Aborder les maths en première année de prépa ECT

Au même titre que le management et l’économie-droit, les mathématiques représentent l’une des matières les plus coefficientées en prépa ECT. Pour réussir ses concours, avoir une bonne note en mathématiques est donc nécessaire (bien que cela ne soit pas une obligation).

Cependant, l’écart entre le niveau de mathématiques des étudiants au bac STMG et celui attendu au concours est relativement important. Certainement l’un des plus importants toutes classes préparatoires confondues. Ce phénomène a tendance à décourager de nombreux étudiants dès la première année. De ce fait, beaucoup d’étudiants en ECT visent et obtiennent des écoles inférieures à celles auxquelles ils auraient pu prétendre grâce à une certaine discipline et quelques conseils avisés. C’est pourquoi dans cet article je vais vous partager quelques conseils qui m’ont permis de progresser dès le début de la première année de CPGE.

 

1. L'apprentissage du cours

L’apprentissage du cours de mathématiques en début de première année peut sembler difficile, car la plupart des concepts sont nouveaux. Ainsi, savoir quoi apprendre et quoi laisser de côté peut, de prime abord, paraître complexe. La méthode que j’appliquais pour optimiser ma connaissance du cours était la suivante. Je me concentrais avant tout sur les définitions et les propriétés que le cours fournissait que j’apprenais par cœur.


Ces mêmes propriétés et définitions sont souvent demandées dans les premières questions des différents sujets de concours. Ce sont donc des points faciles à prendre puisqu’il suffit de les connaître (une question de définition est toujours demandée à l’oral d’HEC encore une fois ce sont des points faciles). Par ailleurs, le cours est souvent accompagné d’exemples qui permettent de mieux appréhender les concepts, si cela vous aide, approfondissez-les au maximum.


Me concernant, je n’apprenais pas le cours de mathématiques sur le bout des doigts comme je pouvais le faire avec le cours de management ou les articles de droit. J’essayais simplement de me concentrer sur ces éléments ce qui me permettaient de toujours m’assurer une note minimale. Le reste venait avec les exercices.

 

2. La confrontation du cours aux exercices

En début de première année, je trouvais que les exercices étaient assez déconnectés du cours. Ces derniers me paraissaient peu denses là où le cours me semblait bien plus fourni. Il m’a donc fallu un certain temps pour comprendre qu’en réalité, en mathématiques, connaître le cours est une bonne chose. Cela permet, de fait, de se lancer sereinement dans un exercice, mais ce n’est pas suffisant. En effet, afin de pouvoir progresser graduellement en mathématiques, il est important de comprendre la logique des exercices. Par exemple, dans un exercice de suite, les questions vont d’abord porter sur le calcul des premiers termes. Puis sur la raison de la suite. Enfin, la dernière portera sur la convergence de cette dernière.

Comprendre la structure de l’exercice permet d’envisager des possibilités et d’essayer des choses, ce qui sera apprécié par le correcteur. Ainsi, la méthode que j’appliquais était de ficher dans un petit cahier par grandes thématiques (probabilités, fonctions, suites, matrices et densités) les types de questions qui tombent tout le temps avec la manière d’y répondre.

Exemple : Pour la récurrence, il y a généralement trois manières de la résoudre, je fichais donc ces différentes manières. Cela me permettait d’assimiler la logique mathématique et de ne pas être surprise lors des concours blancs.

3. Les exercices d'application

Les exercices d’application sont, selon moi, les éléments les plus importants dans une optique de progression en mathématiques. Bien qu’ils soient souvent difficiles, ces derniers sont vos amis. En effet, ils permettent dans un premier temps une meilleure compréhension du cours et par conséquent un apprentissage plus facile de ce dernier. De plus, la réalisation répétée d’exercices permet de développer l’intuition mathématique. Autrement dit, le fait que l’on soit à l’aise face à une question qui peut paraître difficile.


Enfin, les exercices sont souvent répétitifs et se ressemblent, c’est pourquoi, en faire un maximum permet d’arriver plus confiant aux DST et plus tard aux concours. Pour ma part, j’essayais de travailler les mathématiques tous les jours. J’apprenais à la fois mon cours et je refaisais les exercices. Pour les exercices, je me fixais un nombre d’exercices à réaliser dans un temps imparti. Le but était dans un premier temps de les faire toute seule, puis si je n’y arrivais pas de m’aider de la correction et enfin de les refaire seule sans correction. Mon objectif était de maîtriser le plus de concept possible pour arriver aux DST et être la moins surprise par le sujet possible.

Pour finir voici d’autres articles qui peuvent vous être très utile :

Voir plusMatrices 1

Voir plusMatrices 2

Wiam Majid

Après deux années de classes préparatoires en voie ect à Turgot, j'ai intégré le double diplôme de droit d'Audencia.

Vous pourriez aussi aimer