Les directeurs des écoles de commerce se prononcent sur la réforme de la prépa !

Alors que l’APHEC appelle les professeurs de prépa à faire grève et que les étudiants lancent le #JaimeMaPrepa, Mister Prépa a décidé d’interroger directement les directeurs des Grandes Ecoles de commerce. L’objectif ? Connaître leur avis sur la nouvelle réforme de la classe prépa. En effet, ces dernières seraient directement impactées par la réforme, qui diminuerait considérablement leur vivier de recrutement. Nous remercions l’ensemble des directeurs et directrices qui ont pris le temps de nous répondre. Découvrez leurs réponses à nos questions et leur avis sur la nouvelle réforme des prépas !

Lire plus : L’APHEC appelle à faire grève pour la défendre la prépa ECG !

Quelle part d’étudiants post-prépa recrutez-vous chaque année ?

Brice Rabourdin, directeur du PGE de HEC : HEC Paris recrute chaque année 400 étudiants via le concours d’entrée ouvert aux classes préparatoires. L’année dernière, sur le concours 2022, nous n’avons eu aucun désistement pour une autre business school. Ils sont rejoints, pour leur deuxième année, le M1, par environ 400 autres étudiants, issus de l’admission parallèle, très largement internationaux et de backgrounds académiques très variés pour former ensemble une cohorte riche de sa diversité culturelle et académique.

Emmanuelle Le Nagard, directrice du PGE de l’ESSEC : Légèrement plus de la moitié des étudiants admis dans le programme Master in Management / Grande Ecole viennent de prépas. Les autres sont pour 1/3 environ des Admis sur Titre Français (diplôme français niveau M1) et 2/3 des AST Internationaux (bachelors internationaux).

Hager Jemel-Fornetty, directrice du PGE de l’EDHEC : En première année du programme Grande Ecole, 100% de nos étudiants sont issus de classes préparatoires, économiques, scientifiques, littéraires ou ENS D1/D2, faisant ainsi des étudiants pré-master un groupe caractérisé par la diversité tout en ayant comme dénominateur commun d’être exclusivement issu de ces voies d’excellence que représentent les CPGE.

Sylvie Jean, directrice du PGE d’emlyon : 100% en année pré-master et 56% au niveau du cycle master.

Denis Boissin, directeur du PGE de SKEMA : La voie des Classes Préparatoires reste à la fois notre voie principale de recrutement et celle sur laquelle notre PGE est basé en termes de contenu. Nous prévoyons d’intégrer 600 CPGE en 1ère année et avons réduit cette année à 120 le nombre de places proposées aux Admissions Sur Titre : 5 étudiants sur 6 en première année seront donc post-prépas.

Delphine Manceau, directrice générale de NEOMA : Nous recrutons chaque année à NEOMA 780 étudiants issus de classes préparatoires, ce qui fait de nous l’école qui accueille le plus grand nombre d’étudiants de classes préparatoires chaque année. Ils représentent ainsi 75% de nos recrutements étudiants en première année du PGE.

Annelaure Oudinot, directrice du PGE de GEM : 80% de nos étudiantes et étudiants de L3 sont issus de prépa. C’est donc le fondement de notre recrutement et son ancrage historique. A la rentrée 2022, ce sont 550 élèves de prépa que nous avons accueillis en L3.

Alexandre de Navailles, directeur général de KEDGE : Nous avons 575 places pour les étudiants de prépa (545 concours prépa + 30 prépa littéraires).

Anne Rivière, directrice du PGE de TBS Education : Le nombre de places au concours 2023 est de 350 pour les prépas ECG/ECT + 20 places pour les prépas littéraires = 370 places, soit 52% des places ouvertes au concours en France. Nous sommes attachés à un modèle équilibré en termes de recrutement, avec une diversité de profils à tous points de vue (trajectoire académique, ouverture sociale, ouverture, international, etc.) dans lequel la part des classes préparatoires est majoritaire.

Thomas Froelicher, directeur général de RSB : La part des étudiants post-prépa est de 75%. Nous avons un recrutement très prioritaire en CPGE (y compris littéraire), sur la base du Concours ECRICOME et avons pris la décision de diminuer la part des AST cette année.

