Travailler sereinement ses concours en prépa littéraire

Vous vous en doutez, ce qui fait la différence dans la préparation aux concours et devant sa copie est la méthode de travail qui a été la vôtre durant près d’un an. Dans cet article, nous tâcherons de vous donner deux méthodes différentes qui pourront vous permettre d’élaborer la votre, celle de Florence étant plus tournée vers les écoles de commerce car elle a su très tôt qu’elle était sa voie. Car quoi que l’on en dise, il s’agit bien d’établir votre propre rythme de travail et surtout de vous tenir à la ligne directrice que vous aurez choisie. En littéraire comme dans les autres prépas, sachez d’abord que personne ne se tient véritablement à son programme ou ne suit sa méthode au pied de la lettre. Vous aurez toujours des imprévus (colles, DM, exercices…) et des moments de relâchement. Tout cela fait partie intégrante de votre préparation et est même une nécessité !

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Comment s’organiser ? 

Le secret de la rigueur est de savoir s’accorder des moments de répit. La différence se fera justement sur votre capacité à vous accorder des plages de liberté, bien dosées et toujours raisonnables.

En premier lieu, toutes les matières ne demandent pas la même charge de travail; la même rigueur sans aucun doute mais il vous est permis de ménager plus de temps pour certaines que pour d’autres d’autres. 

 

Indispensable littérature: 

Elle est la discipline la plus coefficientée, que cela soit aux ENS ou pour la BEL. Avec elle, le travail quasi-journalier est de mise. Connaitre le cours sur les oeuvres au programme et ses citations ne représente que la moitié de votre travail. Cependant, nombreux sont les étudiants à délaisser le cours pour leurs propres références ou au contraire, à s’y conformer exclusivement. Dans les deux cas, il s’agit pour moi d’un manque de travail et d’apprentissage. Il est essentiel de connaitre le cours sur les oeuvres, en profondeur, afin de pouvoir s’en détacher avec facilité et non pour s’y référer sans cesse, car le détachement est le fruit d’une parfaite maitrise du propos et de ses recoins. Vos professeurs mèneront un travail appliqué et organisé: il faut bien en saisir la ligne directrice pour ensuite venir l’étoffer avec des références tirées des livres qui viendront habiller le propos général. 

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Le travail personnel concerne davantage les trois notions (si l’on compte la majeure); en plus du cours, n’hésitez pas à vous référez à un ouvrages critique mentionné par l’ENS dans sa liste de lecture. Cela vous offrira un avis différent et plus approfondi que celui du cours.

Ensuite, il s’agira davantage de vous faire plaisir en explorant des auteurs que vous appréciez afin d’avoir les exemples les plus originaux possibles. En effet, il est de bon aloi de mentionner Balzac et Hugo (mais la différence se joue aussi sur la profondeur que vous donnerez à vos exemples et pas simplement une mention de trois lignes) mais il sera toujours plus intéressant pour le correcteur d’être face à Aloysius Bertrand ou Chateaubriand (si les exemples sont pertinents…). 

En somme, le défi réside donc dans le fait de connaitre votre cours dans ses moindres détails mais également de travailler les notions de façon à vous les approprier avec des exemples variés et personnels (un article est consacré sur le site aux citations et à la manière dont sélectionner ses exemples!). 

 

La Philosophie: une réflexion personnelle

À mon sens, il ne s’agit pas là de travailler tous les jours mais de manière régulière et espacée. Le cours est ici un outil: notionnel d’une part, pour explorer les références canoniques d’autre part. C’est le travail personnel qui fera la différence. 

Un véritable dictionnaire philosophique est un indispensable afin d’être polyvalent et capable de travailler en profondeur n’importe quel concept. 

Commencez par circonscrire un champ notionnel large et revenez régulièrement aux définitions afin de vous imprégnez de votre thème et de ses ramifications. 

Ensuite, il est utile d’avoir avec vous une histoire de la philosophie pouvant le cas échéant vous fournir de la matière pour des fiches synthétiques et nombreuses mais qui vous permettra surtout d’être confronté à de nouveaux auteurs, à comprendre les mouvements historiques afin d’avoir une colonne vertébrale dans vos recherches. Enfin et comme en littérature, prenez du plaisir dans votre travail en vous référant à des auteurs plus originaux, plus complexes parfois, mais qui feront la différence (vous les aurez découverts dans une histoire de votre histoire de la philosophie).   

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