Théories du Management

I) Structure et prise de décision

Henry Mintzberg

                             Les cinq configurations organisationnelles et force prédominante d’Henry Mintzberg:

• Organisation entrepreneuriale (structure simple) : Force centralisatrice (sommet stratégique)

• Organisation mécaniste : Force de rationalisation (technostructure).

• Structure divisionnalisée : Force de balkanisation (ligne hiérarchique).

Bureaucratie professionnelle : Force de professionnalisation (centre opérationnel).

• Organisation innovatrice (adhocratie) : Force de collaboration (supports).

Henry Mintzberg distingue également deux besoins fondamentaux pour une organisation :

→ La Division du travail entre diverses tâches

→ La Coordination de ces tâches pour atteindre les objectifs escomptés

Concernant les mécanismes de coordination Henry Mintzberg classe trois types :

Ajustement mutuel : Caractérisé par une communication informelle (contacts de gré à gré).

Supervision directe : Un cadre donne des ordres spécifiques aux autres.

 Standardisation :

– Des procédés : Méthodes de travail uniformisées, imposées par la technostructure

– Des résultats : Uniformisation des résultats à obtenir

– Des qualifications : Se fait au niveau de recrutement et de la formation

Max Weber

Max Weber identifie trois sources d’autorité :

– Traditionnelle (fondée sur les usages)

Charismatique (fondée sur la personnalité du leader)

Rationnelle-légale (fondée sur des règles formelles)

Michel Crozize, Erhad, Friedberg« Le phénomène bureaucratique », « L’acteur et le système » : Dans un système bureaucratique, l’individu résiste en s’appropriant les règles du jeu et en exploitant à son profit les marges d’incertitude et d’autonomie qui restent à sa disposition. Loin d’être un élément passif, il est en effet un véritable acteur qui va chercher à atteindre ses propres objectifs, différents de ceux attendus en théorie par la direction de l’entreprise.
M.PorterThéorie des clusters : « concentration géographique d’entreprises liées entre elles, de fournisseurs spécialisés, de prestataires de services, de firmes d’industries connexes et d’institutions associées dans un domaine particulier, qui s’affrontent et coopèrent ». Par la proximité qu’il permet, le cluster possède un avantage concurrentiel déterminant car il développe et intensifie les interactions entre quatre facteurs complémentaires constitutifs de l’avantage compétitif régional, synthétisés par le « diamant » de Porter :
– Les ressources (facteurs de production : travail, capital, infrastructures, naturelles)
-L’environnement politique, législatif et économique (sain et stable, incitatif)
Un marché local de qualité et en quantité suffisante (consommateurs exigeants)
Un tissu local riche de fournisseurs et d’industries connexes ou d’assistance

 

II) La Gouvernance d’Entreprise et Parties Prenantes

Définition :
La Gouvernance d’Entreprise est la relation entre les actionnaires et la direction de la société, notamment au sein du conseil d’administration (ensemble des mécanismes utilisés par les actionnaires pour discipliner les dirigeants) processus d’interactions et de prise de décisions d’acteurs engagés dans une problématique collective.

Partie Prenante selon Freeman : « Tout groupe ou individu pouvant affecter ou être affecté par la réalisation des objectifs organisationnels de la firme ».

 

Objectif :

Veiller à l’intégrité et à la bonne transparence des pratiques et informations financières au sein de l’entreprise.

 

Moyens :

• Conseil d’administration : Membres choisis par les actionnaires et qui a pour fonction de nommer les dirigeants et les contrôler.

• Comité de nomination et de rémunération

• Comité d’éthique

• Comité de RSE

• Comités d’audit : Indépendant du conseil d’administration: Sert à piloter la sélection des commissaires aux comptes qui certifient la régularité des comptes et leur sincérité.

 

Modes de Gouvernances :

Gouvernance familiale : Responsabilité définie autour des exigences économiques et morales de la famille ou des dirigeants fondateurs qui sont les propriétaires.

