Les ouvrages les plus utiles à citer en dissertation de HGG #4 Amérique

Les ouvrages les plus utiles à citer en dissertation de HGG
#4 Amérique

Dans la filière ECS, l’HGG est une matière très importante, avec des coefficients au concours qui vont de 4 à 7.

L’exercice roi de cette épreuve est bien évidemment la dissertation, redoutée de nombre d’étudiants.

Une des clés de la réussite dans cet exercice est la maîtrise de références et d’ouvrages qui viennent appuyer l’argumentation (parce qu’il ne faut pas oublier que c’est avant tout un exercice de démonstration, et pas de récitation !)

Pour vous aider, Mister Prépa vous propose une série d’articles sur les ouvrages les plus utiles à citer et maîtriser pour réussir la dissertation de géopo, découpée par aires continentales (Asie, Europe, Afrique et Moyen-Orient, Amérique). Vous trouverez une liste d’ouvrages ainsi qu’un petit résumé plus ou moins développé de l’idée qui y est avancée.

Certaines références sont plus ou moins développées, libre à vous d’approfondir les recherches ! Grâce à cela vous aurez en votre possession un bon nombre de références sur des thèmes importants du programme de géopolitique de 2ème année.

Après l’Afrique et le Moyen-Orient, l’Asie et l’Europe, on enchaîne avec le dernier continent au programme de première année, l’Amérique !

 

The Nine Nations of North America, J. Garreau, 1981

 

L’auteur suggère que l’Amérique du Nord peut être divisée en neuf nations, qui ont des caractéristiques économiques et culturelles distinctes. Il soutient également que les frontières nationales et étatiques conventionnelles sont en grande partie artificielles et non pertinentes, et que ses «nations» fournissent un moyen plus précis de comprendre la vraie nature de la société nord-américaine. L’ouvrage a été qualifié de “texte classique sur la régionalisation actuelle de l’Amérique du Nord”.

Les 9 nations :

    • New-England : Maine, le New Hampshire, le Vermont, le Rhode Island, le Massachusetts et le Connecticut
    • The Foundry : les zones industrielles en déclin du nord-est des États-Unis et de la région des Grands Lacs s’étendant de New York à Milwaukee et jusqu’aux banlieues de Washington DC en Virginie du Nord
    • Dixie : les anciens États confédérés d’Amérique (aujourd’hui le sud-est des États-Unis) qui sont concentrés sur Atlanta et sur la majeure partie de l’est du Texas.
    • The Breadbasket : la plupart des États des grandes plaines et une partie des provinces des Prairies
    • The Islands : la région métropolitaine du sud de la Floride, les Everglades et les Florida Keys, et les Caraïbes.
    • Mexamerica : le sud de la Californie et le Nord du Mexique
    • Ecotopia – la côte ouest jusqu’en Alaska
    • Québec
    • The Empty Quarter

Il est intéressant de noter que l’auteur met en avant l’existence d’une Mexamerica : le sud des Etats-Unis et Nord du Mexique comprennent des similarités culturelles et linguistiques et des relations économiques, avec notamment les maquiladoras.

 

Zones grises : Quand les Etats perdent le contrôle…, Gaïdz Minassian, 2011

 

Dans cet ouvrage, l’auteur conceptualise la nation de « zone grise ». C’est selon lui un espace de dérégulation sociale qui échappe à l’Etat et où les institutions centrales ne parviennent pas à affirmer leur domination, laquelle est assurée par des micro-autorités alternatives.

Ce sont des zones de non-droit ou contrôlées par les mafias et sont situées quelque part à la lisière du légal et de l’illégal.

Ainsi, en Amérique, la zone contrôlée par les FARC en Colombie peut être assimilée à une zone grise.

 

La frontière dans l’histoire des Etats-Unis, Turner, 1920

 

La « frontier » développe un trait identitaire particulier aux Etats-Unis. Cette notion renvoie à un certain esprit pionnier. Pour les américains, la frontière n’est pas une limite, c’est plutôt une invitation incessante au dépassement, à l’entreprise, au mouvement, à la conquête, comme ce fut le cas par exemple avec la conquête de l’Ouest.

Dans cette conquête de l’espace, la nation aurait trouvé à se former, à se donner les attributs qui lui ont conféré son originalité : l’individualisme, l’énergie, le dynamisme, l’idéalisme, le radicalisme. Ce recul incessant des frontières, cette marche d’aventuriers vers les dernières terres de l’occident témoigne déjà d’une force expansive, d’un besoin d’explosion. Déjà les Américains regardaient par-delà la muraille et ne cherchaient qu’à la franchir.

 

Naissance et déclin des grandes puissances, P. Kennedy, 1987

 

Paul Kennedy défend dans cet ouvrage une thèse qui a fait beaucoup de bruit à l’époque.

Les Etats-Unis connaissent un risque de surextension impériale. En effet, il y aurait un risque de déséquilibre entre l’engagement croissant des Etats-Unis dans le monde et leurs capacités économiques qui ne croissent pas aussi vite, ce qui les conduirait dans un cercle vicieux. Cet « imperial overstretch » a déjà causé la perte de l’Empire romain par exemple. Les empires, au fur et à mesure qu’ils étendent leur puissance, leur contrôle, leurs obligations, développent un appareil étatique, une bureaucratie, et aussi une hostilité extérieure sous le poids desquels ils finissent par s’effondrer.

 

Après l’empire. Essai sur la décomposition du système américain, E. Todd, 2002

 

Selon l’auteur, l’empire américain a disparu. Il y a trois signes de son déclin :

    • un déclin économique, caractérisé par la concurrence croissante de pays comme la Chine, et la financiarisation de son économie
    • un déclin politique, caractérisé par un déclin de la démocratie américaine
    • un déclin militaire, caractérisé par le maintien de foyers de tension latents (notamment au MO) pour maintenir leur « militarisme théâtral » et éviter de perdre contre des acteurs mineurs (Cuba, Corée du Nord). L’Opération Tempête du Désert au Koweït contre l’Irak démontre ce déclin : les Etats-Unis ne s’attaquent qu’à un pays sous développé.

 

States and Markets, S. Strange, 1988

Susan Strange définit dans cet ouvrage la notion de puissance structurelle, que possèderaient les Etats-Unis. Celle-ci correspond à la possibilité qu’a un acteur d’obliger un autre à agir suivant sa volonté, par la persuasion ou la coercition. Elle correspond à la capacité de fixer les règles du jeu et prend de plus en plus d’importance, se déclinant en matière sécuritaire, financière, productive et scientifique.

 

Casino Capitalism, S. Strange, 1986

 

Les Etats-Unis sont devenus une « économie-casino ». Cela correspond aux excès non réglementés associés aux cycles « boom and bust » de grandes entreprises spéculatives.
Selon Strange, entre 1965 et 1985, l’augmentation considérable des risques et de l’incertitude sur les marchés économiques a entraîné de profondes perturbations sociales et politiques dans le système mondial. Elle lie ces changements à 5 grandes tendances :

    • les innovations dans le fonctionnement des marchés financiers
    • la portée accrue des marchés
    • le passage de la banque commerciale à la banque d’investissement
    • la montée des marchés d’investissement asiatiques
    • la suppression de la régulation gouvernementale des banques
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