Cédrine Joly, directrice du PGE de MBS : En première année du PGE de MBS, nous recrutons entre 65 et 70% d’étudiants issus de CPGE, y compris littéraires.

Stéphan Bourcieu, directeur général de BSB : En 2022, nous avons recruté en pré-master 255 élèves issus de prépa pour 100 élèves issus de Passerelle 1 (DUT, BTS, L2 universitaire, prépa Cachan). Quand on regarde l’évolution dans le temps, nous avons inversé le ratio. Il y a 10 ans nous recrutions une centaine de prépa et 150 AST1. 

Hervé Gaudin, directeur délégué d’ICN BS : 285 prépas et 20 issus des classes prépa Littéraires.

Jean-Christophe Hauguel, directeur général de l’ISC Paris : En 1ère année du PGE, les CPGE représentent 45% des places.

Lire plus : La vérité des chiffres sur la réforme de la prépa

 

 

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Quelle politique mettez-vous en place concernant l’admission en Programme Grande Ecole ?

B.R. (HEC) : Le concours d’entrée post prépa est la voie d’entrée exclusive en L3 à HEC. Nous veillons donc à avoir un concours solide, à la fois ouvert et sélectif, qui permette à l’ensemble des candidats de s’exprimer. Il est construit de manière à recruter des futurs étudiants qui soient académiquement excellents bien sûr, mais aussi divers, curieux, responsables, dynamiques… Au-delà de la diversité sociale et géographique, nous travaillons à ouvrir le concours et le recrutement en L3 à des profils plus atypiques, comme des jeunes artistes, des jeunes entrepreneurs ou des sportifs.

E.L.M. (ESSEC) : Pour les ASC (Admis sur Concours), nous sommes évidemment dans la logique du concours BCE. Nous souhaitons également parvenir à un équilibre filles/garçons dans nos promotions et augmenter le nombre de boursiers. Nous cherchons pour les AST une diversité de formations antérieures (autres que le management) et de nationalités.

H.J-F. (EDHEC) : Les étudiants de prépa représentent 80% des étudiants français du programme Grande Ecole.

D.M. (NEOMA) : Nous prévoyons de renforcer encore la part des étudiants issus de classes préparatoires dans les années à venir, en réduisant les admissions parallèles.

A.O. (GEM) : Comme toutes nos consoeurs, nous ouvrons également nos portes aux admissions sur titres en L3 et M1 dans des proportions moindres, à savoir, 150 places en L3 et 250 places en M1 hors admissions internationales.

A.R. (TBS) : En termes de conditions d’accueil, nous accueillons évidemment toutes nos étudiantes et tous nos étudiants de la même manière. Cependant, les étudiants de classe prépa, ont accès, comme ils nous rejoignent en L3, à toutes les possibilités très riches de construction de leur parcours personnalisé à TBS Education telles que la possibilité de partir en université partenaire dès le premier semestre de M1 s’ils le souhaitent et de multiplier les semestres à l’international en profitant aussi de nos campus à Barcelone par exemple, de s’engager pleinement dans la vie associative, d’avoir accès à l’alternance…

T.F. (RSB) : Nous jouons la sélectivité en France et l’ouverture plus forte à des étudiants internationaux en post-Bachelor. Nous avons aussi des actions croisées avec certaines CPGE comme celles de du lycée Saint-Vincent à Rennes dans le domaine de la Finance verte (et des normes ESG).  

C.J. (MBS) : MBS travaille au maintien d’une telle proportion, car nous sommes convaincus que la classe préparatoire demeure la voie d’excellence pour intégrer un programme grande école et particulièrement celui de MBS.

J-C.H. (ISC) : Nous mettons en place une politique d’ouverture sociale très forte et distinctive puisque nous proposons aux étudiants boursiers des frais de scolarité à hauteur de 2500 € la 1ère année puis de suivre en 2ème et 3ème le programme par la voie de l’alternance où les frais de scolarité sont prix en charge par l’entreprise.

 

Quel regard portez-vous sur les étudiants post-prépa ?

B.R. (HEC) : Je les trouve Excellents, Divers, Curieux, Responsables et Entreprenants ! et ce sont là les 5 valeurs piliers d’HEC Paris ! 