Gouvernance managériale : Permet aux actionnaires de pouvoir sortir du capital afin de disposer de liquidité en cas de besoin et offre aux managers le pouvoir de décision.

Gouvernance actionnariale : Responsabilité définie autour de la maximisation du profit pour l’actionnaire. Les autres parties prenantes ne sont prises en compte qu’en cas d’absolue nécessité.

Gouvernance partenariale (Cadiou et Morvan) : Responsabilité définie par l’articulation d’objectifs de multiples parties prenantes (internes ou externes).

 

Théories des Parties Prenantes-MercierShareholders (propriétaires), Stakeholders (autres Parties Prenantes)
Le partage de la Valeur Ajoutée engendre généralement des conflits :
– Entre salariés et propriétaires.
– Entre propriétaires et managers : ces derniers préfèrent l’autofinancement au détriment de l’endettement et de l’augmentation du capital, deux moyens de financement qui les obligent à créer des ressources supplémentaires pour payer les intérêts et les dividendes.
Théories de l’agence-CharreauxDirigeants = agents (autorité légale, informations asymétriques). Actionnaires = principal (autorité légale).
Ils veulent minimiser les coûts d’agence en repérant tous les moyens de contrôle, d’incitation qui vont obliger les dirigeants à agir dans leur intérêt.
École Béhavioriste- Cyert et March• La firme est une « coalition d’acteurs » aux intérêts conflictuels.
• La prise de décision n’est donc pas purement rationnelle et résulte souvent des négociations engagées entre coalitions (groupes d’individus rassemblés par des intérêts communs).
Rôle du dirigeant-Ansoff, Mc Graw HillDéfinir les objectifs dans chaque domaine d’activité et déterminer les moyens pour les atteindre. Rendre ces objectifs effectifs en les communiquant à ceux dont la collaboration est nécessaire pour les atteindre (propriétaires, partenaires, salariés…).

 

III) La Gestion des Ressources Humaines

 Les Facteurs de motivations des salariés

Frederick Taylor Motivation fondée sur le gain : Le salaire au rendement est un moyen d’inciter le travailleur à augmenter ses résultats.
Elton MayoMotivation fondée sur des facteurs psychologiques : les conditions de travail ainsi que la dynamique du groupe.
Mc Gregor• Théorie X : L’individu moyen éprouve une aversion innée pour le travail. Il ne travaille que sous la contrainte
• Théorie Y : L’employé aime travailler, il a besoin d’autonomie, et sa créativité doit être libérée et suscitée.
=> Mc Gregor privilégie la théorie Y et préconise un management démocratique, intégratif et responsabilisant.
Frederick Herzberg• Facteurs d’hygiène dont la satisfaction est nécessaire pour éviter la démotivation mais influençant peu la motivation : salaire, conditions de travail, sécurité, statut.
Facteurs de motivation (sur lesquels il faut agir) : responsabilité des tâches, reconnaissance de la hiérarchie, évolution de carrière et autonomie.
Abraham Maslow Motivation fondée sur la satisfaction de besoins hiérarchisés (pyramide des besoins) : Il faut satisfaire les besoins primaires mais également les besoins supérieurs, en confiant au salarié des responsabilités.
Victor Vroom« Théorie des attentes » explique pourquoi les individus sont motivés ou non. Un individu ne fournira un effort que si cet effort lui permet d’obtenir une récompense et que cette dernière est valorisante à ses yeux. Repose sur 3 concepts :
Expectation : suis-je capable de réaliser la performance qu’on me demande d’accomplir ?
• Instrumentalité (utilité) : que vais-je obtenir si je réussis à réaliser cette performance ?
• Valence : est-ce que la récompense est celle que je souhaite réellement obtenir ?
Rensis LikertPrécurseur du management participatif.
Démontre que la participation des salariés aux décisions est une clé de la performance.
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