La violence dans l’art occidental, l’exemple de Nicolas Poussin

Dans l’art occidental de l’Antiquité à nos jours, de nombreux thèmes sont abordés, dont celui de la violence, thème au programme cette année pour les prépas ECG et ECT en culture générale. Ainsi, Mister Prépa vous présente dans cet article une présentation d’un extrait du livre d’Eric Cobast et d’Elinor Myara-Kelif, aux éditions de l’Aube, intitulé Penser la violence dans l’art occidental.

 

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Pourquoi Nicolas Poussin a peint cette œuvre ?

Poussin a réalisé ce tableau probablement sur demande de Vincenzo Giustiniani, mécène et collectionneur romain. En effet, le sujet fait echo à un événement ayant frappé la famille Giustiniani en 1566 : « Vingt et un garçons de la famille Giustiniani, entre 12 et 16 ans, furent torturés par les Turcs afin d’être convertis de force.  Trois d’entre eux cédèrent avant de fuir à Gênes, mais les dix-huit autres, qui refusèrent de renier leur foi, furent massacrés. »

Ainsi, afin de commémorer les morts de sa famille, Vicenzo Giustiniani a demandé à Nicolas Poussin de peindre un tableau, pour garder un souvenir de ce « massacre d’innocents »

 

Nicolas Poussin, Le massacre des Innocents, la violence à son paroxysme

Dans son huile sur toile paru entre 1625 et 1629 et intitulé Le massacre des Innocents, Nicolas Poussin choisit ce titre de manière mensongère, en soulignant la violence sur le nourrisson et non sur des Innocents, afin de faire ressortir une violence plus intense.

Ce tableau est inspiré d’une « double référence biblique, celle du massacre des enfants des Hébreux par Pharaon à l’époque de l’esclavage en Égypte et celle du massacre ordonné par Hérode, beaucoup plus tard, et auquel échappe Jésus (qui en fait par ailleurs un « nouveau Moïse »). »

L’information en plus : « Les deux diagonales qui structurent la composition de l’œuvre se croisent sur le visage de la mère où se fixe notre regard. »

 

Pour conclure, Le massacre des Innocents montre à quel point un peintre, en l’occurrence ici, Nicolas Poussin, utilise le « cadrage au service d’un but précis » : provoquer l’empathie du spectateur, notamment avec une fixation sur la violence envers un enfant.

 

L’extrait est à lire ici

 

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