E.L.M. (ESSEC) : Ils sont une composante essentielle et indispensable de notre promotion d’étudiants du MiM. Ils sont bien formés, d’un très bon niveau académique et disposent de compétences fondamentales très utiles pour la suite de leur parcours. 

H.J-F. (EDHEC) : Les étudiants issus d’une prépa ont la chance d’acquérir plusieurs qualités et compétences durant leur parcours en CPGE qui leur confèrent des avantages d’abord, lors de leur parcours en Grande Ecole et ensuite, pendant leur vie professionnelle. En tant que professeure et directrice de programme, j’apprécie particulièrement leur culture, leur sens critique, leur rigueur et leur efficacité au travail.

D.B. (SKEMA) : Les étudiants post-prépa ont une capacité d’analyse et d’esprit critique de grande qualité et un socle de connaissances très large qui sont en phase avec notre vision d’atouts-clés de futurs managers. Nous sommes très attachés à ce modèle et défendons cette voie d’études qui offre une grande qualité académique aux étudiants et un taux de réussite d’un parcours d’études supérieures très élevé.

D.M. (NEOMA) : Les étudiants issus des classes préparatoires sont extrêmement bien formés et allient des compétences et des qualités précieuses : esprit d’analyse et de synthèse, grande culture générale, réelle ouverture au monde, capacité à résoudre des problèmes complexes, maîtrise de deux langues vivantes, méthodes de travail, curiosité. La classe préparatoire fournit en effet un enseignement pluridisciplinaire d’excellence qui va bien au-delà de la seule logique d’acquisition de connaissances, et leur sera utile tout au long de leur vie, tant sur le plan personnel que professionnel. C’est ce qui leur permet d’apprendre vite et bien les concepts de management, de progresser rapidement sur l’acquisition de soft skills (par exemple leadership, travail en équipe, qualités relationnelles), et d’être très recherchés par les employeurs, dans tous les secteurs.

A.O. (GEM) : Un regard d’ancienne prépa… qui reconnait toute la qualité des enseignements dispensés dans cette formation unique au monde.

A.d.N. (KEDGE) : Nous sommes extrêmement attachés au continuum et à cette filière d’excellence et notre engagement vis-à-vis d’eux est important et continu. La classe préparatoire permet d’acquérir des connaissances fondamentales mais également de développer des compétences qui seront utiles tout au long de la vie, peu importent les métiers. Elles jouent aussi un rôle essentiel dans la diversité et la mixité sociale de l’enseignement supérieur et elles conduisent tous leurs étudiants à la réussite.

A.R. (TBS) : Après avoir consacré beaucoup de temps à préparer leur concours, les étudiantes et étudiants post-prépas sont en général ravis de se saisir de tout ce qui est proposé à l’école en dehors des cours, et qui en fait une expérience nouvelle et riche : la vie associative, l’accompagnement du career services qui les conseille dans leurs choix de stage ou d’alternance, les différentes possibilités de mobilité à l’international, les temps d’échanges avec les alumni, tous les projets humanitaires ou entrepreneuriaux…

T.F. (RSB) : Ce sont d’excellents étudiants. Ils ont une culture générale très large, savent traiter des problématiques complexes ce qui répond à notre philosophie exprimée par la signature #UnframedThinking. Nous sommes également très ouverts aux étudiants de la filière littéraire qui apprécient la singularité multiculturelle de notre Ecole.

C.J. (MBS) : Cette voie d’excellence permet aux étudiants de classe prépa de développer des compétences et des connaissances distinctives, c’est-à-dire des compétences que seule la classe préparatoire peut développer aussi tôt dans son parcours d’étude (soit à peine 2 ans après le Bac).  

S.B. (BSB) : Je suis admiratif et sincèrement envieux car je n’ai pas eu l’opportunité de faire une classe prépa à l’époque (entre nous, c’est d’ailleurs la raison qui m’a amenée à rejoindre les écoles de management). Ce sont des élèves qui ont vécu deux années exceptionnelles. Les connaissances et les compétences qu’ils ont acquises au cours de ces deux années de prépa leur seront utiles pour toute leur vie professionnelle : capacité de travail, culture générale et compréhension du monde, maîtrise des langues, tant du français que des langues étrangères d’ailleurs, capacité d’organisation et de gestion du stress, capacité à aborder des problèmes complexes (la force des mathématiques)… Les élèves de classes prépa font beaucoup plus que préparer un concours pendant deux ans. Ils développent un socle de connaissances et de compétences uniques qui leur sera essentiel pour évoluer dans un monde complexe.

