L’introduction en HGG: comment cartonner le jour J?

Plus que partout ailleurs, la première impression aux concours est primordiale. En géopo, c’est l’introduction qui remplit cet office. Ainsi il faut absolument qu’elle soit parfaite le jour J sous peine de mettre déjà à mal voire même de condamner les espoirs de son auteur. A l’inverse, une introduction complète et efficace mettra celui-ci dans de bonnes conditions par rapport à la copie et boostera la note finale. Voici donc quelques conseils pour réaliser une introduction béton et commencer l’épreuve du bon pied.

 

 

I) L’amorce

 Si l’introduction est la première impression, l’amorce est la toute première. Son importance est donc majeure. Il s’agit d’un élément particulier sensé offrir un angle d’approche visant à déboucher sur les enjeux principaux du sujet. Il en existe trois grands types : les éléments historiques/les faits d’actualité/les références d’auteurs.
Personnellement, je me méfiais des deux premiers. En effet, utiliser ce type d’amorce, c’est trop souvent risquer de tomber sur des éléments qui auront servi dans énormément d’introductions de candidats. Les relire une fois de plus risquerait d’agacer profondément à la longue le correcteur. Par exemple, pour le sujet GEM 2020 « La Chine, un colosse aux pieds d’argile », combien de candidats se sont rués sur le célébrissime ouvrage de Peyrefitte Quand la Chine s’éveillera, le monde tremblera ?

Ainsi je préférais utiliser une référence à l’actualité proche (idéalement moins d’une semaine). Cela permettait 1) De montrer au correcteur que je m’intéressais à celle-ci 2) De rester à condition de ne pas tomber à pied joint dans les sujets brûlants original.

Par exemple devant le sujet Écricome 2020 « L’influence de la France en Europe : héritages et mutations contemporaines », parler de la lettre co-signée quelques jours avant par Jean-Yves Le Drian et ses homologues européens aux affaires étrangères en faveur de l’Europe de la défense assurait une amorce aussi fiable qu’originale.

Je vous conseille donc avant chaque DS ou épreuve de concours, d’étudier l’actu des derniers jours dans les différents grands thèmes du programme.

 

II) Définition des termes du sujet

Une fois l’amorce réussie, il faut définir précisément les différents termes du sujet. Cette phase est vitale car elle plante le décor de la réflexion et montre en plus au correcteur que celle-ci a été approfondie. Tout terme y compris les mots de liaisons doit être analysé.

Là encore, il vaut mieux éviter les définitions données par des auteurs qui risqueraient d’être rabâchées par de nombreux candidats. De plus une définition « maison » est signe d’une réflexion plus personnelle.

Le cadre spatial du sujet doit toujours être défini, même s’il est explicite. En 2020 à l’épreuve ESCP « La France dans la recomposition des puissances », la France devait comme tous les autres termes du sujet être définie.

De même le cadre temporel du sujet doit être précisé : si des bornes chronologiques sont fournies dans l’intitulé, pourquoi ont-elles été placées ainsi ? Sinon, où placera-t-on la réflexion ?

Si l’on prend le sujet ESSEC de l’année passée « Le bassin méditerranéen : un espace de crises et de rivalités internationales depuis la fin de la guerre froide ». Il fallait non seulement définir « crises », « espaces » et « rivalités internationales », mais également donner clairement sa vision de ce qu’était le « bassin méditerranéen ». On devait en quoi le « et » pouvait montrer un lien entre crises et rivalités internationales. Il était également intéressant de réfléchir aux bornes chronologiques données dans l’intitulé du sujet.

 

III) La problématique

Passée la définition des termes du sujet arrive la problématique. Celle-ci doit consister en une unique question. Certains préfèrent en mettre plusieurs pour mieux cerner le sujet, mais certains profs condamnent lourdement cette méthode en expliquant que c’est une manière d’esquiver la difficulté) portant sur ce qui fait l’enjeu du sujet. Il faut pour la trouver amener une opposition de fond au sein du sujet, notamment grâce à l’amorce, et de celle-ci tirer la problématique.
Attention : une problématique reprenant l’intitulé du sujet risquera une lourde sanction quasi éliminatoire du correcteur. Il faut donc absolument trouver une formulation utilisant des termes personnels.

Par exemple, sur le sujet ESSEC 2019 « La puissance chinoise en Asie orientale », il était beaucoup plus bienvenu de se demander « L’irrésistible émergence chinoise représente-t-elle une menace ou une opportunité pour ses voisins ? » plutôt que de décalquer l’intitulé et de poser la question « Comment la Chine développe-t-elle sa puissance en Asie orientale ? »

 

IV) L’annonce du plan

La dernière étape indispensable d’une bonne introduction est l’annonce du plan. Il faut clairement montrer précisément quelles vont être les trois parties du raisonnement adopté pendant le développement tout en étant concis. Très simplement, on peut opter pour « Premièrement… Ensuite… Enfin… », ou choisir une formulation plus originale. L’important est de finir en apothéose son introduction pour donner envie au correcteur de lire la suite de la copie.

 

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