3 idées originales de travail en groupe pour réussir sa prépa

Le dicton est célèbre : « seul on va plus vite, à deux on va plus loin ! ». Si la classe prépa est avant tout une aventure individuelle, il ne faut pas oublier sa dimension collective qui a toute son importance. Pour cela, voici quelques idées de travail en groupe en prépa que vous pouvez mettre en place.

 

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1- Partager des fiches de lecture (ESH/HGG/CG)

C’est un travail de groupe en prépa qui nécessite une forte implication de tous ceux qui y participent. L’idée est de constituer une liste de lecture dans une matière (ESH/HGG/CG, à mettre en place avec votre professeur pour qu’elle soit la plus pertinente possible) et ensuite, à plusieurs, de se répartir la lecture et le fichage de tous les livres de cette liste selon une méthodologie de fichage établie qui parle à tous les membres de l’aventure (par exemple choisir cinq citations marquantes maximum, cinq chiffres importants…) avec une deadline (par exemple deux mois pour lire et ficher le livre).

Si l’investissement est conséquent, à l’échelle d’une classe, si suffisamment de camarades se motivent pour le faire, une base de 30 fiches de livres peut rapidement être atteinte, autant de cartouches le jour des concours ! Plus modestement, à l’échelle d’un groupe d’amis, c’est tout de même 6-7 références supplémentaires que la plupart des autres candidats n’auront pas lues. Le résultat en vaut la peine !

Dans ma classe, notre professeur d’ESH avait mis cela en place, tout le monde n’a pas joué le jeu mais à terme nous avions plus de 20 fiches de livres mobilisables dans les dissertations et en colles. En 2 mois nous avions lu à 20 plus que ce que n’importe quel préparationnaire peut lire sur toute sa prépa ! Alors parlez-en au moins à vos professeurs ou vos amis !

 

2- Faire des plans détaillés (ESH/HGG/CG)

Le second travail en groupe en prépa est extrêmement facile à mettre en place. Regroupe-toi avec un ou deux de tes camarades de classe autour d’une table pour une quinzaine de minutes. Faites défiler une liste de sujets d’annales déjà tombés (des oraux HEC ou ESCP, des annales d’écrits…), prenez un sujet au hasard et traitez-le en cinq minutes top chrono. A l’issue de ces cinq minutes, faites un petit debrief d’une dizaine de minutes de vos pistes de réflexion entre vous.

Cet exercice est extrêmement formateur : non seulement vous travaillez la méthodologie de l’exercice de la dissertation en multipliant les entraînements, mais en plus vous profitez des réactions et des réflexions des autres face à un sujet, et très souvent elles sont inspirantes pour tes futures dissertations. Peut-être même qu’avec un peu de chance, tu retrouveras des pans de réflexion que tu as eus en répétant ces exercices le jour des concours.

En ESH à l’ESCP, j’ai eu la chance de tomber sur un sujet d’oral que j’avais déjà traité de cette façon avec d’autres camarades, ce qui m’a permis d’être bien plus ouvert et exhaustif dans mon approche du sujet.

 

Lire plus : Oraux ESH HEC Paris : les dernières annales des concours !

Rendez-vous sur le site de la BCE pour retrouver toutes les annales des écrits depuis 2019.

 

3- Organiser des veilles d’actualités (ESH/HGG/langues)

Plutôt que de travailler tout seul ta civilisation en langues ou tes amorces/exemples en ESH, profite de la force du nombre encore une fois ! Forme un groupe de 4-5 personnes et répartissez-vous la charge de veiller sur différents médias/sources d’information afin d’être exhaustif au maximum dans votre balayage de l’actualité. Répertoriez des synthèses de toutes vos actualités dans des fichiers par matières en les rangeant par thèmes. Par exemple, pour l’actualité en anglais, vous pouvez vous diviser la charge de travail en trois : un se concentre sur les US, l’autre sur le Royaume-Uni et un dernier sur le reste du monde.

J’ai fonctionné comme ça à partir de ma deuxième année et j’ai tout de suite vu le contraste avec ce que je faisais en première année. D’abord, j’avais beaucoup plus de temps à consacrer à travailler d’autres choses sans perdre les avantages de suivre l’actualité. Ensuite, je savais que je pouvais me reposer sur les autres, il fallait donc que je sois en retour à la hauteur de leur travail, donc ce que je fournissais était bien plus qualitatif que si je ne l’avais fait que pour moi. Enfin, nous pouvions davantage explorer le spectre de l’actualité et être plus ambitieux puisque notre pouvoir d’action était multiplié par 4 !

 

Un pour tous, tous pour un !

C’est cliché mais c’est tellement vrai : le travail en groupe en prépa va te faire démultiplier ta capacité de travail. Alors profitez de la rentrée et essayez de mettre en place au moins une de ces initiatives au sein de vos classes pour réussir collectivement la prépa !

 

Lire plus pour les étudiants de khâgnes : Khâgne : travailler en groupe, bonne ou mauvaise idée ?

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