H.G. (ICN) : Ils sont une source d’inspiration formidable. Autant au plan des qualités humaines qu’intellectuelles. Le brassage prépa générale – littéraire et technique permet d’avoir un métissage en termes de savoir et de d’envie d’apprendre chaque année renforcé. A ICN de leur donner les codes de l’entreprise dans sa dimension collective et internationale.

J-C.H. (ISC) : Un regard très positif d’étudiants avec un bagage académique solide: une bonne culture générale, des capacités de travail et de synthèse fortes.

Lire plus : Vers une nouvelle réforme de la classé prépa ?

 

Qu’apportent les étudiants post prépa à votre Ecole ?

B.R. (HEC) : C’est avec une grande joie que chaque année nous voyons la nouvelle génération arriver sur notre campus de Jouy en Josas, s’émanciper et se développer au fil des semaines. Au-delà de leur solide bagage intellectuel, de leur soif d’apprendre et de se confronter à des problématiques sociétales, économiques, environnementales complexes, ils et elles apportent une grande fraicheur, un dynamisme impressionnant, et une volonté de croquer la vie et l’avenir à pleines dents. Ils et elles veulent avoir de l’impact, faire de grandes choses, changer le monde et sont donc à HEC pour se donner les moyens de le faire réellement et concrètement en tirant le maximum de profits de la richesse et de la diversité que nous leur offrons.

E.L.M. (ESSEC) : Les étudiants de prépas ont généralement une forte capacité et efficacité de travail, et un bon niveau généraliste (à la fois en mathématiques et en sciences humaines, par exemple alors que les AST peuvent être plus spécialisés, scientifiques, ou littéraires, ou sciences sociales). 

H.J-F. (EDHEC) : Les étudiants issus de classes préparatoires présentent un profil particulièrement adapté à l’acuité et à l’urgence des nouveaux défis. Forts de l’enseignement pluridisciplinaire et des méthodes d’apprentissage rigoureuses qui leur ont été transmises, les étudiants post-prépa ont développé une agilité d’esprit, une compréhension du monde ainsi qu’une capacité de travail particulières qui sont autant de leviers indispensables pour agir sur un monde en profonde mutation.

S.J. (emlyon) : Des compétences spécifiques acquises en classe préparatoire : organisation du travail, enrichissement intellectuel, dépassement de soi, capacité à analyser, curiosité intellectuelle, esprit de synthèse, autonomie dans le travail, gestion de la pression, esprit critique, prise de parole.

D.M. (NEOMA) : Ils sont le cœur battant de notre école : les étudiants post-prépa sont des étudiants exigeants et nous poussent à toujours être meilleurs. Leur ouverture, leur esprit critique ainsi que leur culture générale irriguent et enrichissent les échanges en salle de classe. Ils jouent des rôles moteurs dans tous les temps forts qui caractérisent le parcours et plus globalement la vie étudiante chez NEOMA. C’est notamment le cas avec la vie associative par exemple, dans laquelle ils s’engagent fortement et où ils excellent, que ce soit dans des domaines artistiques, sportifs ou dans le cadre d’engagements sociaux ou humanitaires.

A.O. (GEM) : Chaque étudiante et étudiant amène sa propre pierre à l’édifice. C’est l’hétérogénéité des profils, des origines, des nationalités et des personnalités qui forgent notre différence et co-construisent avec nous la carrière qui leur correspond.

A.d.N. (KEDGE) : Les étudiants post prépa apportent à notre école une rigueur et la nécessité de développer notre pédagogie avec une ambition d’excellence académique. Leur façon de penser, les connaissances apprises et les méthodologie enseignées dans les années de classes préparatoires permettent à ces étudiants de développer des projets ambitieux, cadrés avec une recherche constante d’excellence. Un étudiant AST a souvent plus d’expérience professionnelle ou d’expérience internationale, un étudiant post-prépa a une méthodologie de travail très rigoureuse, le mélange des deux crée une vraie complémentarité. Chaque profil a sa place et acquiert les mêmes compétences.

