Rebondir après une mauvaise note en prépa

Cet article reprend peu ou prou la thèse développée par Charles Pépin dans Les vertus de l’échec. Il vise à vous remonter le moral après une mauvaise note encaissée, un mauvais classement mais aussi à vous aider à rebondir par la suite pour arriver à surfer sur la vague du succès.

 

Changer la vision d’une mauvaise note en prépa

Dans sa philosophie, Charles Pépin nous invite à changer le regard sur nos prétendus échecs. Il s’agit de ne pas se blâmer ou se morfondre à l’issue d’une échéance ratée mais au contraire de se relever avec de nouvelles idées.

Pour cela, il met en lumière différentes nouvelles façons d’aborder les échecs. En voici quelques pistes.

 

Une mauvaise note en prépa permet d’apprendre

C’est le premier point de son ouvrage et certainement le plus parlant. Il prend l’exemple d’un jeune tennisman espagnol de 13 ans qui vient de perdre une demi-finale contre un jeune français, vanté comme le futur prodige du tennis mondial. Leurs noms ? Richard Gasquet et Rafaël Nadal. Des années après, Rafaël Nadal ayant tiré toutes les leçons de ce match s’en servira encore et toujours pour progresser. En témoigne le jeu agressif qui lui a permis d’atteindre la place de numéro 1 mondial, ressemblant étrangement au jeu de son adversaire contre qui il avait perdu en demi-finale à 13 ans.

Que peut-on retirer de cette histoire pour le quotidien en classe prépa ? De nombreuses choses… Tout d’abord, que l’échec à un moment donné ne conditionne en rien la suite de l’histoire. Ce n’est pas une mauvaise note qui fait que l’on est mauvais dans une matière. Au contraire, l’échec permet de rebondir, de comprendre au mieux les éléments sur lesquels on est attendu le jour du concours.

L’échec est comme un moteur qui permet d’avancer plus vite vers le chemin du succès. C’est en effet en pointant du doigt tous les éléments qui ne vont pas qu’une mauvaise note peut vous aider à progresser. En cela, une mauvaise note est toujours plus riche qu’une bonne note (qui ne vous apprend rien, si ce n’est que vous êtes sur la bonne voie).

Voici deux citations que Charles Pépin mobilise et qui sont très instructives :

  • Gaston Bachelard : “la vérité n’est jamais qu’une erreur rectifiée”
  • Samuel Beckett : “Déjà essayé. Déjà échoué. Peu importe. Essaye encore. Echoue  encore. Echoue mieux” (pour la petite histoire, Stanislas Wawrinka se l’est tatoué sur le bras)

 

Un échec est une opportunité à saisir

La mauvaise note appelle toutefois une correction. Vous avez là l’opportunité de vous corriger, encore faut-il la saisir ! Saint-Augustin disait “l’erreur est humaine, la reproduire est diabolique”. Alors conduisons-nous comme des anges !

Le terme “crise” trouve son origine dans le mot grec “kaïros”. Ce dernier renvoie au dieu de l’occasion opportune. En effet, derrière chaque crise se cache la naissance d’un succès futur. Pour illustrer cela, Charles Pépin prend l’exemple du débarquement de 1944 en Normandie. Si l’opération Overlord est un immense succès, elle n’est que la fille de l’opération Jubilee qui fut un échec cuisant en 1942. De fait les Alliés n’avaient pas prévu de bombardement préalable, ils avaient attaqué frontalement au port de Dieppe qui était très bien défendu… Autant d’erreurs qui ont été les piliers du succès du débarquement de 1944 !

Si vous n’êtes pas en train de vous préparer à reconquérir l’Europe continentale, vous êtes en train de vous préparer à réussir vos concours ! L’enjeu est différent mais le mouvement reste similaire. Derrière chacune de vos mauvaises notes se dessine une bonne note. A vous de reprendre vos DS, vos erreurs, de les corriger pour “mieux échouer” la prochaine fois !

 

Que serait la prépa sans mauvaise note ?

C’est un autre point que Charles Pépin aborde. Pour lui, l’échec est ce qui forge la personnalité. C’est une occasion d’affirmer son caractère. Pour résumer cette pensée, il cite le général de Gaulle : “La difficulté attire l’homme de caractère, car c’est en l’étreignant qu’il se réalise lui-même.” Voilà une autre leçon à tirer d’une mauvaise note : comment vais-je réagir ? Qui ai-je envie d’être face à l’échec ?

Si la classe prépa a pour vocation principale de préparer aux concours des grandes écoles, c’est avant tout une formation ! Et cette formation vise à vous donner les moyens de grandir, de développer votre personnalité. Ceux qui ont réussi leur classe préparatoire ne sont pas ceux qui réussissent à intégrer les meilleures écoles mais ceux qui en ressortent grandis humainement.

Ainsi, si les mauvaises notes sont difficiles à encaisser, elles vous permettent de vous affirmer dans votre personnalité. Loin de vous définir, vos échecs vous propulsent vers l’avant. En reprenant Steve Jobs qui disait que “Le fait d’avoir été renvoyé d’Apple a été la meilleure chose qui me soit arrivée.”, de même on pourrait dire “Le fait d’avoir eu cette mauvaise note dans telle matière est la meilleure chose qui me soit arrivée”.

 

Mot de la fin

Une dernière brillante citation à laquelle Charles Pépin a recours : “Quand vous jouez une note, seule la suivante permettra de dire si elle était juste ou fausse” (Miles Davis)

 

Lire plus : Les notes en prépa : comment les aborder ?

Lire plus : Comment surmonter les déceptions en prépa ?

Martin Durroux

Etudiant à HEC Paris après une prépa ECE au lycée Sainte-Marie à Lyon, j'aide les préparationnaires en ESH et en maths.

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