Le COVID revient, quel impact sur la dernière ligne droite avant les concours ?

Plus de 91 000 contaminations, un record absolu depuis le début de la crise sanitaire en Mars 2020. Pour un 23 Décembre (ce chiffre est depuis monté au-dessus des 200 000), veille de réveillon de Noël, les élèves de deuxième ou troisième année de classe prépa ECS/ECE/ECT (les derniers du nom, rappelons que dès l’an prochain ce sont des élèves de prépa ECG avec la nouvelle réforme) attendait certainement autre chose en guise de cadeau sous le sapin. Alors que l’épidémie de coronavirus semble à nouveau battre son plein aujourd’hui, qu’est-ce que cela va foncièrement changer dans la dernière ligne droite vers les concours que vous allez vivre à partir du 3 Janvier ?

 

Ne vous inquiétez surement pas, cela n’aura pas d’influence sur le déroulé de vos concours

Petit retour en arrière : il y a bientôt prêt de 2 ans, le jeune préparationnaire que j’étais était complètement stressé à l’idée de passer une deuxième fois ses concours. Et puis début Mars, c’est le drame : le COVID arrive, les élèves de prépas de toute la France sont renvoyés chez eux prématurément, et de longues semaines de doutes intenses s’installent : les concours sont annoncés reportés peu de temps avant la date qui devait marquer leur début, nous devons travailler sans but ni date précise et avec des informations de plus en plus folles et contradictoires qui nous arrivent aux oreilles, les oraux sont finalement annulés et les concours se déroulent finalement dans un format resserré sur dix jours entre fin Juin et début Juillet. Bref, en un mot comme en cent, c’était l’horreur.

Même si je sais à quel point il est facile dans une telle situation de se faire des films et de paniquer, soyez sur d’une chose : vous pourrez passer sans aucune difficulté vos concours entre Avril et Mai prochain et vous aurez des oraux comme tous les ans (à part en 2020 snif). Aussi difficile que puisse être la situation épidémique au printemps prochain, les banques d’épreuves puis les écoles sont mieux préparées et donc parfaitement apte à s’adapter à ces conditions toujours si particulières.

 

Tant que les niveaux de contamination liés à l’épidémie restent si haut, prenez vos précautions

Fun fact : être cas contact (si la personne contaminée est atteinte par le nouveau variant Omicron), c’est sept jours d’isolement obligatoire, qu’on soit vacciné ou pas. En cas de contamination, c’est dix jours d’isolement forcé. Ajoutons que la multiplication des cas au sein d’une classe entraine sa fermeture. Bref, vous avez tout intérêt à rester loin du COVID d’ici la fin de vos oraux.

Alors oui cela va faire très rabat-joie de ma part, mais limitez toutes les situations qui risqueraient de vous faire contaminer par le coronavirus : portez un masque en toute circonstance quand vous êtes dans un espace clos hors de chez vous (surtout lorsque vous travaillez dans votre prépa, ça serait trop bête de créer un cluster et de nuire tant à votre réussite qu’à celle de vos camarades). Vous aurez suffisamment (et même trop) de temps pour faire des soirées en école, pas la peine de s’y mettre dès maintenant et de risquer une semaine voire même plus de mise à l’écart qui vous mettrait en grand danger à quelques mois à peine du but. Protégez-vous, évitez au maximum toute situation à risque, c’est dur, mais c’est la seule solution pour s’éviter une immense déception où vous ne pourriez-vous en prendre qu’à vous-même.

 

Préparez-vous à un retour éventuel (mais loin d’être certains) à l’enseignement à distance

Malgré tous vos efforts, vous pourrez vous retrouver dans différentes situations obligés de suivre pendant quelques temps des cours à distance. Plusieurs situations pourront amener à cela.

Tout d’abord, le gouvernement si la situation se dégrade encore peut décider (c’est déjà arrivé plusieurs fois ces deux dernières années), de faire basculer les classes prépas à distance pour un certain temps. C’est à la fois la situation qui vous laissera à distance pour le plus longtemps, en général au moins un mois jusque-là, mais c’est aussi celle où finalement la continuité sera la plus simple à établir. Vos professeurs, même si ils n’apprécient évidemment pas ce mode d’enseignement, sont maintenant rodés à ce système particulier et seront donc capables d’assurer une poursuite efficace des cours.

Ensuite, il ne faut pas oublier qu’en cas de clusters dans une classe, celle-ci peut se retrouver obligé de fermer. Ce moment peut être lui plus compliqué comme certains professeurs auront tendance à préférer comme ce laps de temps est plus réduit à se contenter d’envoyer des polycopiés sans contact direct avec les élèves par Zoom ou autre. Mais là encore ne vous inquiétez pas, le plus souvent ils sauront vous épauler au mieux.

Enfin, vous pouvez vous retrouver seul à distance. Cette situation est beaucoup plus compliquée psychologiquement à subir. Vos camarades avancent en classe avec le professeur dans des conditions normales, pendant que vous êtes maintenus bien contre votre gré à l’écart, sans cours en visio la plupart du temps, avec comme seul moyen de suivre les documents que vous transmettent vos camarades ou le professeur. Là encore pas de panique, certes cette situation est handicapante, mais le seul moyen que vous ayez pour qu’elle se passe bien est de relativiser, de faire de votre mieux et de ne pas dramatiser pendant cette période.

Julien Vacherot

Étudiant en première année à HEC Paris et rédacteur géopolitique, j'ai pour but de vous faire partager ma passion et de vous aider dans cette matière et partout où c'est possible

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