L’Union Européenne et le Royaume-Uni, je t’aime… moi non plus

En Histoire Géographie Géopolitique du Monde Contemporain, une grande partie du travail réside dans le fait de potasser de manière efficace un panel le plus large possible de sujets au cours de vos deux ans (voire même trois, ça arrive y compris aux meilleurs croyez-moi). En effet, même si vous connaissez parfaitement votre cours, vous aurez forcément à un moment ou à un autre besoin de vous entrainer sur des sujets types. Cela a en effet deux intérêts majeurs. Tout d’abord, vous serez à partir de là en mesure de mieux connaître les attendus de l’épreuve d’un point de vue formel. Il ne s’agirait pas que le jour du concours vous vous retrouviez pris au dépourvu concernant la conduite à tenir. Ensuite, baliser le programme vous permettra d’avoir des automatismes devant certains sujets dits « classiques » et est une manière de réviser bien plus intéressante et efficace que le par-cœur. Nous nous étions il y a quatre jours intéressés à l’Union Européenne et à sa capacité de réaction face au Brexit qui avait grandement chamboulé l’ordre établi au sein de l’ACR. Aujourd’hui, essayons de parfaire  notre vision de cette crise en en étudiant un autre aspect en interrogeant le passé, le présent et le futur des relations entre le Royaume-Uni et l’Union Européenne

 

Sujet : L’Union Européenne et le Royaume-Uni, je t’aime… moi non plus

 

Définition des termes du sujet

  • L’Union Européenne : Superficie : 4,4M km2, Population : 510M d’habitants. Cette organisation est composée de 28 pays. Il s’agit de l’ACR la plus intégrée du monde (69,3% du commerce qui est fait par les 28 états-membre est intrazone). Elle a été créée en 1957 avec le traité de Rome (sous le nom CEE), puis refondée en tant qu’UE après le traité de Maastricht de 1992.
  • Le Royaume-Uni : Superficie : 246k km2, Population : 65M d’habitants. C’est une monarchie parlementaire comprenant quatre états : l’Angleterre, le Pays de Galles, l’Écosse et l’Irlande du Nord. Ancien pays membre de l’Union Européenne l’ayant quitté au moment du Brexit (le projet de retrait de l’Union Européenne décidé par le Royaume-Uni à la suite du référendum du 23 Juin 2016 et finalement mené à bien le 31 janvier 2020. On notera qu’il s’agit d’une décision d’autant plus historique qu’il s’agit de la toute première fois qu’un pays membre de l’Union Européenne choisit de quitter cette ACR qui jusque-là n’avait fait que s’élargir).
  • Je t’aime … moi non plus. Cette phrase connue de tous est néanmoins des plus intéressante à analyser. Dans un premier temps, on peut la voir comme l’expression d’un amour unilatéral et non partagé. Ainsi, l’Union Européenne chercherait désespérément le rapprochement et les faveurs d’un Royaume-Uni qui resterait sourd à ses avances. Mais à y regarder de plus près, une relation à la « je t’aime … moi non plus », c’est une relation dont les acteurs sont comme chien et chat. Ainsi, il n’y a plus quelqu’un qui recherche l’autre et l’autre qui le rejette, il y a à présent un duo capable à la fois des gestes les plus amicaux comme des pires bassesses. Finalement, il faudra dans votre copie ne pas hésiter à tisser la métaphore amoureuse pour finalement trouver le plus précisément possible quel type de relation unit le Royaume-Uni et l’Union Européenne (en n’oubliant pas les relations passées comme futures).

 

Problématique: Le Brexit met-il un point final aux relations entre l’Union Européenne et le Royaume-Uni ou représente-t-il plus simplement un énième épisode dans une relation faites certes de bas mais aussi de hauts ?

 

Proposition de plan détaillé

I- Un Royaume-Uni longtemps resté en marge du projet européen et dont l’entrée dans le projet européen était restée très incomplète

  • Le Royaume-Uni, certes pionnier mais également clairement hors du projet européen à l’origine, projet qu’il a même parfois essayé de concurrencer
  • Le Royaume-Uni, parfois il faut l’avouer boudé par l’Union Européenne
  • Le Royaume-Uni finit par entrer dans l’Union Européenne dans l’Union Européenne, mais cette entrée demeure très imparfaite, avec une stratégie claire d’ « opting out »

II- Néanmoins, des réussites certaines à l’association entre le Royaume-Uni et l’Union Européenne

  • Un EU intégré certes à un moindre degré mais de façon certaine dans l’UE, et ses institutions, son processus de décision, ses flux
  • Quelques réussites de projets entre l’Union européenne et les États-Unis
  • La Grande-Bretagne, une solution pour répondre à certains des défis Européens (défense…)

III- Devant ce bilan des relations brittanico-européennes, quel horizon à l’heure du Brexit pour l’Union européenne ?

  • La version finale de l’opting out britannique : le Brexit, qui après de longs atermoiements a fini par advenir finalement en janvier dernier
  • Le Brexit pose de nombreuses questions sur le projet européen et sa capacité à perdurer….
  • … Mais ne représente-t-il pas finalement une opportunité pour celui-ci de se renouveler pour ressortir plus fort de cette épreuve… surtout que le Royaume-Uni semble bien parti pour ne pas autant partir aussi loin que prévu de l’organisation


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Julien Vacherot

Étudiant à HEC Paris en année de césure et rédacteur géopolitique, j'ai pour but de vous faire partager ma passion et de vous aider dans cette matière et partout où c'est possible

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