Les différentes méthodes qui fonctionnent en contraction

Souvent redoutée ou mal-aimée des étudiants en classe préparatoire, la contraction de texte n’en demeure pas moins une épreuve phare. Et pour cause, malgré son faible coefficient aux écrits (coefficient trois en moyenne), elle est une épreuve qu’il ne faut négliger sous aucun prétexte car sa note peut vous faire basculer du côté des admissibles ou des non-admissibles. Que faire alors pour obtenir la note qui vous permettra d’atteindre l’école de vos rêves ? Cet article a pour vocation de répondre à cette question on ne peut plus cruciale.


Quelle méthodologie adopter en contraction de texte?

Il se peut que vous n’ayez pas encore des notes qui vous satisfassent, que vous n’ayez pas encore trouvé une méthode propre qui vous corresponde, ou que vous redoutiez chaque fois de vous retrouver confronté à cette épreuve. Le plus important pour vous est de trouver la méthode qui vous réussit le mieux, et avec laquelle vous vous sentez le plus à l’aise. En effet, le jour du concours avec le stress et l’envie pressante de réussir, il faut absolument que vous mettiez en place les mécanismes (presque routine) que vous avez dûment acquis au cours de l’année.

Que ce soit sur le nombre de lectures, le découpage du texte ou la répartition du temps, tout doit être respecté (presque) à la minute près. C’est le meilleur moyen de garder son calme et de savoir gérer sa contraction peu importe la difficulté du texte ou le niveau de stress présent le jour J. Il est donc avant tout nécessaire de faire ce travail. Pour vous aider à bien appréhender cette dernière ligne droite en contraction, laissez-nous vous présenter quelques pistes méthodologiques !


Première méthode

Cette méthode vise à découper le texte en grandes parties. Telle une dissertation, vous devez trouver dans le texte ce qui s’apparente à : une introduction, un développement (en deux ou trois parties), et une conclusion. Pour cela, il vous faudra réaliser trois lectures. Une première afin d’avoir une idée globale du texte. Vous vous imprégnez du style rédactionnel de l’auteur, déterminez le fil conducteur et identifiez les grands déroulements de la pensée.

Puis, vous passez à la deuxième lecture, qui a pour objectif crucial de découper le texte entre trois à cinq grandes parties. Pour ce faire, tentez de distinguer les grandes étapes de la pensée de l’auteur. Ce travail est essentiel car il vous permettra d’avoir la structure logique de votre contraction. Passez-y du temps ! Enfin, lors de la troisième lecture, prenez bien soin de souligner les idées importantes à replacer prioritairement dans le résumé, et les idées secondaires/exemples d’une autre couleur.

Lorsque ce travail préparatoire est achevé, lancez-vous dans un travail au brouillon que vous allez peaufiner afin de restituer au mieux la structure intellectuelle et les idées marquantes du texte. Pour finir, recopiez votre brouillon au propre en prenant garde à garder du temps à la fin pour vous relire et respecter les règles de forme de l’épreuve.


Deuxième méthode

La deuxième méthode est assez différente de la première, mais cela ne signifie pas que l’une des deux fonctionne moins bien. En réalité, tout dépend de la manière dont vous réagissez face à un texte et face à cette épreuve. Vous pouvez très bien avoir de bonnes notes avec la première mais pas avec celle-ci et inversement ! Cette méthode ne se base que sur deux lectures. La première lecture a le même objectif que pour la première méthode, mais c’est à la seconde lecture que tout change. En effet dès cette seconde lecture, il faut que vous commenciez à relever, paragraphe par paragraphe, les idées principales et secondaires, et que vous fassiez un véritable travail de compréhension du texte.

Après cela, il vous faut passer au brouillon et résumer chaque paragraphe du texte, indépendamment au début, puis en ajoutant progressivement des connecteurs logiques entre les paragraphes afin d’avoir une contraction logique et bien structurée.

Attention cependant à ne pas faire de paraphrase, et de vouloir résumer tout ce que dit l’auteur dans tous les paragraphes. En effet, certains paragraphes contiennent parfois des idées peu importantes dans la pensée de l’auteur. Il est alors essentiel de ne pas relever ces paragraphes et de s’attarder davantage sur les paragraphes qui font avancer le texte et le raisonnement intellectuel. Cela montrera au correcteur que vous avez su avoir un esprit critique et prendre de la hauteur vis-à-vis du texte. Pour finir, après avoir peaufiné votre brouillon, il ne vous reste qu’à passer au propre, comme pour la première méthode !


Répartition du temps en contraction de texte

Comme indiqué au début de l’article, tout doit être millimétré lors de l’épreuve. En effet, le risque majeur en contraction est de passer beaucoup trop de temps à essayer de bien comprendre le texte, ou à peaufiner plus que de raison le brouillon. Ainsi, il est essentiel d’établir à l’avance une répartition du temps des différentes étapes de l’épreuve, et de s’y tenir à chaque fois. La répartition du temps que nous vous proposons pour les deux méthodes et pour chaque épreuve (contraction HEC et résumé ECRICOME) n’est qu’une estimation, que vous devez agencer en fonction de vous. Par exemple, si vous savez que vous faîtes très peu de fautes d’orthographe, alors vous pouvez passer moins de temps sur le recopiage au propre, et davantage de temps sur les étapes précédentes. Là encore, il faut tâtonner afin de trouver le « timing » qui vous correspond !

Pour conclure, si vous n’avez toujours pas trouvé votre méthode ou que vous n’êtes pas encore à l’aise avec la vôtre, sachez qu’il vous reste le temps de vous familiariser avec cette épreuve et de vous en sortir avec une note tout à fait convenable. Il faut cependant que vous vous entraîniez encore et encore afin de créer des automatismes qui vous seront très profitables le jour du concours !

Dorian Zerroudi

Rédacteur chez Mister Prépa, j'ai à coeur d'accompagner un maximum d'étudiants vers la réussite !

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