L’importance de la lecture du sujet en mathématiques

Une grande différence entre les candidats en mathématiques peut se faire sur la lecture du sujet. La lecture du sujet en mathématiques est une étape non négligeable durant un DST et pendant les concours. 

En rentrant dans votre salle d’examen, vous connaissez votre cours, vos théorèmes, vos propriétés sur le bout des doigts, vous être prêt à affronter votre sujet, mais il ne faut pas se précipiter à tourner les pages pour voir la longueur du sujet avant de commencer. Il est nécessaire de lire attentivement l’énoncé et les questions de chaque exercice.

Pourquoi et comment la lecture d’un sujet peut-il différencier les candidats ?

 

Ce qu’apporte la lecture du sujet

Tout d’abord, la lecture du sujet permet de comprendre l’enchaînement des questions, car les questions en mathématiques vont dans une direction logique (même si on ne le pense pas) et elles peuvent avoir un lien entre elles. 

La lecture de l’énoncé vous permettra de repérer les points faciles à prendre pour être plus serein lors de la rédaction sur copie propre, car on ne le répète jamais assez : De nombreuses questions sont des questions classiques qui retombent chaque année. Il est nécessaire de les travailler pour ne pas être surpris le jour J, pour être sûr que l’on pourra répondre à ces questions et ainsi passer plus de temps sur des questions difficiles. Ces questions classiques retombent le plus souvent dans les sujets Ecricome, EML et EDHEC, ce qui vous permettra en y répondant d’assurer une note convenable à ces épreuves.

 

En lisant de manière active les questions, vous repérez pour certaines d’entre elles les méthodes à utiliser. De même pour la plupart des sujets on retrouve des questions dont l’intitulé commence par « Montrer que » ou encore par « En déduire ».

Pour une question dont l’intitulé commence par « Montrer que » : Il est nécessaire de garder le résultat que l’on cherche à montrer, car il sera utile pour répondre à des questions futures. De plus, même si vous n’arrivez pas à répondre à ce type de questions, ce qui n’est pas un problème, vous pouvez l’admettre dans le but de ne pas bloquer (et perdre du temps) sur cette question et de continuer l’exercice et y revenir plus tard durant l’épreuve.

De même pour une question dont l’intitulé commence par « En déduire que » : Il sera nécessaire d’utiliser soit la question précédente, soit les questions précédentes dans le but d’y répondre. De plus, le plus souvent les moyens utiliser pour répondre à ce type de question sont repris à partir de réponse à des questions « Montre que », il est donc nécessaire pour vous de garder en mémoire ou de noter sur une feuille de brouillon les résultats que vous avez obtenus aux questions précédentes, car elles peuvent vous être utiles dans la suite des questions.

 

Les exercices de probabilités

Dans les exercices de probabilités, l’étape la plus importante pour réussir est la lecture de l’énoncé. Les premières questions de l’exercice sont le plus souvent des questions de compréhension où on vous demande d’expliquer certaines situations précises ou encore de traduire l’expérience que l’on souhaite effectuer dans l’énoncé à travers notamment du Scilab. Les questions Scilab sont pour la plupart du temps des points faciles à prendre, il ne faut en aucun cas les éviter.

Plus le sujet de probabilité est compliqué, plus il est nécessaire de passer du temps dans la compréhension de l’énoncé du sujet. Ce n’est en rien du temps perdu, car le correcteur pourra à travers la lecture de votre copie comprendre si vous avez compris ou non l’énoncé du sujet.

 

Mon expérience personnelle

Ce fût mon cas lors du sujet HEC/ESSEC I en 2021. L’énoncé du sujet de probabilités n’était pas en première page, mais à la troisième page. Si vous aviez directement attaqué les questions sans lire le sujet, vous auriez sûrement passé du temps à lire cet énoncé au milieu de l’épreuve, celui-ci qui était assez difficile à comprendre. 

Pour ma part, avant de m’attaquer à l’épreuve, j’ai dépensé facilement 1 h à 1 h 30 de mon temps de l’épreuve dans la lecture active du sujet. Je cherchais les méthodes à utiliser pour telles ou telles questions, les résultats de certaines questions qui pourraient me servir à répondre aux questions suivantes. Mais le plus important était de comprendre l’énoncé de probabilités et enfin repérer les points facilement récupérables, car les questions classiques tombent souvent (même si elles sont plus rares dans les sujets HEC/ESSEC et ESSEC II). Cette méthode de lecture est extrêmement efficace puisque pour ma part, j’ai eu 16 à l’épreuve maths HEC/ESSEC I compte tenu de la difficulté du sujet.

David Yu

Étudiant à SKEMA BS à l'issue de deux années de classe préparatoire au Lycée Rodin. J'ai à coeur d'aider les étudiants en mathématiques et en chinois

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