Les conseils généraux des correcteurs, concepteurs et jurys d’épreuves

Il faut être bon le jour du concours, mais il est encore plus important de coller aux attentes des jurys et correcteurs si vous souhaitez exceller ! Nous avons pour ce faire, interrogé différents correcteurs et concepteurs en la matière et épluché les derniers rapports de jurys pour vous résumer l’essentiel de ce que vous devez connaître !

 

Economie Sociologie Histoire (ESH)

La dissertation que vous devez construire repose sur les mêmes principes pour les quatre épreuves d’ESH : une introduction qui comporte plusieurs parties bien visibles (une entrée en matière, une définition des termes, une problématisation et enfin une annonce du plan), un développement en deux ou trois grandes parties avec les sous-parties bien détachées et bien annoncées et une conclusion (répondre à la problématique en une phrase puis une ouverture qui fait la transition entre le sujet que vous achevez et un autre sujet qui est en lien).

N’oubliez pas les règles de la signalétique en dissertation : une signalétique verticale (ex : sauter des lignes ou aller à la ligne) et une signalétique horizontale (des alinéas qui mettent bien en valeur les sous-parties). Disserter signifie répondre à la problématique posée par le sujet : soyez convaincant, ne cherchez pas à réciter simplement un cours. Mettez en lien des idées, illustrez (en utilisant bien la perspective historique), argumentez en vous appuyant sur un auteur clé, sur un ouvrage récent ou plus ancien, etc.

Un conseil : reprenez la liste des sujets ESH tombés depuis 2000 présente sur le site de Mister Prépa, essayez de définir les termes clés du sujet. La première chose que votre correcteur lira sera votre introduction ; donnez une bonne première impression en montrant que vous savez clairement délimiter le sujet et que vous maitrisez les termes du sujet. Un dernier conseil sur ce point : sachez aussi, pour chaque terme. 

 

Lire plus : Conseils de correcteur d’ESH, Thierry Goffinet 

 

Langues (traductions)

Le premier conseil, et sûrement le plus important en traduction, est qu’il ne faut pas calquer le temps des verbes d’une langue à l’autre : les concordances ne sont pas identiques. Il faut toujours avoir en tête qu’il faut faire du sens ! Lire les textes de traductions en entier afin de saisir le sens et le registre, obtenir une impression générale avant de commencer à composer est primordial. Cela vous permettra d’identifier les difficultés (grammaticales, lexicales et syntaxiques), les différents personnages et les rapports entre eux, situer l’histoire et les personnages dans le temps et l’espace. Respecter le style autant que le sens du contenu. Vous pourrez apporter quelques « fioritures », sans oublier de respecter le registre de l’original. 

Il faut oser prendre des risques (calculés !) en changeant l’ordre des mots, en se permettant d’utiliser des expressions et des tournures de phrase idiomatiques ou poétiques. Évitez bien évidemment toute forme de barbarisme ou d’omission car cela est pénalisé au plus haut point. Entraînez-vous au maximum sur des phrases de thème grammatical puis alternez avec des traductions complètes (plutôt lit-téraires pour les écoles de la BCE et journalistiques pour les écoles ECRICOME).

 

Langues (expressions)

Les candidats doivent respecter une distinction claire entre les deux questions (pour les épreuves ELVi et IENA car il n’y a qu’une question d’expression écrite pour ECRICOME) : la question 1 vise à évaluer votre compréhension du texte et la question 2 est l ́expression d’un avis personnel argumenté sans aucun usage du texte.
Comme la première question est une question concernant la compré-hension du texte, elle demande un résumé de certains points ou idées présentés dans le texte. ll faut isoler les points essentiels du texte en référence avec la question posée. De la même façon, ce travail de compréhension nécessite une reformulation des termes du texte. Un simple copier/coller de quelques passages n’est pas suffisant et sera bien évidemment sanctionné.


Dans la deuxième question de l’épreuve, l’expression personnelle, il est essentiel que les candidats présentent un jugement critique, un regard personnel sur la problématique et qu’ils donnent leur opinion. L’utilisation de la civilisation ainsi que de l’actualité est utile pour cette sous-épreuve. L’usage de « structures stylées » (voir English Vocabulary sur le site de Mister Prépa) peut vous faire gagner des points et peut vous permettre de vous distinguer uniquement si elles ne sont pas utilisées de façon abusive au même titre que les connecteurs logiques. Pour terminer l’épreuve, il est important de procéder à une relecture attentive si le temps le permet.