A.R. (TBS) : J’ai pu constater que les étudiants post prépa font souvent référence à cette période comme à un moment intense en termes de travail, mais aussi de satisfaction et de fierté, parce qu’ils ont été confrontés à une forte exigence intellectuelle et à des défis qu’ils ont pu surmonterIls apportent ainsi dans les projets toutes les compétences de rigueur et de capacité d’analyse qu’ils ont pu construire en prépa. Nous avons aussi la chance à TBS Education d’avoir des étudiants issus de prépas très diverses, venant d’un peu partout, aussi bien de classes prépas de très grandes villes que de prépas dites de proximité, de filières ECG, ECT ou littéraires : les étudiants post prépas contribuent ainsi concrètement à une vraie diversité des profils. Pour finir, ils savent travailler en mode « bootcamp », ce qui leur est souvent très utile aussi bien pour les partiels que pour les projets associatifs.

T.F. (RSB) : Ce sont d’excellents profils, capables d’être généralistes et ouverts aux nouveaux enjeux planétaires et géopolitiques.

C.J. (MBS) : Cette transversalité des compétences et des connaissances est essentielle pour les futurs étudiants du PGE de MBS car elle constitue un socle solide qui nous permet de les former à devenir des managers responsables, acteur de la transition sociale et environnementale au sein des organisations et capables de prendre des décisions stratégiques responsables. Ces étudiants sont moteurs et engagés, ils contribuent à l’expérience de tous les étudiants sur le campus, ainsi qu’à la vie de l’école et à son processus d’amélioration continue.

S.B. (BSB) : Ce que je retiens surtout de nos élèves issus de prépas, c’est leur enthousiasme, leur envie de s’engager pleinement dans tous les projets (professionnel, associatif, académique…), de découvrir de nouvelles perspectives dans une optique logiquement plus professionnelle.

H.G. (ICN) : Ils nous imposent l’Excellence et l’impérieuse nécessité de nous dépasser par de nouvelles méthodes pédagogiques, par le recrutement de professeurs doctorants qui répondront à leurs envies de comprendre les organisations autrement.

 

Les étudiants passés par une prépa sont-ils toujours plébiscités par les recruteurs ?

B.R. (HEC) : Les recruteurs, notamment français, continuent légitimement de reconnaitre une grande valeur aux étudiants qui ont fait une prépa, car c’est en effet un gage de sérieux, de courage et d’un très bon bagage académique. Pour autant, la prépa ne fait pas tout, et heureusement ! Les recruteurs auront à cœur d’évaluer les étudiants sur ce qu’ils sont eux, sur ce qu’ils ont fait notamment en Ecole, au niveau académique bien sûr, mais aussi au-delà : investissement associatif, échanges académiques, voyages, projets menés, stages, etc., et sur ce qu’ils ont à dire !

E.L.M. (ESSEC) : Les recruteurs apprécient beaucoup les prépas mais également les AST qui ont parfois plus de maturité et le plus souvent une double compétence et/ou une double culture. 

H.J-F. (EDHEC) : Plusieurs témoignages de professionnels et de diplômés montrent que les qualités des étudiants passés par une prépa sont reconnues et appréciées par les recruteurs. Capacité à surmonter les difficultés, détermination, organisation, capacité de travail et ambition…

D.M. (NEOMA) : Oui, absolument ! Leur parcours est particulièrement adapté aux attentes des recruteurs d’aujourd’hui, qui cherchent des étudiants autonomes intellectuellement, capables de s’adapter à un environnement de plus en plus complexe. C’est devenu un lieu commun de dire que le monde change à toute vitesse : toujours est-il que cela plaide plus que jamais pour des profils capables de prendre du recul, de résoudre des problèmes complexes, de mobiliser leur esprit critique. Tout ce que la classe préparatoire permet d’acquérir. Combinées aux enseignements de Grande Ecole, ces compétences permettent aux étudiants issus de classes préparatoires de tirer leur épingle du jeu.

