La « remontada » de Zainab aux oraux HEC (de 681 à 87ème) !

Rencontre avec Zainab, auteure d’une remontada incroyable aux oraux de HEC Paris : elle est passée de 681 à 87ème et vous explique comment dans cette interview.

Bonjour Zainab, peux-tu nous parler de ton parcours ?

Hello ! Pour ce qui est de mon parcours, j’ai obtenu un bac avec les spécialités Mathématiques, Physique-Chimie et SES au Lycée Lyautey de Casablanca. J’ai ensuite pris mon envol vers la France et après 2 ans de classes préparatoires ECG dans une grande prépa parisienne, j’ai intégré HEC Paris à la rentrée 2023.

 

Pourquoi as-tu fait le choix de la classe préparatoire ?

Durant ma scolarité, j’ai toujours travaillé pour avoir de bonnes notes, sans trop prendre le temps de réfléchir à ce que je voulais faire plus tard. Ce qui est tout à fait normal. On me répétait souvent que “faire prépa et intégrer une grande école, c’est avoir par la suite toutes les portes ouvertes devant soi”. De plus, j’aimais bien les maths, les langues, ainsi que les sciences humaines et sociales. Je dois tout de même avouer que le fait d’avoir été acceptée dans une grande prépa parisienne a eu un rôle déterminant dans mon choix Parcoursup.

 

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Tu as fait une CPGE avec les options « Maths approfondies » et « HGG ». Que t’a apporté la classe prépa ?

Au-delà du savoir considérable acquis durant ces 2 années, la classe prépa était pour moi une expérience de vie, qui m’a fait grandir sur tous les plans. La classe prépa rime aussi avec dépassement de soi et connaissance de soi. On y apprend le sens de la rigueur, de l’efficacité et de l’organisation.

Comment as-tu vécu ta première année de prépa où tu as été parmi les 5 derniers au concours blanc ?

En faisant le choix d’aller dans une grande prépa parisienne, je savais d’ores et déjà que ça allait être un réel challenge. Pour être honnête, en première année, j’ai pris beaucoup de temps à m’adapter et je ne travaillais pas de manière efficace. J’avais du mal à trouver ma méthode de travail et c’était difficile d’être loin de mes proches, malgré le fait d’être en internat. Mais c’est face aux difficultés qu’on a l’occasion de se relever et de mettre les choses en perspective. Ce qui est dur en première année aussi, c’est de passer de l’état d’esprit “travailler pour avoir de bonnes notes” à “travailler pour le concours”. Cette perspective du “travail long-terme” est essentielle.

 

En deuxième année, tu es admissible à HEC Paris. Quels sont tes conseils pour enregistrer une telle progression ?

D’abord, il faut avoir le déclic. Les résultats du concours blanc ne m’avaient pas étonnée. Je m’y attendais et cela ne m’a pas empêchée de profiter à fond de mon été. Durant le mois d’août, j’ai pris le temps de dresser un bilan par matière. J’ai aussi beaucoup échangé avec certains de mes carrés qui avaient déjà intégré, sortant de la filière commerciale ou scientifique. Il ne faut vraiment pas hésiter à tirer des leçons de leurs expériences. À la rentrée de la deuxième année, je savais que j’avais plus ou moins travaillé. Mais j’étais consciente que cela ne suffisait pas et qu’il fallait que j’adopte un rythme de travail assez intense pour pouvoir progresser jusqu’aux concours. Comme tout le monde, j’ai dû faire des concessions. J’essayais de me fixer des objectifs précis et atteignables, tout en restant flexible. À mon sens, la planification est la clé puisqu’elle permet de rendre le travail automatique tout en évitant la prise de tête. 

 

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Tu as ensuite présenté les oraux de HEC Paris en étant classé 681ème. Quelles sont les épreuves et leurs spécificités ? Comment les aborder au mieux pour les réussir ?

Avant les écrits, mon but ultime était avant tout de progresser et de n’avoir aucun regret quant aux efforts que j’étais capable de fournir. Évidemment qu’une parisienne me faisait rêver, mais c’était important pour moi d’être réaliste et honnête avec moi-même. J’étais tellement concentrée sur ma progression que je refusais de penser à la finalité. J’ai eu la chance aussi d’avoir d’excellents professeurs.

