Philosophie : quelle méthode pour travailler efficacement ?

En hypokhâgne ou en khâgne, il y a six ou sept matières à mener de front. Il faut donc être rigoureux, précis et efficace dans sa prise de note, sa reprise de cours et dans l’élaboration de ses fiches en philosophie.

 

Lire aussi : Philosophie, monde et religion, quelques thèses à connaître 

 

La prise de note 

Il y a deux possibilités pour la prise de note. La prise à la main a un avantage énorme : elle permet d’être aux aguets et vigilant. Pour bien prendre le cours de philosophie à la main, et avoir le temps de réfléchir avec le professeur, il faut prendre des notes de manière raccourcie : il faut enlever le maximum de voyelles tout en prenant le cours clairement pour pouvoir se relire. 

L’idéal, pour les titres, est de les écrire en encorbellement : c’est-à-dire de faire des alinéas pour chaque niveau de titre différent.  Pour la prise de note sur ordinateur, le risque est de se mettre en « pilotage automatique ». Il faut donc être encore plus attentif que lorsque l’on prend le cours à la main. L’avantage avec l’ordinateur est qu’on peut utiliser des raccourcis clavier, des puces et des numérotations pour hiérarchiser les informations. 

Que doit-on mettre en relief dans le cours ? Un cours est un raisonnement et certains éléments ont donc plus d’importance que d’autres. Il faut donc mettre en valeur : le problème qu’on résout, le plan et les transitions ( pas seulement les paragraphes de transition mais aussi les connecteurs logiques ) et enfin, les distinctions conceptuelles. Il est aussi conseillé d’avoir une fiche qui reprend toutes les définitions essentielles, nécessaires pour toute analyse de sujet de philosophie. 

 

Lire aussi : Les références de philosophie politique à connaître

 

La reprise du cours

En philosophie, il est conseillé après chaque cours de faire une reprise. Attention : ce n’est pas une synthèse, au sens d’un résumé. Le but est de reformuler le problème établi dans le cours, le point où on en est dans le plan ainsi que les concepts définis.

 

Ficher un texte

Le but est de dégager la structure rationnelle du texte. Il faut se rendre attentif aux problèmes que le philosophe pose dans son texte, aux connections logiques qui justifient le plan, les concepts, leurs définitions et les distinctions conceptuelles. On peut noter la numérotation des paragraphes dans la synthèse et, si on a la ligne, la reprendre. Il est aussi utile d’apprendre quelques citations que l’on juge importantes et inscrire ce qu’on va réellement apprendre par coeur. 

Pour la réelle compréhension de la structure d’un texte, il est aussi utile de faire un travail de conceptualisation des connecteurs logiques. Par exemple, les liens logiques « car », « puisque que », « comme », « à cause de » expriment l’explication, la cause. « Mais », « en revanche », « alors que » et « tandis que » traduisent l’opposition et « certes », « bien que » et « même si », la concession. Cela permet de vraiment rentrer dans le texte et de « travailler » avec le philosophe. 

Vous pourriez aussi aimer