A.d.N. (KEDGE) : Grâce aux connaissances déployées et à la méthodologie qu’apporte une classe préparatoire et au parcours suivi dans un PGE, les diplômés issus de classes prépas sont des profils riches avec une solide culture générale. Il est très rassurant pour un recruteur d’être au contact d’un étudiant ayant intégré une école de commerce via une classe préparatoire car cela valide la capacité de celui-ci à penser différemment et de manière exigeante tout en étant dans l’action concrète. Ce sont des profils résilients, curieux avec une grosse force de travail. Ils sont rapides et orientés problem solving.

A.R. (TBS) : Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, certains recruteurs sont sensibles aux profils des étudiants passés par une classe préparatoire. C’est le cas des grands cabinets de conseil ou des banques d’affaires, qui ont un processus de recrutement très compétitif dans lequel le passage par une classe préparatoire est considéré comme un plus. Ce n’est pas nécessairement formalisé chez d’autres employeurs, qui vont se focaliser sur les compétences et les soft skills développés par les candidats. Certaines de ces compétences, comme le fait de savoir résoudre des problèmes complexes, ou d’avoir une bonne autonomie de travail ou un grand sens de la rigueur peuvent être développées en classes préparatoires, mais aussi dans d’autres parcours académiques exigeants. Le bagage linguistique acquis en classes préparatoires, avec systématiquement deux langues vivantes, est aussi un plus pour une mobilité à l’international. Enfin la capacité de travail démontrée par toutes et celles et ceux qui ont fait 2 ans de classe prépa est une compétence commune à tous ces profils !

T.F. (RSB) : Je ne vois pas d’évolution majeure. Ils sont très appréciés des recruteurs en France, notamment dans les grandes entreprises. C’est moins le cas à l’étranger ce que nous savons depuis longtemps. Le label Grande Ecole qui intègre la présence forte des CPGE est connu.

C.J. (MBS) : Oui tout à fait ! Pour les qualités, les compétences et les connaissances citées ci-dessus, mais aussi parce que le réseau compte. Que ce soit parce que les recruteurs ont eux-mêmes fait ce type d’études, ou ont déjà recruté des managers qui ont fait leurs études en classe prépa, soit au sein du même établissement qu’eux ou tout simplement sont « passés par une classe prépa ». Cela crée du lien et une connaissance de ce que cette préparation apporte en termes de compétences. La classe prépa reste une voie connue et reconnue.

S.B. (BSB) : Oui définitivement. La prépa est bien plus qu’une formation, d’ailleurs elle ne délivre pas de diplôme directement. Mais ce n’est pas grave : d’une part parce qu’elle offre beaucoup plus qu’une formation ou un diplôme, je pense que c’est « une école pour la vie » et d’autre part car la prépa est une composante essentielle et indissociable du parcours en Grande Ecole de Management. La notion de continuum n’a jamais autant de sens que lorsqu’on la regarde du point de vue d’un élève de prépa.

H.G. (ICN) : Si l’étudiant prépa poursuit sa croissance intellectuelle en renforçant son envie d’apprendre, il restera plébiscité. Il doit également sortir de sa zone de confort et rester ou devenir humble face aux étudiants internationaux recrutés qui eux aussi apportent leurs exigences. C’est ensemble qu’ils se surpassent et donnent un profil professionnel recherché à ICN pour leur transdisciplinarité, dans des secteurs comme le luxe, les finances et l’innovation.

J-C.H. (ISC) : Oui, notamment à la sortie de l’école.

 

Les étudiants post-prépa ont-ils un avenir au sein de votre Ecole ?

B.R. (HEC) : Le recrutement post prépa est un des piliers d’HEC Paris. Les étudiants post prépa y ont donc évidemment un avenir et nous travaillons chaque jour pour que cet avenir soit grand, positif, vecteur d’impact et conforme à leurs projets personnels.

E.L.M. (ESSEC) : Evidemment! La voie d’admission post-prépa est non seulement historiquement, mais également aujourd’hui et pour le futur, clé dans notre stratégie, et nous avons à coeur non seulement de la défendre, mais plus encore de renforcer son attractivité, et de mieux communiquer sur ses avantages pour les lycéens en France, afin de faire à nouveau augmenter les effectifs d’étudiants inscrits en classes préparatoires ECG.

