Refusée de NEOMA en carré, admise à l’ESCP en cube : le parcours de Hana

Dans cet article, nous revenons sur le parcours de Hana, une cube qui a augmenté drastiquement ses résultats entre la deuxième et la troisième année de classe préparatoire.

 

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Bonjour Hana, qui es-tu ? 

Bonjour Antoine ! Je m’appelle Hana, j’ai 21 ans et après mes trois ans de classe préparatoire en maths approfondies + HGG (ex-ECS) à Saint Michel de Picpus à Paris, j’intègre l’ESCP. 

 

Comment as-tu vécu tes 2 premières années de prépa  ? 

La prépa était pour moi l’option parfaite. Je ne savais pas encore ce que je voulais faire plus tard ; je voulais ainsi faire des études larges, et ne pas trop m’éloigner du cadre du lycée. Par contre, j’avais un peu oublié un détail : la prépa est 10 fois plus exigeante. Je m’en suis rapidement rendue compte lors des premiers DST rendus, et surtout lorsque je suis entrée en deuxième année. J’ai tout de même su pleinement apprécier la stimulation intellectuelle procurée. Un seul point noir : l’ambiance de classe. 

 

Quelles furent tes notes aux écrits ? Quelles admissibilités ? 

Je n’ai malheureusement pas réussi à retrouver mes notes d’écrits à la BCE mais de mémoire, j’ai obtenu à la BCE : 

  • entre 12,5 et 14 pour les maths parisiennes
  • 7 et 9 pour les épreuves de géopolitique
  • entre 11 et 12 pour l’anglais
  • 6,9 pour l’allemand
  • 13 pour les épreuves de culture générale
  • environ 16,5 pour les maths edhec et emlyon

et à Ecricome : 

  • 17,3 pour les maths
  • 7,5 pour l’allemand
  • 9 pour l’anglais
  • 13 pour la culture générale
  • 8 pour la géopolitique

J’ai alors été admissible jusqu’à Neoma pour la banque Ecricome, et à aucune école de la BCE compte tenu des écoles auxquelles je m’étais inscrite. Par la suite, j’ai été refusée de Neoma aux oraux.

 

Pourquoi avoir cubé ? 

J’ai cubé car je visais une école du TOP 3. Je tenais particulièrement à rester à Paris. Et c’est sûrement l’un des meilleurs choix que j’ai pu faire dans ma vie. Au-delà de mon admission, j’ai énormément pris en maturité et je me suis beaucoup remise en question.

 

As-tu changé ta manière de travailler en cube ? Dans quelles matières ?

J’ai complètement changé ma manière de travailler en cube, en effet. Dans toutes les matières, sauf en mathématiques. Ayant conscience d’une certaine facilité de compréhension en mathématiques et au vu de mes notes au concours en carré, il fallait que j’axe mes efforts dans les autres matières. En géopolitique, j’ai cessé d’accumuler les fiches et je me suis concentrée sur l’apprentissage de celles que j’avais déjà faites en carré, en continuant à m’informer tout le temps de l’actualité et en lisant des rapports de jury régulièrement (vraiment, c’est super super efficace : c’est sur ces rapports qu’on trouve tous les attendus du concours, toutes les erreurs des candidats qu’il ne faut surtout pas faire). En langues, j’ai fait beaucoup d’essais  (même si je détestais en faire, mais c’est un des seuls moyens pour progresser) et de thèmes supplémentaires, surtout en allemand où j’ai presque triplé ma note entre la carré et la cube. En culture générale, j’ai travaillé la méthode de la dissertation et je m’en suis tenue aux cours de mon professeur, sans chercher à ficher des références ailleurs. 

 

Tes résultats aux écrits en cube ? Quelles admissibilités ?

Voici mes notes à la BCE : 

  • 11 en synthèse
  • 9 en anglais 
  • 15 en allemand 
  • 16 et 17 en geopo
  • 15 et 16 en lettres et philo
  • 18 et 19 en maths edhec em, et 15 aux maths parisiennes.