Je n’ai jamais eu de réelles facilités dans les matières littéraires malgré mon intérêt pour celles-ci. Ce qui m’a sauvé pendant les écrits, c’est avant tout les maths. C’était pour moi la seule valeur sûre et pourtant, je n’étais pas naturellement forte. Entre septembre et décembre, je ne dépassais toujours pas la moyenne à mes DS. Mais je me forçais à passer outre et avancer. J’ai fait entièrement confiance à mon professeur, envers qui j’exprime encore ma profonde reconnaissance. Je lui posais toutes mes questions, ce qui me permettait d’éviter de laisser traîner des doutes ou des lacunes et puis surtout, de comprendre le cours en profondeur. Pour ce qui est des exercices, je privilégierais plutôt la qualité à la quantité. 

En HGG et en CSH, Anki est l’arme fatale. Dans ces matières, il est impossible de tout savoir et il faut donc être très sélectif. Pour ce qui est des langues, j’essayais d’être assidue autant que possible. Avant la période de révision, je prenais surtout le temps de bien organiser mon Anki.

 

Au moment de l’admission, tu découvres que tu es prise à HEC Paris. Quel est ton sentiment à ce moment précis ?

J’étais au Maroc avec ma famille. Les oraux m’ont tellement épuisée que je ne pensais pas trop aux résultats HEC. Surtout que j’étais persuadée, au vu de mon classement sur la liste d’attente, que j’allais être admise à l’ESCP.

Les résultats sont tombés plus tôt que prévu ; beaucoup d’émotions et de larmes de joie. C’était assez mémorable parce que je ne m’attendais pas à être admise, et encore moins à faire une remontada.  

Je pense que je n’y serais probablement jamais arrivée sans beaucoup de conviction, renforcée par le soutien de mes parents, ma meilleure amie et celui de mes proches, ainsi que par l’accompagnement sans faille de mes anciens professeurs, que je remercie encore chaleureusement.

 

Quels sont les facteurs qui expliquent cette remontada exceptionnelle à l’oral : de 681ème à 87ème ?

Pendant les oraux, on dit que les cartes sont complètement rebattues, et c’est réel. Les écarts sont faibles et ça se joue souvent à très peu. La période entre les écrits et les oraux est très longue pour tout le monde. J’essayais de m’accrocher à mon planning autant que possible. Avec une amie, on se motivait à aller travailler à la BSG en semaine. Arrivée aux oraux d’HEC, j’étais déjà à bout de souffle. J’avais déjà passé l’ESCP, pour laquelle j’étais assez stressée. Et bizarrement, cette fatigue faisait que je n’arrivais même plus à me mettre la pression. Je pense donc que ma performance était surtout liée au fait que j’étais très détendue. Je n’irais pas jusqu’à dire que j’étais confiante, personne n’est prêt à 100%. Mais une chose est sûre, c’est que j’étais sereine. Je savais que j’avais tout donné pendant cette période de révisions, et que je n’aurais pas pu faire plus.

Des conseils pour donner de la force aux étudiants de classe prépa ?

Tout est question d’investissement. Ça doit partir de vous, et ce peu importe la prépa dans laquelle vous êtes, qu’elle soit très bien classée ou non. Libérez-vous de vos croyances limitantes et ne vous auto-censurez pas, car tout est possible. J’ai longtemps pensé qu’il fallait être toujours motivé pour y arriver, mais ce qui fait la différence, c’est la discipline que vous instaurez. Le travail paye, et ça, il faut y croire jusqu’au bout.

C’est important de prendre du plaisir à apprendre et d’essayer d’enjoliver certaines de vos batailles par des choses simples (lecture, écoute de podcasts etc). Il faut se forcer des fois à voir le verre à moitié plein, et à se réjouir même des petits progrès. Prenez aussi du temps pour vous, et entourez-vous de personnes qui vous tirent vers le haut. 

Inutile de vous comparer aux autres. Ayez votre propre rythme et restez fidèles à vos petites habitudes. On est souvent impatients à l’idée de voir le fruit de nos efforts, et c’est tout à fait normal ! J’avais du mal à y croire, mais c’est bien à quelques semaines voire quelques jours des concours que tout ce qu’on a engrangé se met enfin en place.

 

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Dorian Zerroudi

Rédacteur chez Mister Prépa, j'ai à coeur d'accompagner un maximum d'étudiants vers la réussite !

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