L’esprit de compétition en prépa

On entend souvent que l’esprit de compétition est très présent en prépa, notamment à l’approche des concours, et même au sein d’une même promo. Or, cet esprit de compétition n’est pas toujours bénéfique. Alors qu’en est-il vraiment ?

 

Un cliché à oublier

NON, l’esprit de compétition n’est pas présent dans toutes les prépas. Peut-être certaines prépas entretiennent-elles cet esprit dans l’idée de pousser les élèves et de les mener le plus haut possible, mais d’autres n’ont pas cet esprit du tout et préfèrent au contraire privilégier l’entraide des élèves. La plupart d’ailleurs encourageront les travaux de groupe, les TD, pour favoriser la communication. Cette idée reçue est donc fausse puisqu’il est important de distinguer les classes préparatoires.

 

La compétition se fait avec les autres prépas

En effet, le jour du concours, tout le monde composera pour lui seul, et donc la tentation peut être grande de vouloir écraser tout adversaire. Cependant, les autres élèves de la classe doivent être vus comme des alliés et non comme des concurrents. En effet, à l’échelle du concours, une classe de quarante élèves ne représente pas une très grande part, ni donc, une grande menace pour intégrer l’école de nos rêves. Les seuls vrais concurrents sont les élèves des autres prépas. Pour parvenir à les devancer au concours, il est utile de travailler en cohésion, en classe. Les TD en classe sont l’occasion parfaite de mettre en relation les connaissances que l’on a pour les partager au reste du groupe de TD. Ainsi, pour un TD de maths par exemple, l’esprit de compétition doit totalement s’évanouir pour que tout le groupe travaille ensemble. Les progrès seront bien plus importants puisqu’une notion non comprise pourra enfin être assimilée, grâce aux explications d’un des camarades de TD. Dans l’autre sens, expliquer un point à quelqu’un d’autre permet de mieux l’assimiler soi-même et de bien ancrer la notion.

 

La comparaison au sport

La classe préparatoire peut être rapprochée à un sport individuel. En effet, l’objectif est de gagner, de terminer premier mais l’entrainement se fera en équipe et par club. La vraie compétition se fera contre les autres clubs. Chaque athlète progressera en équipe grâce au soutien de ses collègues d’entrainement. Ainsi, même si le sport est individuel, les progrès se feront en groupe, comme en prépa.

 

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Ne pas minimiser le travail

Se comparer peut ainsi être parfois mauvais mais une petite touche peut être bénéfique. En effet, viser une meilleure place au concours blanc peut permettre de progresser car les objectifs personnels que l’on se fixe peuvent aussi être atteints en se comparant aux autres. En effet, finir trentième à un concours blanc et dixième à celui qui suit prouve bien que des progrès ont été faits. Cela revient donc à se comparer aux autres. Mais cela se fait dans un esprit positif et pas dans l’optique d’écraser les autres.

 

Ne pas s’inquiéter d’être le seul dans une situation

Il peut paraitre déroutant d’être le seul qui progresse moins vite dans un groupe classe. Il est aussi déroutant de réussir mieux que les autres sans comprendre pourquoi (mais cette situation pose moins souvent problème…) En effet, si malgré les efforts, les résultats ne payent pas tout de suite, si le reste de la classe continue à progresser plus vite que soi, il n’y a pas pour autant à s’inquiéter. En effet, c’est là qu’intervient le côté malsain de la comparaison. Cependant, le travail finira toujours par payer donc il ne sert à rien de s’inquiéter de cette situation. Il faut relativiser, car il reste surement suffisamment de temps pour rebondir avant les concours. Il ne faut pas oublier que la seule note qui compte est celle du concours. Peut être que le reste de la classe a assimilé la bonne méthode et qu’il reste du chemin à faire pour l’assimiler aussi.

 

Les différentes manières de se comparer

Se comparer en notes n’est donc pas toujours très sain. Cependant, on peut comparer les méthodes utilisées. Cette comparaison est bien plus utile. Ainsi, en comparant les méthodes de travail, ou de composition lors des DS, peut donner de bonnes idées pour la suite.

Un exemple qui en témoigne : en prépa, un élève peine à se remettre au travail tard le soir et s’inquiète de ne pas réussir à faire tout le travail prévu. Alors que certains élèves auraient envisagé de se forcer à continuer à travailler, cet élève entend parler d’un autre élève qui met son réveil deux heures plus chaque matin pour se coucher deux heures plus tôt tous les soirs. Cette méthode, à laquelle il n’aurait jamais pensé tout seul, lui convient bien mieux car elle lui évite une fatigue inutile.

Ainsi, la comparaison en notes est parfois malsaine, tandis que la comparaison et l’échange de méthodes, eux, sont plus que bénéfiques.

 

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