre du Kippour, avec l’affaiblissement des Etats arabes, le mouvement palestinien prend d’autant plus son indépendance.

Le 29 octobre 1974, le sommet arabe de Rabat accepte que l’OLP soit qualifiée de « seul représentant légitime du peuple palestinien ». L’ONU fait de même le mois suivant et l’OLP y devient un Etat observateur. A la sortie d’une réunion de l’ONU, Arafat déclare : « Je viens de créer un pays et un peuple qui jusque-là n’existaient pas« . Le 13 novembre, Arafat prononce son célèbre discours devant les Nations Unies : tout en jugeant que le sionisme est un impérialisme, il se fait le porte-parole d’une approche pacifique de la question Israélo-palestinienne. En 1976, les pays arabes acceptent l’OLP comme membre à part entière de la Ligue Arabe.

Dans le prochain article, nous verrons que de 1973 à 1993, le conflit devient plus larvé et s’engage dans des voies diplomatiques aussi bien que terroristes. 

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