Les khôlles d’HGGMC, comment les gérer?

1- L’apprentissage du cours

C’est un des éléments qui fait le plus peur quand l’heure fatidique d’une khôlle d’HGGMC approche: on a l’impression de ne jamais être prêt, que le cours est toujours insuffisamment su. En effet, si les sujets sur un chapitre donné de géopolitique, les sujets possibles se comptent en général sur les doigts d’une main, ce n’est pas le cas quand il s’agit d’une khôlle d’HGGMC. Les sujets comme “La révolution du lait en Inde” ou encore “La Slovaquie et l’Union Européenne” hantent les souvenirs des préparationnaires dont le professeur a déjà eu la “bonne” idée de leur proposer. 

Pour autant, réfléchissons un peu: il est tout simplement impossible d’arriver à connaître son cours pour parer à toute éventualité quand il s’agit des sujets pouvant être posés en kholle. Il est dès lors dangereux de se lancer dans un apprentissage compulsif du cours. Tout d’abord comme je vous l’ai dit vous ne serez jamais sûrs de ne pas être pris au dépourvu devant un sujet. Ensuite, il convient de rappeler que l’HGGMC ne représente qu’une matière parmi toutes celles que vous rencontrerez durant vos deux voire trois longues années de prépa ECS. Prendre plus de temps pour apprendre son cours, c’est risquer d’en perdre dans une autre matière. Quand on sait que le jour des oraux, une épreuve de géopolitique est uniquement proposée à HEC (et que vous ne maitriserez pas votre cours parfaitement ce jour là), on peut se dire qu’il y a surement plus urgent à travailler pour vous que le petit détail qui vous permettra de parler des conflits frontaliers entre le Paraguay et l’Uruguay.

 


2- Les vingt (trente) minutes au brouillon

  • La problématique: c’est un premier élément clé du sujet, il ne faut absolument pas la négliger. Si l’intitulé du sujet est proposé sous forme de proposition ou de phrases, il convient d’en tirer après une rapide analyse une question couvrant l’ensemble du sujet, sans pour autant partir dans un hors-sujet qui serait fatal pour votre note. Pensez donc avant toute chose à faire un rapide tableau analytique pour être sûr d’avoir la problématique la plus adaptée.
  • Le plan: Il doit obligatoirement faire trois parties (la meilleure des réflexions qui ne ferait que deux parties ne saurait obtenir la moyenne!!!) IL peut contrairement au cas des dissertations être chronologique mais SEULEMENT SI C’EST PERTINENT, voire même nécessaire (en règle générale si vous avez le choix entre ce plan et un autre au brouillon, courrez vers l’autre!). Essayez toujours d’avoir trois parties de taille à peu près identiques, même si sur les sujets les plus pointus, on ne vous reprochera pas une plus grande disparité dans la durée des différentes étapes de votre raisonnement.

 

3- La présentation à l’oral

  • L’introduction: c’est la partie la plus importante de votre exposé. Elle doit comme dans le cas d’une introduction de dissertation comporter une amorce, la définition de tous les termes du sujet, une problématique et une annonce du plan qui sera utilisé au cours du développement. C’est en plus si la partie développement est un peu creuse la faute à un sujet trop ardu ou insuffisamment maîtrisé le meilleur endroit où “gagner du temps” (attention sans pour autant délayer) sur la durée de l’exposé. Pour plus de précisions sur la manière de mener une introduction, n’hésitez pas à aller consulter mon article: “L’introduction en HGGMC, comment cartonner le jour J?”
  • Le timing: autre point très important en HGGMC comme dans toutes les khôlles, le respect de la durée imposée de l’épreuve. En effet, si vos professeurs sont souvent laxistes sur ce point, notamment pour permettre à chaque élève de s’exprimer au maximum, ça ne sera vraiment pas le cas le jour J. En effet, une khôlle trop courte (moins de 8min30), sera lourdement sanctionnée. De même, une khôlle dépassant les 10min30 pourra tout simplement se voir stopper de force par le jury. Ca serait trop bête d’avoir une conclusion brillante et de devoir se stopper sans la faire, ce qui donnerait un passage à l’oral franchement déséquilibré… Il faut imaginer que les interrogateurs auront des semaines d’oraux dans les jambes ou à venir lorsque vous vous présenterez devant eux, donc n’auront que très rarement le cœur à prendre du retard sur un programme déjà surchargé.
  • L’aisance: on ne le dira jamais assez, mais la meilleure des réflexions ne pourra accéder aux notes maximales sans une prestation convaincante à l’oral. Premier conseil: prenez confiance en vous! Les interrogateurs sont globalement bienveillants et ne vont dans tous les cas pas vous manger. Ces dix minutes ne sont certainement pas les plus agréables de celles que vous aurez à passer de votre vie, pour autant, pas besoin de paniquer, elles vont bien se passer! Voici quelques conseils en vrac. Tout d’abord, contrôlez votre rythme de parole, mieux vaut parler plus doucement que d’habitude plutôt que de parler trop rapidement au risque de perdre le jury ou de vous emmêler les pinceaux. Ensuite, évitez les bégaiements intempestifs qui risqueraient d’agacer le correcteur, mieux vaut à la limite si un trou vous vient ne pas parler, quite à laisser un blanc.

 

4- Les questions réponses

Plus encore que la partie de l’exposé, c’est cette seconde phase de l’oral qui effraie le plus souvent les candidats. En effet, elle laisse libre court à l’imagination “malsaine” du correcteur pour vous mettre en difficulté et elle porte souvent sur des points très précis que vous ne maitriserez forcément pas tous. Il faut absolument dédramatiser ce moment! En effet, vous êtes dans la même situation que les autres candidats et n’avez ni plus ni moins de chances de réussir de cartonner. Alors surtout, restez calme, prenez votre courage à deux mains et foncez, c’est la dernière ligne droite!



Julien Vacherot

Étudiant en première année à HEC Paris et rédacteur géopolitique, j'ai pour but de vous faire partager ma passion et de vous aider dans cette matière et partout où c'est possible

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