Nicolas – Intégrer l’ESSEC après une prépa ECT

Peux-tu te présenter et présenter ton parcours en quelques mots.

Bonjour, je m’appelle Nicolas Corbel, j’ai 20 ans, et après un bac STMG option gestion-finance, j’ai décidé de faire une prépa ECT à Notre Dame du Grandchamp. Au bout de mes deux ans de prépa, j’ai finalement intégré l’ESSEC en 2020.

 

Quel type d’élève étais-tu au lycée ?

J’ai d’abord fait une seconde générale au lycée Notre-Dame à Boulogne-Billancourt. Je n’avais pas de très bons résultats car je ne travaillais pas et je m’assurais du strict minimum pour passer en STMG. J’avais la possibilité de passer en première ES mais je savais à l’avance que je voulais faire un bac STMG. Ce choix s’expliquait par le fait que je préférais être dans les meilleurs en STMG qu’avoir un bac ES très moyen. Après le bac je voulais faire un DUT GEA à l’IUT Paris Descartes, je ne connaissais pas encore l’existence d’une classe préparatoire pour les élèves issus d’un bac STMG.

 

Quelle a été ta motivation à intégrer une classe préparatoire aux grandes écoles ?

C’est ma professeure d’économie-droit en première STMG au lycée Passy-Saint-Honoré qui m’a parlé de la prépa ECT car elle voyait que j’avais des facilités en cours. Elle m’a encouragé à postuler à Notre Dame du Grandchamp car elle connaissait l’établissement et avait déjà envoyé plusieurs élèves là-bas qui avaient bien réussi aux concours. J’ai donc choisi de faire une école post-prépa car je voyais la prépa comme un véritable défi mais également un gage d’excellence sur le marché du travail. Je ne visais pas une école en particulier mais je voulais absolument intégrer une école du top 7.

 

En prépa, quel type d’élève étais-tu ?

En prépa, j’étais radicalement différent de l’élève que j’étais au lycée. Je suis passé d’un élève qui se repose sur ses acquis à un élève qui travaille tous les soirs de la semaine à l’étude jusqu’à 22h30. À Grandchamp je n’étais pas dans les meilleurs mais dans les 10 premiers de ma classe en moyenne et je me situais dans le milieu de promo par rapport aux ECE et ECS. Ce qui me caractérisait, c’était vraiment ma détermination et ma volonté de ne jamais rien lâcher pour essayer d’avoir les meilleurs résultats possibles aux concours.  

 

Où trouvais-tu la motivation en prépa ?

Au-delà du concours en lui-même qui est déjà très motivant, c’était surtout l’envie de faire mieux à chaque DS qui me motivait. Je me faisais une liste des choses à améliorer dans chaque matière et je tâchais de faire mieux la fois d’après. J’avais aussi une bonne bande d’amis avec qui on travaillait ensemble le soir en étude, c’était vraiment motivant et on n’avait pas l’impression d’avoir travaillé jusqu’à 22h30.

 

Comment se sont passées tes longues révisions ? Comment t’organisais-tu ?

C’était assez difficile au début car j’avais calibré mes révisions pour passer le concours en avril comme chaque année, mais une fois l’annonce du premier confinement et donc du report des écrits, j’ai du tout repenser et me faire un nouveau programme de révision, cette fois-ci moins chargé pour tenir sur la durée.

Pour les révisions, je suis parti plusieurs semaines avec des amis, on travaillait de 7h30 à 20h30. Chaque matin on faisait une annale de maths entière, et l’après-midi était consacré à l’apprentissage des cours à gros coefficient (économie-droit et étude de cas). Je faisais seulement 45 min de culture générale par jour et 1 heure de langues par jour (anglais/espagnol 1 jour sur 2). C’est vrai que cela peut paraître très peu pour la CG et les langues mais ma stratégie était vraiment d’obtenir de très bonnes notes dans les matières à gros coefficient et de limiter la casse en langue et en culture générale.

 

Comment as-tu abordé les concours et comment se sont-ils déroulés pour toi ?

J’ai abordé de manière très positive les concours, j’avais hâte de découvrir les sujets, de montrer aux correcteurs ce que je savais faire et surtout d’en finir avec la prépa. Je savais que je ne cuberai pas donc j’ai tout donné.

Les concours se sont bien passés dans l’ensemble même si j’avais un doute après l’épreuve de mathématiques car j’ai trouvé le sujet très différent des années précédentes. Durant les concours, il faut quoi qu’il en soit persévérer, ne pas baisser les bras et aller de l’avant sans penser à l’épreuve de la veille.

 

Quels conseils donnerais-tu aux futurs préparationnaires pour bien gérer la période des écrits ?

Si je devais donner 3 grands conseils pour bien aborder les écrits, ils seraient:

-D’avoir une grande confiance en ses capacités et une envie de tout donner pour chaque épreuve

-D’être toujours très concentré et de garder une bonne gestion du temps pendant les épreuves

-D’avoir une bonne gestion du stress et de la fatigue pendant et après les épreuves

 

Quelle a été ta réaction lorsque tu as vu que tu étais admissible/ admis à l’ESSEC ?

Lorsque j’ai su que j’étais admis à l’ESSEC, j’étais en famille et j’ai été très surpris par les résultats. A l’issu des écrits, j’étais plutôt confiant pour l’EDHEC et l’EM Lyon mais l’ESSEC fut une très belle surprise. La découverte des résultats a été un peu spécial car les résultats d’HEC sont tombés assez tôt dans l’après-midi et c’est à partir de mon rang à HEC que j’ai compris que j’allais sûrement être aussi admissible à l’ESSEC. J’ai attendu que les résultats de l’ESSEC tombent officiellement pour être sûr à 100% que je l’avais.

 

Est-ce que tu t’attendais à intégrer une parisienne ?

Je ne m’attendais pas forcément à intégrer une parisienne, mais comme je l’ai dit précédemment, je ne visais aucune école en particulier. Je savais juste que quelle que soit l’issue des concours, je ne cuberai pas, donc j’ai tout donné aux écrits. C’est vrai que ça peut paraître plus difficile d’intégrer une parisienne lorsque l’on vient de voie ECT car nous avons un retard notamment en langues et en philosophie. Mais rien n’est impossible, avec un travail acharné et une bonne stratégie aux concours, on peut parfaitement obtenir une parisienne. Nos professeurs nous poussaient constamment à nous dépasser et à viser toujours plus haut car il n’y a pas de déterminisme lié à la voie ECT.

 

Quels seraient tes conseils pour motiver des élèves de STMG à faire une classe préparatoire aux grandes écoles ?

Je leur dirai que la classe préparatoire est certes une période difficile mais tellement formatrice. Elle donne des bases pour toute la vie et on obtient quoi qu’il arrive une très bonne école. Au-delà de cela, c’est une expérience humaine géniale où l’on rencontre de nombreuses personnes différentes et des amis pour la vie. Pour les ECT, il ne faut avoir aucune crainte : avec du travail, vous pouvez atteindre l’école de vos rêves tout comme les ECE et les ECS.

 

 

Les notes obtenues par Nicolas au concours BCE 2020:

 

 

 

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