Et celles à Ecricome : 

  • 18 en maths 
  • 15 en lettres philo et en geopo
  • 16 en allemand et anglais 
  • 17 en résumé

Mes admissibilités : jusqu’à l’ESSEC.

Petite remarque : Les matières dans lesquelles Hana a performé en cube sont celles qui lui avaient fait défaut en carré (allemand et géopo), d’où l’originalité de son parcours. Faire plein d’essais (et les faire corriger par son prof, puis de noter les fautes pour ne plus les refaire) en langue, s’entraîner sur plein de sujets tout en regardant des corrigés/bonnes copies et surtout des rapports de jury (lisez-en plein et appliquez leurs conseils !!) pour les matières à dissertation : voilà ce qui va vraiment vous faire décoller aux concours.

 

Un moment marquant du concours ? 

L’épreuve de géopolitique de l’ESCP. Elle se déroulait un matin à 8h. C’est l’épreuve pour laquelle je stressais le plus, étant donnés mes résultats en géopolitique de l’année précédente. Mais c’était aussi l’épreuve que j’avais le plus hâte de composer.

Après être partie un peu en retard, je me rends compte que la ligne de métro que je devais prendre ne fonctionne pas pour la matinée. Après de nombreuses péripéties de transport et une grande course, j’arrive en sueur 5 mn avant le début de l’épreuve. Je fonds en larmes sur ma table, ayant sincèrement crue que je n’allais pas pouvoir passer l’épreuve (officiellement, il faut être dans la salle 30 mn avant). Pour couronner le tout, on nous distribue le sujet suivant : Violences et instabilités en Amérique latine. Grosse panique. Je n’avais absolument pas révisé l’Amérique latine sous cet angle, très précis. Après quelques dernières minutes de doutes et de stress, je décidai de me battre avec le sujet. Si je n’avais pas suffisamment de connaissances sur ce sujet, j’avais tous les attendus de l’épreuve en tête grâce à mes lectures des rapports de jurys. 

J’ai finalement eu 16, ce qui a beaucoup joué dans mon intégration à l’ESCP. Donc, n’abandonnez jamais même si vous pensez que tout est contre vous, il faut toujours se donner à fond.

 

Quel état d’esprit en cube ?

Mon fil conducteur tout au long de mon année de cube a été de donner le maximum de moi-même dans le travail et de me dire que quelque soit le résultat que j’aurais à l’issue du concours, je serais fière de moi. J’ai ainsi affronté toute l’année par le positif et non par le négatif (comme certains le font en se répétant toute l’année “j’ai peur de ne rien avoir” par exemple). C’est cet état d’esprit, j’en suis convaincue, qui m’a permis de réussir. 

 

Faut-il changer de prépa entre les 2 ans ?

Non, je ne pense pas. A moins que vous ayez eu des problèmes spécifiques avec par exemple des élèves et des professeurs et que vous savez que même avec le temps, ces problèmes ne s’arrangeront pas et vous continuerez d’être tracassés, je pense qu’il faut rester dans la même prépa. Vous conservez les mêmes professeurs qui vous connaissent et qui suivent votre évolution. Ils connaissent vos points faibles et forts et sont les mieux placés pour vous guider dans la voie du progrès. 

 

Un petit mot pour la fin ?

N’ayez pas de regrets. Travaillez à fond sans faire aucune impasse dans aucune matière, sans quoi si vous échouez, vous regretterez, et si vous réussissez, vous allez être plus enclin à développer le syndrome de l’imposteur. Battez vous jusqu’au bout, remettez vous constamment en question et vous allez voir que vous serez fier.es de vous avant même de voir vos résultats. Bon courage ! 🙂 Si vous avez besoin de conseils ou de quelqu’un pour vous motiver, n’hésitez pas : hana21.dah@gmail.com

 

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Antoine Mas

Etudiant à HEC Paris après 2 ans à Saint Michel de Picpus.

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