H.J-F. (EDHEC) : L’EDHEC réaffirme son soutien aux classes préparatoires : nous croyons en l’avenir de ces filières d’excellence qui permettent aux jeunes de développer des qualités et des compétences exceptionnelles, à la fois au niveau humain et intellectuel. Recruter nos futurs diplômés au sein des classes préparatoires est l’un des axes forts de la stratégie d’excellence que l’EDHEC déploie depuis de nombreuses années. Nous sommes profondément attachés à ce modèle éducatif unique au monde, qui est à la fois une exception française et le symbole de notre méritocratie républicaine. 

S.J. (emlyon) : A n’en point douter !

D.B. (SKEMA) : Oui, les étudiants post-prépa ont bien un avenir à SKEMA, je ne vois pas comment on pourrait concevoir cela autrement.

D.M. (NEOMA) : Les étudiants post-prépa sont au cœur de NEOMA et de son plan stratégique 2027 : NEOMA est l’école qui recrute aujourd’hui le plus grand nombre d’élèves issus de classes préparatoires et entend bien le rester.

A.O. (GEM) : Et comment ! Comment dit plus haut, ils sont l’essence même de notre recrutement de L3. C’est parce que nous avons un savant mélange de différentes populations, chacune avec leurs forces et spécificités, que notre école est unique et attire les recruteurs de toute la France et du monde entier.

A.d.N. (KEDGE) : Evidemment ! Les étudiants post-prépa sont pleinement intégrés au sein de notre Programme Grande Ecole et sont très représentés dans la vie de l’école : associations, engagement pédagogique, parcours à l’international, double-diplômes, passage de certificats…

A.R. (TBS) : Bien sûr ! Nous sommes attachés à un modèle équilibré en termes de recrutement, avec une diversité de profils à tous points de vue (trajectoire académique, ouverture sociale, ouverture géographique etc..) dans lequel la part des classes préparatoires est majoritaire. Cette filière « historique » de recrutement est pour nous essentielle, compte tenu de la grande qualité académique de ces parcours. Et les étudiants issus de prépas sont chez nous majoritaires dans les parcours de doubles-diplômes avec les écoles d’ingénieurs ou Sciences Po, ce qui est également un signe de leur attachement à l’excellence académique qu’ils continueront à trouver à TBS Education.

T.F. (RSB) : Oui, bien évidemment.

C.J. (MBS) : Bien entendu ! Nous souhaitons vivement accueillir un maximum d’étudiants issus des CPGE, qu’elles soient économiques et commerciales (CPGE), générales (ECG), technologiques (ECT) et également littéraires à travers des places réservées. Le PGE et les classes prépas fonctionnent ensemble, en synergie.

S.B. (BSB) : Oui, oui et définitivement oui. Nous sommes convaincus de la qualité de la formation en classes préparatoires et de ce qu’elle apporte aux Grandes Ecoles. J’ai eu la chance pendant de très nombreuses années d’aller dans les classes préparatoires rencontrer les élèves et leurs professeurs et j’y ai toujours trouvé un environnement stimulant et bienveillant. La France a une grande chance de posséder de tels atouts. Nous ferons tout ce que nous pourrons à BSB pour continuer de recruter des élèves issus de classes prépa.

H.G. (ICN) : Encore plus qu’hier ! ICN restera profondément attaché à cette singularité académique française. Ils nous le rendent bien en faisant d’ICN une école fortement demandée par les prépas depuis 2 ou 3 ans. Leur place en 1ère année restera non seulement prioritaire mais fortement dominante dans le cursus.

J-C.H. (ISC) : Nous nous inquiétons de l’évolution démographique de la filière mais espérons très fortement que l’avenir sera meilleur.

Avec des réponses aussi favorables à la prépa, pourquoi instaurer une énième réforme qui viendrait mettre en péril ses qualités d’ascenseur social et de formation d’excellence ?

Lire plus : Les professeurs de l’APHEC sont contre une nouvelle réforme de la prépa EC

Elise Casado

Etudiante en école après 2 ans de prépa ECS, j'ai à coeur de partager avec vous mon expérience "prépa" afin de vous aider à profiter à 100% de ces deux ou trois années inégalables de votre vie !

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