CONCOURS : VOS QUESTIONS (#1)

CONCOURS : VOS QUESTIONS
#1

Après ces premiers jours de concours, vous êtes nombreux à nous poser vos questions sur le déroulement et la manière de vivre ces quelques jours si intenses. Nous vous avons donc contacté une série de questions-réponses pour vous aider au maximum dans vos ultimes jours en tant que préparationnaire, basée sur nos propres expériences.

 

1. Je n’ai pas eu le temps de souligner toutes les références dans ma copie, est-ce grave ?

Non, il vaut mieux avoir pris le temps de bien relire votre copie en rectifiant vos fautes d’orthographes et les erreurs de syntaxe. Le correcteur ne vous pénalisera pour avoir oublié de souligner quelques références. 

 

2.  Comment être sûr de ne pas tomber dans le hors sujet ?

En analysant correctement le sujet tout simplement, et en vous demandant régulièrement si votre propos fait avancer votre argumentation ou non. Si vos propos semblent s’éloigner du sujet, essayez de trouver un lien qui le raccroche au sujet et écrivez le de manière explicite dans votre copie (ex : cela nous montre bien que …)

Il faut faire preuve d’habileté en démontrant tout au long de votre copie que vos propos rentrent bien dans le cadre du sujet. 

Exemple sur le sujet 2016 d’ESH : La mondialisation est-elle coupable des mauvaises performances économiques et sociales des pays ?

Après avoir débattu dans les deux premières parties sur les avantages et dangers de la mondialisation, la troisième partie semblait un peu plus éloignée du sujet, mais a été amenée de sorte à ce qu’elle rentre parfaitement dans le prolongement des deux premières parties. Cette troisième partie traînait clairement d’un modèle de croissance qui tend à s’essouffler au profit d’un modèle alternatif basé sur l’Internet des objets et l’essor des communaux collaboratifs, à la limite du Hors Sujet hein ? En fait non. Cette partie a volontairement été amenée par : « mais au final, la mondialisation ne serait-elle pas elle-même prise dans un phénomène beaucoup plus général d’essoufflement d’essoufflement du modèle de croissance hérité du XVIIIème siècle? ».

Malgré quelques doutes en fin d’épreuve sur cette troisième partie, cela a du être apprécié des correcteurs (16/20).

 

3. Dois-je réellement respecter la limite de pages prescrite par la BCE ?

Tout est dans les consignes : «  Tout verbiage doit être évité et il est expressément demandé de ne pas dépasser 8 pages, sauf justification par la qualité du résultat »

Retenez donc cette règle : visez les 8 pages, mais si le sujet vous inspire réellement et que vous sentez que vous avez de la matière à détailler, à expliquer, à creuser, alors ne tenez pas compte de la restriction. Beaucoup parmi nous ont terminé les épreuves de dissertation avec des copies de 13-14 pages et les notes étaient toujours supérieures à 16, à condition bien sûr de ne pas écrire pour écrire. 

 

4. La légende raconte qu’il faut particulièrement soigner son introduction (et sa conclusion), qu’en pensez-vous ?

La légende dit vrai. Soigner son introduction (et sa conclusion) signifie deux choses : avoir une écriture agréable à lire et montrer clairement que vous avez saisi les grands enjeux du sujet, de sorte à ce que le correcteur se dise dès le début « ok, là le sujet est compris, on va avoir quelque chose d’intéressant ».

La propreté premièrement. Le meilleur conseil que l’on puisse prodiguer : n’oubliez jamais que le correcteur est un humain. Un humain qui a des dizaines et des dizaines de copie à corriger en un temps limité. Il est donc évident que si votre copie ressemble à un torchon et qu’il doit plisser les yeux du début à la fin pour reconnaître les mots, le positif aura du mal à ressortir. Mettez vous donc à sa place, et prenez le temps – surtout en introduction – d’écrire proprement, lisiblement.

Deuxièmement, l’efficacité. Encore une fois, mettez vous à la place du correcteur. Avec tout le travail qui l’attend, il n’a pas de temps à perdre à comprendre des phrases à rallonge ou des paragraphes entiers à la syntaxe maladroite. Autre conseil : évitez une introduction trop longue. Nous sommes les premiers à décrocher lorsque les phrases sont trop longues et les paragraphes trop lourds. Votre introduction doit donc plonger le correcteur au coeur du sujet, au coeur des grands enjeux. Vous devez commencer par une petite mise en bouche (accroche) avant de poser un cadre en définissant globalement de quoi vous parlez (définition des termes du sujet). Ensuite, il convient de remettre en question une évidence (autant en économie, qu’en dissertation, qu’en philosophie) en mettant en lumière certains paragraphes. Pour cela, poser de manière cash 3 ou 4 questions qui vous semblent essentielles à propos du sujet avant d’enchaîner par votre problématique générale. Finissez l’introduction en beauté par un annonce fluide de votre plan, évitez autant que possible les « nous verrons dans un premier temps que…. puis dans un second temps que.. enfin nous finirons par voir que… ». Vous n’êtes plus au lycée, il faut donc vous glisser au niveau des concours, et pour cela le mot d’ordre est fluidité.

Toujours dans cette optique de fluidité, privilégiez des phrases courtes, qui vont droit au but. Cela n’empêche pas d’adopter un style agréable à lire, avec quelques figures de style originales, mais n’en abusez pas.

 

5. Après mon épreuve, j’ai remarqué que je n’ai pas mis autant de références que ce que j’aurais souhaité. Cela me portera préjudice ?

Pas forcément. On rappelle que la notation de votre copie ne dépend aucunement du nombre de références qu’elle contient, mais bien plutôt de l’analyse, de la problématisation du sujet et du développement d’un plan cohérent, qui répond aux grands enjeux du sujet. Mieux vaut peu de références placées au bon moment de la copie, de manière fluide et habile qu’une multitude de références qui tombent du ciel, qui sont plaquées et qui n’apportent aucune valeur ajoutée, au contraire, cela risque même de dévaloriser votre copie. On ne compte pas le nombre de nos amis de prépa qui ont obtenu des notes supérieures à 15 en dissertation avec seulement 4-5 références. Amenez les donc de manière réfléchie et développez les en les reliant au sujet et cela sera apprécié.

Benjamin Hautin

Etudiant à emlyon et fondateur du média, je m'occupe principalement des relations avec les Grandes Ecoles et du contenu en culture générale. Mon mot d'ordre : que chacun d'entre vous puisse viser les écoles de ses rêves, peu importe son lycée d'origine !

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