Les ouvrages les plus utiles à citer en dissertation de HGG #1 Afrique et Moyen-Orient

Les ouvrages les plus utiles à citer en dissertation de HGG

 

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Dans la filière ECS, l’HGG est une matière très importante, avec des coefficients au concours qui vont de 4 à 7. L’exercice roi de cette épreuve est bien évidemment la dissertation, redoutée de nombre d’étudiants.

Une des clés de la réussite à cet exercice est la maîtrise de références et d’ouvrages qui viennent appuyer l’argumentation (parce qu’il ne faut pas oublier que c’est avant tout un exercice de démonstration, et pas de récitation !)

Pour vous aider, à partir d’aujourd’hui, Mister Prépa vous propose une série d’articles sur les ouvrages les plus utiles à citer et maîtriser pour réussir la dissertation de géopo, découpée par aires continentales (Asie, Europe, Afrique et Moyen-Orient, Amérique).

Vous trouverez une liste d’ouvrages ainsi qu’un petit résumé plus ou moins développé de l’idée qui y est avancée, à vous d’approfondir les recherches ! Grâce à cela vous aurez en votre possession un bon nombre de références sur des thèmes importants du programme de géopolitique de 2ème année.

Aujourd’hui, on commence avec les ouvrages sur l’Afrique !

 

Frontières d’Afrique. Pour en finir avec un mythe, M. Foucher, 2014

L’auteur explique qu’il est temps d’en finir avec le mythe des cicatrices coloniales responsables de tous les maux de l’Afrique. Les frontières d’Afrique sont devenues des frontières africaines.

 

 

Beyond the Curse. Policies to Harness the Power of Natural Resources, R. Arezki, T. Gylfason, A. Sy, 2012

Cet ouvrage va dans le sens de ce qui est appelé la « dutch disease » (ou « syndrome hollandais »), qui est un phénomène économique qui relie l’exploitation de ressources naturelles au déclin de l’industrie manufacturière locale. Ce phénomène est suscité par l’accroissement des recettes d’exportations, qui à son tour provoque l’appréciation de la devise. De fait, dans les autres secteurs, les exportations deviennent moins favorables que les importations.

Dans cet ouvrage, les auteurs développent les réponses politiques et institutionnelles possibles qui s’offrent aux pays en développement, notamment africains, pour répondre aux défis que leur pose la présence de ressources naturelles :

  • politique budgétaire contracyclique => stabilisation des taux de change
  • accumulation d’épargne dans les fonds souverains ou l’investissement public
  • impulser une diversification économique tirée par le privé => règles incitatives, baisse des impôts sur l’entrepreneuriat et l’innovation
  • refonte du cadre institutionnel

L’Etat importé, B. Badie, 1992

Les élites africaines ont adopté l’Etat westphalien européen et l’ont africanisé. Les pays non occidentaux n’ont cessé d’importer des modèles politiques occidentaux (systèmes juridiques, démocratie représentative, Etat…) mais la greffe n’a pas pris. Cela est dû à plusieurs facteurs :

  • l‘articulation Etat-société civile ne va pas de soi dans les cultures d’accueil
  • la primauté accordée aux relations verticales et au groupes d’appartenance primaire
  • la déformation des modèles par les élites dirigeantes

Cela a eu pour conséquences un faible développement des pays concernés et une frustration de ces derniers qu’ils ont projetée sur les relations internationales, les impactant négativement.

 

The Population Bomb, P. Ehrlich, 1968

L’auteur traite de la question de la bombe P et de la surpopulation humaine en prédisant une famine massive pour les années 1970 et 1980. Il demande que des actions politiques soient immédiatement mises en place pour limiter la croissance démographique.

 

L’Afrique noire est mal partie, R. Dumont, 1962

Il développe le thème de l’afro-pessimisme, c’est-à-dire d’un continent pénalisé par des malédictions récurrentes.

L’auteur décrit méthodiquement les handicaps du continent africain, les problèmes de corruption, les conséquences de la décolonisation.

L’ouvrage est organisé en quatre axes :

  1. L’afrique inter-tropicale piétine
  2. Elle pourrait cependant se développer rapidement
  3. Pour ce développement, l’Afrique doit repenser son école, ses cadres, ses structures
  4. L’Afrique cliente de l’Europe, ou se développant par elle-même

 

Les gemmocraties. L’économie politique du diamant en Afrique, Misser, Vallée, 1997

Les auteurs y définissent les « gemmocraties », c’est-à-dire un Etat où les producteurs de diamant, les pouvoirs d’Etat et des sociétés douteuses entretiennent d’étroits liens.

 

L’Etat en Afrique : la politique du ventre, J.-F. Bayart, 1989

Selon l’auteur, les chefs d’Etat africains exercent ce qu’il appelle la politique du ventre. C’est un système de corruption et de délinquance généralisées qui repose sur le fait que celui qui détient le pouvoir l’exerce pour en tirer des avantages personnels qui doivent lui permettre de se maintenir au pouvoir en redistribuant à sa clientèle une partie de ces avantages.

 

La Françafrique : le plus long scandale de la République, F.-X. Verschave, 1998                                                                                                                                       

L’auteur y explique les mécanismes de la Françafrique, qui désigne le système politique et institutionnel ainsi que l’ensemble des réseaux qui permettent à la France de garder la mainmise sur ses anciennes colonies, afin de garantir son accès aux matières premières et de conserver sa puissance sur l’échiquier international.

Mis en place au moment des indépendances africaines par le sommet de l’Etat français, il a été maintenu pendant toute la Ve République.

La France développe et déploie ses pratiques néocoloniales, avec la complicité de nombreux chefs d’Etats africains dits « amis de la France » : pillage des matières premières, corruption, détournement de l’aide au développement, soutien aux dictatures, trafics, interventions militaires.

« La Françafrique, c’est comme un iceberg. Vous avez la face du dessus, la partie émergée de l’iceberg : la France meilleure amie de l’Afrique, patrie des droits de l’Homme, etc. Et puis ensuite, vous avez 90 % de la relation qui est immergée : l’ensemble des mécanismes de maintien de la domination française en Afrique avec des alliés africains. » (François-Xavier Verschave)

 

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