Résumé Le Prince, Machiavel (1/2)

Le Prince de Machiavel, incontournable en philosophie politique, peut être utilisé dans de nombreuses copies de dissertations. On peut l’utiliser pour disserter sur la clémence, la cruauté, les vertus, l’art de la guerre, la politique, le populisme et même l’amour

 

I- Auteur

Pour comprendre Le Prince de Machiavel il est important déjà de connaître le contexte politique de l’Italie en 1500. Mais aussi, il faut savoir le rôle de son auteur dans des évènements où il était à la fois témoin et acteur. 

Nicolas Machiavel est né en 1469 à Florence. C’était un homme d’action au service de la république florentine. C’est aussi un écrivain.   

Il vient d’une famille noble appauvrie mais où il y a encore des bourgeois aisés. Machiavel étudie le latin, un peu le grec et les auteurs de l’Antiquité. Puis, il entreprend des études juridiques. En 1498, Machiavel est secrétaire de la deuxième chancellerie. Dès lors, il gère l’ordre intérieur, les relations extérieures et la défense de la république. Il devient recruteur d’une milice nationale. Par ailleurs, il est proche de César Borgia, le duc de Romagne. En 1507 et en 1509, il va en mission auprès de l’empereur Maximilien. De plus, entre 1512 et 1513, Machiavel n’est pas autorisé à garder son poste et n’obtient pas la confiance des Médicis. Pour information, la maison des Médicis régnait encore sur la ville et en France. Néanmoins, Louis XI s’acharnait à unifier le royaume.

 

II- Ouvrage et contexte historico-politique

C’est un traité politique. Il s’agit de répondre aux questions: « Comment s’emparer du pouvoir ? Et au pouvoir, comment s’y maintenir? »

Machiavel l’a écrit à la Renaissance italiennePour information, la Renaissance est un mouvement culturel dont l’Italie est le foyer. A cette même période, les Italiens possèdent une hégémonie industrielle et commerciale. C’est le cas grâce à leur organisation du commerce du textile et une forte activité bancaire.

Toutefois, d’un point de vue politique, l’Italie est instable et divisée. Premièrement, de multiples états rivaux refusant de s’unifier composent l’Italie. Selon Machiavel, c’est la faute des papes italiens mais aussi d’une mauvaise stratégie militaire. Deuxièmement, les puissances étrangères ont mis l’Italie en désordre. On peut citer: « L’Italie a été courue par Charles, pillée par Louis, violée par Ferdinand et déshonorée par les Suisses » (Le Prince, chapitre XII). Troisièmement, Florence est une république inexistante.

 

III – Plan 

Chapitres 1 à 9 : Les différents types de principautés. 

Chapitres 12 à 14 : Un questionnement militaire

 Chapitres 15 à 23 : La conduite d’un prince envers ses sujets et envers ses amis.                                                       

Chapitres 24 à 26 : Manifeste pour la libération et l’unification de l’Italie. 

 

IV- Résumé  

Chapitre 1 : Combien il y a de sortes de principautés et par quels moyens on peut les acquérir.

Pour dominer il faut avoir soit une république soit une principauté. De plus, les principautés sont soit nouvelles soit héréditaires

 

Chapitre 2: Les principautés héréditaires

Puisque le peuple a l’habitude d’obéir à la famille au pouvoir, c’est plus simple à gérer. Ainsi, pour continuer à régner, il suffit d’agir comme ses ancêtres. De plus, il ne faut pas être trop enclin à de nouvelles réformes. 

 

Chapitre 3: Les principautés mixtes rencontrent toutes les difficultés.

Les principautés mixtes sont des peuplements que le prince exporte sur un territoire conquis afin d’y assurer un contrôle économique, politique et idéologique. Donc, pour accéder au trône, les habitants du lieu sont indispensables. Ensuite, il faut être proche de ses sujets ou alors y établir une à deux coloniesAfin de s’implanter rapidement, les impôts ne doivent pas changer et l’ancien prince doit être vite évincéD’ailleurs, il est plus simple de dominer des Etats avec la même langue, les mêmes mœurs et les mêmes institutions.

 

Chapitre 4: Pourquoi les Etats de Darius, conquis par Alexandre, ne se révoltèrent point contre les successeurs du conquérant après sa mort.

Effectivement, les successeurs d’Alexandre le Grand n’ont pas eu de difficultés à reprendre la succession du royaume après sa mort. En fait, conserver une conquête dépend de la nature des Etats conquis. Tous ne sont pas si utiles à conserver.

 

Chapitre 5: Comment on doit gouverner les Etats ou principautés qui, avant la conquête, vivent sous leurs propres lois.

Il y a trois manières de conserver ses nouvelles possessions : détruire, habiter ou mettre un petit nombre au pouvoir

 

Chapitre 6: Des principautés nouvelles acquises par les armes et par l’habileté de l’acquéreur.

Ceux qui sont devenus princes par leur propre vertu, c’est-à-dire par la capacité d’imposer sa loi à la fortune (fortuna) sont notamment Moïse, Cyrus, Romulus et Thésée.

 

Chapitre 7: Des principautés nouvelles qu’on acquiert par les forces d’autrui et par la fortune.

Néanmoins, bien qu’il soit possible d’accéder facilement au pouvoir grâce à la fortune, encore faut-il réussir à le conserver. Par exemple, Francesco Sforza a accédé au duché de Milan par sa valeur et il l’a gardé. Alors que César Borgia a perdu très vite sa principauté face aux armées mercenaires. Son erreur est de s’être fié à la parole du papabile et de lui avoir donné les voix de ses cardinaux. Le tout en échange de promesses non tenues en plus! 

 

Chapitre 8: Ceux qui sont devenus princes par des scélératesses

En fait, on peut devenir « souverain par les scélératesses et les forfaits, ou d’y être porté par la faveur de ses citoyens ». Néanmoins, l’emploi de bonnes ou de mauvaises cruautés peut faire rester un tyran au pouvoir. Les bonnes cruautés sont celles que le tyran commet toutes à la fois mais en les diversifiant. Elles cesseront avec le temps. Alors que les mauvaises cruautés s’amplifieront dans le temps. 

 

Chapitre 9 : De la principauté civile

Généralement, il y a deux « humeurs » dans les pays. D’un côté le peuple ne veut ni être opprimé ni gouverné par les grands. De l’autre côté, les grands veulent gouvernement ce même peuple. En cela, il résulte trois effets : la principauté ou la liberté ou la licence.

Premièrement, le prince doit se méfier des grands qui peuvent conspirer. C’est une menace pour le bien commun. En plus, il faut retenir qu’il est possible de changer les grands mais pas de changer son peuple.

Deuxièmement, le prince doit dominer ses sujets tout en ayant leur amitié. Le système de gouvernance mis en place doit rendre les citoyens fidèles.

 

Chapitre 10 : Comment, dans toute espèce de principauté, on doit mesurer ses forces.

Il s’agit de savoir si un Etat a la puissance nécessaire de se défendre seul ou s’il nécessite de l’aide. Dans le cas contraire, il s’agit de le fortifier. Ainsi, « un prince dont la ville est bien fortifiée, et qui ne se fait point haïr de ses sujets, ne doit pas craindre d’être attaqué ». Par exemple, selon Machiavel, l’Allemagne a assez d’emplois vacants et de nourriture libre pour une année.

 

Pour aller plus loin: Les références de philosophie politique à connaître – Mister Prépa (misterprepa.net)

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