 

Lire plus : Comment cartonner en anglais au concours

Lire plus : 30 mots de vocabulaire pour briller en espagnol

 

Culture Générale

Dès que vous voyez le sujet, il est nécessaire d’aller au-delà du carac-tère simpliste que ce dernier peut avoir. Aborder – si possible tout au long de la copie – le sujet comme un problème a toujours été valorisé. Inversement, l’accumulation de références ou d’exemples sans aucun esprit critique et surtout sans attention portée au sujet lui-même, est pénalisé. Gardez en tête que connaître « par cœur » telle ou telle citation est inutile si celle-ci n’apporte rien au raisonnement ; le but de l’épreuve n’est nullement de multiplier les références pour elles-mêmes.

La dissertation de Culture Générale est une activité d’intelligence, de réflexion, d’émotion, de lecture, d’écriture. Vous ne devez pas non plus transformer le sujet qui vous est donné, il faut lire le sujet, vous l’approprier et le penser car s’il vous est donné, ce n’est pas anodin. Les excellentes copies sont celles qui effectuent un vrai travail de distinction conceptuelle et se questionnent constamment afin de dégager différents angles d’attaque qui feront évoluer l’argumentation tout au long de la copie. Ne plaquez aucune référence qui tomberait du ciel, elles doivent être au ser-vice de votre pensée, et non l’inverse ! 

 

Lire plus : Interview de Christophe Cervellon, professeur, auteur et correcteur de Culture Générale

 

Contraction, résumé et synthèse de textes

Si le format de l’épreuve donne plutôt satisfaction, on ne saurait cependant trop rappeler aux candidats la nécessité d’écrire lisiblement, de soigner la présentation de leur copie, d’organiser leur réflexion en paragraphes habilement structurés et d’indiquer clairement leurs décomptes intermédiaires. Ces exigences font partie intégrante des attendus de l’épreuve.

Les candidats doivent garder à l’esprit que la contraction de texte ou la synthèse de textes demeurent avant tout des épreuves d’expression écrite. Il leur revient d’apporter tout le soin nécessaire à la maîtrise de la langue, à la précision du vocabulaire ainsi qu’à la cohérence syntaxique en rappelant bien évidemment que la ponctuation et l’accentuation ne sont pas en option. Et surtout, travaillez bien au brouillon afin de construire des phrases correctes et compréhensibles tout en faisant des belles transitions pour maintenir le fil conducteur. Faites des phrases courtes, qui vont droit au but et qui sont agréables à lire.

 

Mathématiques

Il est, pour commencer, primordial de faire une lecture préalable du sujet non seulement pour s’en imprégner, mais aussi pour pointer les questions qui paraissent faciles à résoudre, lesquelles ne se situent pas nécessairement dans la première partie du sujet. Sachez que les abréviations dans les copies doivent être proscrites et il est nécessaire de bien numéroter les questions et d’encadrer les résultats.

L’honnêteté, la simplicité, la précision et la rigueur sont des vertus at-tendues par tous les correcteurs sans exception, et qu’une bonne réponse est toujours une réponse construite rigoureusement. Ne vous contentez pas de faire du remplissage car cela est vécu comme une fraude. La recherche d’une solution à une question ne doit pas dépasser quatre à cinq minutes. Et pour finir, il est recommandé aux candidats de faire preuve d’une grande ténacité et de ne rien lâcher ! Les épreuves seront forcément déroutantes mais ne vous faîtes pas avoir sur cette épreuve psychologique. Cette année plus que jamais, la différence se fera dans le détail et dans la rédaction de votre copie. Prêtez-y donc une grande attention ! 

 

Lire plus : Comment j’ai obtenu (quasi) 20/20 à chaque épreuve de maths, 2 ans d’affilé

 

Histoire Géographie et Géopolitique (HGG)

Commençons par rappeler qu’il est impératif de maintenir une bonne connaissance du programme de première année car la plupart des sujets à forte connotation géopolitique exigent une certaine profondeur historique qui n’est correctement acquise que par la maîtrise des deux années de classe préparatoire. Un soin tout particulier doit être apporté à l’introduction, qui définit les termes, pose les problèmes, annonce la démarche, elle ne doit absolument pas être négligée. Dans votre développement ne démultipliez pas les auteurs ou les ouvrages de manière pédante car vous êtes jugés sur vos capacités rédactionnelles et votre finesse analytique et non sur votre capacité à restituer des références en les plaquant sans argumentation. Une mention particulière à la relecture une fois la rédaction achevée afin d’éviter les fautes grossières et les erreurs factuelles qui gênent la lecture et déconcentrent les correcteurs. Comme pour toute épreuve de dissertation, aérez bien votre devoir, faîtes de belles transitions et soyez clairs pour ne pas laisser place à une mauvaise interprétation.

Dorian Zerroudi

Directeur de Mister Prépa et étudiant en stratégie, j'ai à coeur d'accompagner un maximum d'étudiants vers la réussite !

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